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69,6 milliards de déficit de la balance commerciale


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Trémeau Bernard - mardi 14 février 2012

euro
Le 7 février 1992, voici 20 ans, les 12 ministres européens des Affaires étrangères signaient le traité de Maastricht, « traité d’union économique, monétaire et politique ».

Le 1er janvier 2000 était mis en place l’euro valant 6,55957 francs et 1,95583 mark. Une parité fixe lie donc le franc au mark depuis 12 ans.
En octobre 2004, la France commence à importer plus qu’elle n’exporte. Le déficit de sa balance commerciale mesure la non-compétitivité de ses entreprises. En 2011, il a atteint un record : 69,6 milliards d’euros.

Nos achats à l’étranger, en Allemagne tout particulièrement, augmentent bien plus rapidement que nos ventes.

Pourquoi ?

– Ce ne sont pas les Français qui sont coupables. Ils ne sont pas plus idiots que les Allemands. Peugeot ou Renault produisent des voitures aussi performantes que Volkswagen ou Mercedes. Les paysans français produisent un lait aussi bon que les paysans allemands.
– Par contre, les gouvernements français sont en grande partie responsables de l’augmentation des coûts de production français. Depuis 1945, une parité fixe a pratiquement toujours lié le mark au franc. Les prix augmentant en France de 2 % de plus qu’en Allemagne, tous les 2 ou 3 ans, une dévaluation rétablissait la compétitivité des entreprises françaises.

On se retrouve exactement dans la même situation depuis octobre 2004. Le mark et le franc sont toujours unis par la parité fixe décidée le 31 décembre 1999. En 8 ans, les prix français sont donc devenus plus élevés que les prix allemands d’environ 12 à 16 %.
Les entreprises françaises ne sont donc plus compétitives. Elles délocalisent, quand elles le peuvent, ou déposent leur bilan. Les entreprises du CAC 40 sont « françaises », mais elles ont toutes délocalisé une partie de leur production et font leurs bénéfices à l’étranger.

Pour rétablir leur compétitivité, il serait donc nécessaire qu’une « dévaluation » de 12 à 16 % du franc par rapport au mark ait lieu. Mais, disent à juste titre certains économistes, le franc et le mark n’existent plus. Vouloir dévaluer des monnaies qui n’existent plus est totalement farfelu. Ils oublient seulement qu’une parité fixe lie les anciennes monnaies entre elles depuis le 1er janvier 2000.

Il semble que, techniquement, deux solutions puissent être envisagées :

– Soit on revient aux monnaies nationales et l’on dévalue ;
Soit on modifie les parités liant les anciennes monnaies.

1) Le retour aux anciennes monnaies semble, actuellement, le cheminement que prend l’Euro­pe. En effet, les politiques adoptées ne cherchent pas à modifier les parités, pour rendre les pays en difficulté à nouveau compétitifs. On se contente de les aider financièrement. On ne traite donc pas le mal, mais seulement ses effets.
Le mal s’aggrave donc chaque jour un peu plus.

La zone euro ne peut donc qu’éclater. Les spéculateurs anticipent, d’ailleurs, un retour aux monnaies nationales.
2) La modification des parités liant les anciennes monnaies entre elles n’est, par contre, pas envisagée par les pays européens. Elle semble totalement ignorée, voire refusée pour de nombreuses raisons.

Pour certains, on n’a pas mis en place une monnaie commune pour continuer à dévaluer le franc comme avant, tous les 2 ou 3 ans. Pour d’autres, cette « dévaluation » serait techniquement inefficace. Il est évident qu’elle ne concernerait pas les billets de banque en euro que l’on a dans son portefeuille. Mais elle concernerait tous les paiements que l’on fait en utilisant sa banque. Que ce soit en lui demandant des billets, en utilisant des chèques ou une carte de crédit.

Seule une telle modification des parités rendra les entreprises françaises à nouveau compétitives et s’opposera donc au chômage.
Elle est techniquement simple à réaliser. Elle exige seulement une réunion des 17 ministres des Finances de la zone euro et leur accord sur les nouvelles parités.

Elle permet de ne pas imposer aux peuples un nouveau changement de monnaie.
Nicolas Sarkozy veut conserver l’euro, c’est évident. Mais, curieusement, toutes les mesures qu’il prend poussent, au contraire, vers un éclatement de la zone euro et un retour aux monnaies nationales…

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En bref
Électricité
La France a consommé 478 térawattheures d’électricité en 2011. C’est le niveau le plus faible de consommation depuis 2004.

Chiffres significatifs
Travail > En moyenne, les Français travaillent 39,6 heures par semaine.

Carburant > 39 % des automobilistes sont prêts à moins utiliser leur véhicule pour faire face à la hausse des carburants.

Pouvoir d’achat > 54 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat va diminuer au cours des 3 prochains mois.

Musique > On estime que 42 % des fichiers musicaux téléchargés en France en 2011 l’ont été illégalement.

Aéroports > Les aéroports parisiens ont enregistré 88,1 millions de passagers en 2011.

Foot > Les clubs européens de « balle au pied » évoluant en première division ont perdu globalement 1,6 mil­liard d’euros en 2010, soit 36 % de plus qu’en 2009.

Suisse > La Suisse compte 1,8 million d’étrangers sur 8 millions d’habitants.

Cinéma > Environ 120 longs métrages sont tournés en Île de France, soit 60 % des films français.

Parrainages > Le nombre de parrains potentiels, pour les fameuses 500 signatures ouvrant la voie à la campagne présidentielle, est estimé à 43 000 en tenant compte du cumul des mandats. Ont le droit de signer 36 635 maires, 4 042 con­seillers généraux, 1 880 con­seillers régionaux, 348 sé­nateurs, 577 députés, 76 députés européens, 2 599 présidents d’intercommunalités.




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