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A tous les coups… on perd


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Lévy Gabriel - lundi 06 février 2012


Autrefois, dans les foires, l’invitation à la loterie se faisait sur la promesse : « à tous les coups, on gagne ». Les prochaines élections semblent ne nous donner d’autre choix que le titre que nous vous offrons.

Ceci nous rappelle la fable de l’oisillon tombé du nid, et qu’une vache, croyant le protéger, couvre de sa bouse. Mais l’oisillon crie, crie, crie au secours, jusqu’à ce qu’un renard vienne le retirer de la m… pour le destin que l’on imagine.

La morale ? Ceux qui nous mettent dans la m…ne le font pas toujours pour notre malheur, et ceux qui nous en sortent ne le font pas pour notre bonheur, mais surtout quand nous y sommes, taisons-nous.

Ainsi, depuis quelques mois, nous taisons les erreurs commises pendant 5 ans, erreurs dénoncées par les contribuables dès les premiers mois quand elles n’étaient seulement que conçues, à croire que la cervelle de l’oisillon était plus grosse que celles des génies qui nous gouvernent. Des impôts, des taxes pour couvrir la gabegie des princes, pour financer les fausses idées comme le Grenelle de l’environnement, l’Union pour la Méditerranée, et tant d’autres utopies ; pour entretenir par notre générosité des pays voisins, infantiles, prodigues ou belliqueux…

Que nous proposent les brillants esprits d’aujourd’hui ainsi que ceux de demain ? Des impôts, des taxes, des contraintes ? Pour faire quoi ? Quelques milliards d’économie dans un budget qui sera encore déficitaire et qu’il faudra toujours combler par l’emprunt ; des dépenses faites dans le droit file des théories de Keynes pour prétendre relancer la croissance, quand ces théories ont été contestées par l’argument selon lequel une distribution ne crée pas des richesses nouvelles, quand les moyens de les produire sont en panne ; défendre la ligne Maginot de l’Union Européenne, déjà effondrée ou contournée ; refuser la seule phrase lumineuse du quinquennat prononcée en son début par M. Fillon : « je suis à la tête d’un état en faillite » et en tirer les conséquences.

Nous ne savons pas qui gagnera cette élection (est-ce vraiment « gagner » ?). Nous savons en revanche qui va la perdre : les contribuables.

Que faire ? Harceler ceux qui proposent de nous représenter pour que, face à un hyper-président (ce rôle est-il souhaitable ?), ils constituent un hyper-parlement, qu’ils cessent de se voir imposer autre chose que le bien public, qu’ils soient de bons « Saint-Eloi », et pour ce faire, qu’ils deviennent sourds aux promesses de carrière, lesquelles en définitive sont toujours incertaines et probablement dérisoires.

S’ils ne nous entendent pas, quittons la table pour un temps, nous ne nous tairons pas indéfiniment, la société civile reviendra un jour en force dans la partie. La gabelle n’a jamais été supportée éternellement.


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