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31 juillet 2011 : La fin de l’ère Obama


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Milliere Guy - mercredi 10 août 2011

obama, dette
J’avais récemment envisagé l’hypothèse d’une ré­élection de Barack Oba­ma. Je pense que l’hypothèse ne tient plus.
Barack Obama a beau avoir l’essentiel des grands médias américains de son côté, des réseaux d’agitateurs sociaux disséminés dans tout le pays à son service, et il a beau avoir démultiplié le nombre des assistés sociaux, il ne peut plus cacher ce qu’il est…

C’est, bien sûr, un idéologue manipulateur, mais c’est aussi un homme d’une arrogance rare, et son arrogance vient de lui exploser au visage. Les gens de son espèce risquent tôt ou tard de mener le combat de trop, et c’est ce qu’il vient de faire.

Obama, sans doute conseillé par divers fins tacticiens et spécialistes de la communication, a saisi le débat sur le relèvement du plafond de la dette du gouvernement fédéral comme un moyen de placer les Républi­cains en situation d’échec.

Ceux-ci, pensait-il, ne pourront pas l’emporter : ou bien ils accepteront le relèvement du plafond et accepteront aussi des mesures de rééquilibrage du budget comprenant des hausses d’impôts et des coupes dans les dépenses, ou bien ils feront courir le pays à la catastrophe.
Dès lors que les Républicains ne voudront pas faire courir le pays à la catastrophe, et permettre à Obama de les en blâmer, ce qui hypothéquerait leurs chances pour 2012, ils devront accepter des hausses d’impôts et des coupes budgétaires : les hausses d’impôts seront pour eux une façon de se renier, les coupes budgétaires les feront passer pour des gens sans cœur. Et Obama pourra dire qu’ils se renient et qu’ils sont des rapaces, membres d’une droite au service des milliardaires…

Rien ne s’est passé comme prévu. Les Républicains n’ont pas fait courir le pays à la catastrophe. Ils ont accepté, à contrecœur, le relèvement du plafond de la dette. Mais ils n’ont pas cédé sur les hausses d’impôts et ils sont parvenus à expliquer les coupes budgétaires de façon à ce qu’elles apparaissent indispensables. Ils ont souligné, de surcroît, les périls graves auquel le pays est confronté en raison des mesures prises depuis janvier 2009.

Obama, lui, a multiplié les interventions publiques et tenu des discours chaque jour plus grotesques, et plus irresponsables. Il a posé au matamore inflexible pour, quelques jours après, bat­tre en retraite et tenter de changer de sujet de conversation.
Au cours de ces huit jours, sa cote de popularité, déjà vacil­lante, s’est littéralement effondrée. Non seulement il s’est aliéné une large part des classes moyennes et des électeurs centristes qui ont découvert un homme que, semble-t-il, ils ne connaissaient pas, mais il s’est attiré aussi, en fin de processus, la colère d’une part importante de la gauche américaine, qui l’accuse désormais d’être une chiffe molle et un héros de carton-pâte.

À quinze mois de l’échéance, il est très difficile de voir comment Obama pourrait se redresser. Le peuple américain choisit les dirigeants qui lui paraissent avoir le sens du commandement. Oba­ma n’a jamais eu ce sens du commandement, mais il a réussi à faire croire qu’il l’avait. Il ne le fait désormais plus croire à grand monde.

Une élection présidentielle aux États-Unis se joue aussi, beaucoup, sur la situation économique. Celle-ci est désastreuse et risque fort de l’être plus encore dans les mois à venir. La perte du triple A, montrant une perte de confiance des financiers internationaux, ne va rien arranger, et confirme plutôt le discours alarmiste des Républi­cains.

Une élection présidentielle aux États-Unis se joue, enfin, sur l’image internationale du pays. En dehors d’un dernier carré de journalistes obamalâtres, il est très difficile de trouver quelqu’un qui pense qu’Obama a contribué positivement à l’image des États-Unis et a provoqué autre chose que des cataclysmes divers. Il ne serait, par contre, pas difficile de trouver des dictateurs prêts à dire qu’Oba­ma est un crétin.
Sauf erreur abyssale des Répu­blicains et choix d’un candidat nul par ces derniers, je pense qu’Obama vient de sceller son propre sort, et de pratiquer ce qu’on peut appeler un « suicide en direct ».

Je pense qu’Obama vient d’achever prématurément son mandat et que, dans les livres d’histoire, on retiendra la date du 31 juillet 2011 comme celle où la présidence Obama s’est achevée.

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En bref
Suède
 64 % des Suédois sont opposés à l’entrée de leur pays dans la zone euro.

Médias
Canal > On estime que le canal qui devrait relier la Mer morte et la Mer rouge (soit environ 160 kilomètres) coûtera 10 milliards d’euros. Il devrait permettre à la mer la plus salée de la planète de recevoir chaque année 2 milliards de mètres cubes d’eau !

Police > Les effectifs de la police ont reculé de 5,3 % depuis le début de l’année 2003.

Surendettement > Cha­que année, autour de 200 000 nouveaux dossiers de surendettement sont déposés en France. Et ce chiffre a tendance à croître rapidement : en­tre décembre 2010 et fé­vrier 2011, le nombre de dossiers a augmenté de 17 % ! Fin février, on comptait 900 000 foyers surendettés, pour un montant moyen de 34 500 euros…

Piratage > On estime que la valeur commerciale des logiciels piratés utilisés par les Français atteint 1 946 millions d’euros. La France est ainsi « championne » d’Euro­pe, devant l’Allemagne (1 582 millions), l’Italie (1 418 mil­lions), la Grande-Bretagne (1 393 millions) et l’Espagne (834 millions). Au total, les éditeurs de logiciels estiment que le piratage européen leur coûte autour de 10,2 mil­liards d’euros chaque année. Il est cependant intéressant de noter que la France est le seul grand pays européen où le piratage ait reculé (il représentait 2 019 millions d’euros de pertes en 2006), alors qu’il augmente partout ailleurs. Et, si l’on regarde le taux d’utilisation de logiciels piratés, c’est l’Italie qui passe en tête avec 49 %, devant l’Espagne (43 %), la France (39 %), l’Allemagne et la Grande-Bretagne (27 %)…




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