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11 novembre : le coup de gueule du général Poncet


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Bonus WEB - lundi 15 novembre 2010

armee

Jeudi, lors des cérémonies patriotiques du 11 novembre à Carcassonne – ville où il réside –, le général Henri Poncet (2S) a vivement réagi aux propos que venaient de tenir publiquement le président de l'Union fédérale des anciens combattants (Ufac) Daniel Graechen. Dans son intervention, celui-ci avait  affirmer que « l'Ufac considère que seule la négociation est en mesure d'éviter ou de résoudre les conflits et s'oppose à tout recours aux armes » – une position qui revient à condamner l'existence même d'une armée.

Devant les journalistes locaux, le général Poncet a qualifié ce qu'il venait d'entendre de propos « munichois », en  référence au refus de la guerre, en 1938, face à Hitler.

« Ce discours est  à l'image de ce qui se disait à la veille de la seconde guerre mondiale » précise le général, interrogé par Secret Défense. « Si le général De Gaulle et la 2ème DB de Leclerc s'étaient opposés à tout recours aux armes, nous serions aujourd'hui en Germanie, comme le disait Sardou dans sa chanson. »

En ce 11 novembre, le général Poncet confie avoir pensé à ses deux grands-pères, deux poilus de la Grande guerre : l'un engagé volontaire à 17 ans, l'autre laissé pour mort à Verdun.

Le général de corps d'armée Henri Poncet, 61 ans, a  quitté le service actif. Ancien chef de corps du 3ème RPIMa de Carcassonne, il a commandé la brigade parachutiste, le Commandement des Opérations Spéciales et l'opération Licorne en Cote d'Ivoire.

Jean-Dominique Merchet

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