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2012 : le scénario du consensus |
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Choisel Francis - mercredi 13 octobre 2010
2012, sarkozy
Plusieurs observateurs affirment qu’en 2012, le Président sortant, sérieusement concurrencé au sein de la mouvance gaulliste par Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan, à sa droite par Marine Le Pen, au centre droit par Jean-Louis Borloo ou Hervé Morin, au centre gauche par François Bayrou, pourrait bien ne pas franchir la barre du premier tour. Un résultat à la Jospin n’est en effet pas réservé, par décret de la Providence, au seul camp socialiste.
Ce scénario n’est pas le plus probable. Car, si Nicolas Sarkozy a sombré dans une profonde impopularité, d’autant plus grave que, comme pour Valéry Giscard d’Estaing en son temps, elle affecte sa personne bien plus encore que sa politique, il n’en reste pas moins un redoutable lutteur, capable, le temps d’une campagne, de redresser suffisamment la situation pour l’emporter, ne serait-ce que de quelques voix.
On le constate avec l’affaire des romanichels, qui semble lui avoir permis de renouer avec cette partie si importante de son électorat initial qu’il avait jusqu’ici déçu et qui apprécie la fermeté des expulsions, aussi bien que son bras de fer avec l’Europe de Bruxelles.
Il est toutefois plus difficile de berner l’électeur la deuxième fois que la première. Certains ont ainsi pu prédire que Nicolas Sarkozy voudra s’épargner l’affront d’une défaite prévisible et ne sollicitera pas un second mandat si les sondages demeurent ce qu’ils sont.
Il est vrai qu’il reconnaîtrait ainsi implicitement l’échec de son quinquennat et endosserait le rôle de celui qui renonce devant la difficulté de l’obstacle, ce qui ne lui ressemble guère. Mais, un tel scénario, bien présenté et astucieusement monté en s’inspirant du précédent Poutine-Medvedev, pourrait néanmoins le séduire par son caractère imprévu, en même temps qu’il serait dans l’intérêt de toute la droite.
Imaginons la chose. Laissant planer le doute jusqu’au dernier moment, Nicolas Sarkozy annonce le 1er janvier 2012 que cinq ans d’hyper-présidence, même pour un tempérament comme le sien, épuise un homme ; que dix ans consécutifs à l’Élysée ne pourraient que le couper du pays réel et qu’il doit se ressourcer en allant au contact des Français ; que les réformes qu’il a engagées doivent être maintenant digérées par les Français, qu’une pause est nécessaire. Il ajoute que certaines d’entre elles l’ont rendu impopulaire, mais que quelques mois encore suffiront à ce qu’on lui rende justice. Aussi, en un geste gaullien, il quitte l’Élysée et déclare qu’il se représentera en 2017 pour engager la seconde phase de sa mission historique de redressement de la France.
Pour lors, il désigne François Fillon comme le candidat naturel de la majorité, auquel il apporte son soutien entier et pour lequel il fera campagne sans ménager sa peine. Ce dernier, qui a quitté Matignon un an plus tôt, a été mis dans la confidence, a pris dans la foulée la tête de l’UMP et a ainsi pu élaborer sereinement son programme, mobiliser ses réseaux, préparer sa campagne. Cette candidature consensuelle fait la plus large union à l’UMP et au-delà. Seuls François Bayrou et Marine Le Pen refusent de s’y rallier.
Dès lors, si François Fillon est battu, ce sera sa défaite, celle de son charisme défaillant et de sa trop placide attitude. Nicolas Sarkozy, qui l’a remplacé en début de campagne à la tête de l’UMP, en contrôle l’appareil et devient, tel Chirac autrefois, le chef incontournable de l’opposition. Comparativement, il en ressort grandi. Peut-être même s’installe-t-il à la mairie de Paris d’où il organise la reconquête.
Et si François Fillon l’emporte, ce sera la victoire du Président sortant, de son bilan, de son candidat, de son audacieuse stratégie. Nicolas Sarkozy s’installe alors à la présidence de l’Assemblée, d’où il contrôle pendant toute la législature une majorité qui demeure ainsi la sienne, et d’où il surveille un Président qui n’est que sa créature, en préparant activement l’échéance suivante.
Chiche ?
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TNT
Début 2010, 12,9 millions de foyers français étaient équipés d’au moins un adaptateur TNT, soit 48,3 %.
Medias
France Inter > La radio publique France Inter est restée la station la plus « podcastée » en juillet, avec 2,3 millions de téléchargements, devant Europe 1 (2,2 millions) et France Culture (1,8 million).
France Soir > Le quotidien « France Soir » prévoit d’envoyer courant 2011 700 000 courriers proposant des offres spéciales d’abonnement et estime pouvoir en obtenir 5 000 nouveaux abonnés.
Quotidiens > 37 % des adultes de la planète, soit 1,7 milliard de personnes, lisent au moins un quotidien chaque jour.
Newsweek > Le magnat de la vidéo et de la haute technologie Sidney Harman (âgé de 92 ans) a racheté le célèbre hebdomadaire américain « Newsweek » pour… 1 dollar. Il n’est pas certain cependant que l’opération soit aussi avantageuse qu’il y paraît. « Newsweek » a en effet perdu 15 % de son lectorat et 39 % de ses recettes publicitaires entre 2008 et 2009. Et, en 2009, l’hebdomadaire a aussi enregistré 30 millions de dollars de pertes…
RTL > RTL Group, premier groupe audiovisuel européen, propriétaire notamment de la station du même nom et de la chaîne française M6, a annoncé un bénéfice net de 257 millions d’euros au premier semestre, contre un déficit de 105 millions d’euros pour la même période de l’année 2009. De son côté, le chiffre d’affaires semestriel du groupe s’est élevé à 2,6 milliards d’euros, en hausse de 7,5 % par rapport au premier semestre de 2009…
SIC
Chine «La Chine est un grand pays, d’autres pays sont des petits pays et c’est un fait !»
Yang Jiechi, ministre chinois
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Corruption «L’essentiel de la corruption trouve son origine dans l’utilisation des budgets nationaux pour le financement de grands projets ou l’importation d’équipements.»
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Ségolène Royal
Roms (1) «Faire semblant d’expulser les Roms, puisqu’ils sont européens, c’est s’attaquer seulement aux conséquences de l’immigration.»
Jean-Marie Le Pen
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Trop de monde «Il y a trop de monde sur la terre et la quantité a remplacé la qualité !»
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Réforme «L’heure n’est plus aux plans de relance pour stimuler l’économie mondiale, mais à la rigueur pour assainir les finances publiques.»
Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne |
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