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Et si Obama était élu ? |
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Milliere Guy - lundi 06 octobre 2008
etats-unis, elections-presidentielles
Le temps se couvre sur la planète. Rien d’étonnant, hélas, concernant l’Europe. Entre vieillissement des populations, islamisation diffuse, confiscation de la démocratie, asthénie économique découlant du poids des systèmes socialistes et socialisants d’État-Providence, l’Europe est épuisée. On y vit au jour le jour. On y attend la mort qui vient. Il peut s’y dessiner des crispations parfois, mais elles peuvent vite prendre des colorations saumâtres de type fasciste ou national-socialiste, ainsi en Autriche voici peu.
Après avoir dit que la crise financière ne toucherait pas l’Europe, on pratique des réponses dirigistes avec une énergie qui laisse penser que seules des réponses susceptibles de mener vers la sclérose terminale suscitent encore quelques élans.
Il n’y a malheureusement pas que l’Europe qui soit concernée, et ce qui se passe aux États-Unis ne pousse guère à l’enthousiasme. J’ai passé dans le pays plusieurs mois cette année, je l’ai parcouru en de multiples directions, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, de villes en villages aux fins d’en faire un livre qui serait un portrait détaillé de l’Amérique à la fin des années Bush, et j’y ai discerné des tensions, des lassitudes, des inquiétudes concernant l’avenir, des volontés de tourner une page ouverte dans les douleurs du onze septembre, mais aussi, dès qu’on sort des grands centres urbains tenus par la gauche bobo, un attachement maintenu aux valeurs fondatrices, celles datant des années George Washington-Thomas Jefferson. Je pensais que cet attachement aux valeurs fondatrices l’emporterait en fin de compte, et permettrait une élection de John McCain. J’évoquais aussi la possibilité inverse, et j’en viens à considérer que c’est cette possibilité inverse qui pourrait se concrétiser avec l’élection de Barack Obama.
Ce qui aura joué ? L’atmosphère de panique qui a résulté de ce qui vient de se passer à Wall Street. L’entretien de la panique par les grands médias et par le parti démocrate. L’inaptitude des républicains à développer une réponse audible et claire. Si Barack Obama est élu, cela ne signifiera pas la fin des valeurs fondatrices, ni celle des institutions ou du capitalisme américain : il est même vraisemblable que l’éventuelle élection d’Obama ne soit qu’un épisode, un intermède au cours duquel celui-ci montrera qu’il n’a pas l’étoffe d’un Président.
Cela signifiera néanmoins la victoire temporaire aux États-Unis d’une narration socialisante concernant l’économie et le monde, et cette victoire aura des conséquences. On peut penser que des mesures protectionnistes et redistributrices seront prises qui retarderont le retour à une croissance robuste et ne seront pas sans effets sur l’économie planétaire : du côté de la Chine et de l’Inde, entre autres, mais aussi de celui de diverses contrées européennes. Quand l’économie américaine est détraquée, c’est le reste du monde qui en souffre.
La politique étrangère américaine prendra les couleurs de l’apaisement et le message sera pleinement reçu par les régimes néo-autoritaires qui, déjà, placent leurs pions sur l’échiquier : Poutine, Ahmadinejad et Chavez ne seront pas les derniers à féliciter chaleureusement le nouvel élu s’il se prénomme Barack Hussein.
Après le temps des félicitations, viendra celui de l’action. Les victimes déjà désignées d’un éventuel affaiblissement américain se situent dans les pays d’Amérique latine pas encore touchés par le caudillisme chaviste, en Irak et en Afghanistan, mais aussi en Israël où il faudrait, pour résister, des dirigeants de la trempe d’un Menahem Begin. Elles se situent, au-delà de la Géorgie, en Ukraine aussi.
Les démocrates, voici trois décennies, ont réussi à faire élire Jimmy Carter après avoir organisé une débâcle au Vietnam. On pourrait voir survenir, je n’ai pas été le seul à le dire, le second mandat de Jimmy Carter – voire pire encore, car Obama est nettement plus à gauche que Carter : la débâcle que souhaitaient ardemment les démocrates cette année pour parvenir à leurs fins n’a pas eu lieu en Irak, mais au New York Stock Exchange. La brève ère Carter avait apporté la stagflation, les files d’attente devant les stations services, la plus grande avancée soviétique sur la planète depuis 1945, et l’arrivée au pouvoir de Khomeyni. Que réserveraient de nouvelles années Carter ? Je préfère n’y pas songer…
Le livre l'Amérique et le monde après Bush : http://www.amazon.fr/o/ASIN/2844787460/les4verite-21/
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Lutte armée (1)
«En tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire.»
Jean-Marc Rouillan,
ancien tueur d’Action directe
et soutien de Besancenot
SIC
Lutte armée (2) «Si Jean-Marc Rouillan admet que le Nouveau Parti Anticapitaliste n’a rien à voir avec la stratégie militaire d’Action directe, il est le bienvenu au NPA comme tous ceux qui ne se résignent pas.»
Samy Joshua,
membre de la direction de la LCR
Modestie «On m’a proposé de faire des tests d’intelligence et j’ai refusé, me disant que s’ils confirmaient que j’étais très bon, ils ne démontreraient rien et que, dans le cas contraire, je douterais de leur validité…»
Jacques Attali
Sarkozy «Avec Nicolas Sarkozy, la xénophobie d’État se marie dangereusement à une homophobie d’État.»
D. Borrillo, juriste, É. Fassin, sociologue, N. Mamère, député
et C. Mécary, avocate
Antisarkozystes «Les antisarkozystes primaires, ça commence à bien faire. Quand on est bloc contre bloc, on ne raisonne plus !»
Richard Mallié, député UMP
Alliance «Plutôt Buffet et Besancenot que Bayrou !»
Jean-Luc Mélenchon,
sénateur socialiste
Unité nationale «Après avoir privé pendant trois décennies un courant politique de toute représentation parlementaire et après s’être vantés partout « d’avoir tué le Front national », les représentants du système Sarkozy sont assez peu crédibles pour invoquer maintenant l’unité nationale !»
Marine Le Pen |
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