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Académie de médecine : zéro pointé ! |
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Lance Pierre - mercredi 19 septembre 2007
medecine
J’avoue avoir peu d’estime pour les Académies. Je les considère comme des structures parasitaires créées sous l’Ancien Régime par des manipulateurs politiques (Richelieu, Mazarin, Colbert…) et n’ayant pour objectif réel que de maintenir les esprits éminents dans les lisières du « politiquement correct ». Utilisant et favorisant la vanité de l’être humain, les Académies corrompent sa fierté et sa créativité. Mais c’est une vaste question philosophique que je ne traiterai pas ici aujourd’hui.
Des diverses académies dont nous sommes dotés, les plus néfastes sont certainement l’Académie de médecine et l’Académie des sciences. En ce qui concerne la seconde, Auguste Lumière a démontré, voici plus d’un demi-siècle, dans son formidable ouvrage « Les Fossoyeurs du Progrès », comment l’Académie des sciences a écarté, entravé, occulté une multitude d’inventions du plus haut intérêt, et il a porté sur elle ce jugement sans appel : « L’Académie, ce Conservatoire du dogmatisme, ne peut admettre que les petites innovations sans importance, qui ne dérangent rien, qui ne bousculent rien, et ce n’est point le cas des grandes, de celles qui font époque ; précisément parce qu’elles réforment des préjugés en cours, celles-ci sont d’avance condamnées. »
Certains novateurs, lorsqu’ils deviennent eux-mêmes académiciens, nourrissent candidement l’illusion que leurs collègues seront réceptifs à leurs découvertes et les soutiendront. C’est ainsi qu’un grand médecin, le professeur Pierre Delbet, s’acharna, entre les deux guerres mondiales, à tenter de convaincre l’Académie de médecine, dont il était l’un des membres les plus réputés, qu’elle devait recommander au gouvernement d’instaurer une « politique préventive du cancer » dont il fournissait tous les éléments. Ce fut en vain. Delbet, chirurgien émérite qui opéra des centaines de blessés durant la guerre de 14-18, avait découvert les vertus préventives et curatives du chlorure de magnésium. Il ne parvint jamais à en persuader ses pairs, bien qu’il leur communiquât une multitude d’expériences scientifiques probantes. (Outre la prévention du cancer, le chlorure de magnésium est curativement efficace contre le chikungunya, la dengue et le paludisme, ce que la Faculté ignore superbement.)
Au cours des dernières décennies, l’Académie de médecine n’a pas cessé de se ridiculiser. Je n’en donnerai qu’un exemple entre mille : elle n’a jamais adressé au pouvoir politique le moindre avertissement contre les dangers de l’amiante, dont le caractère cancérigène avait été pourtant mis en lumière par un inspecteur du travail dès 1906. Il fallut attendre 1996 pour que l’Académie s’en inquiète… en retard sur tout le monde.
Mais, ce jeudi 13 septembre 2007, l’Académie de médecine vient de battre tous les records d’impéritie en publiant (avec la complicité de l’Académie des sciences et de quatre autres organismes officiels) un rapport sur les causes du cancer en France qui est un monument de stupidité. On nous y déclare solennellement que les principales causes du cancer sont le tabagisme (43,5 %) et l’alcoolisme (12,4 %), ce qui ne nous apprend rien. Mais l’on ose y prétendre que 1 % seulement des cancers peuvent être attribués « avec certitude » à la pollution.
Et combien, s’il vous plaît, « avec incertitude » ? Étant donné que les pollutions chimiques de toutes sortes envahissent la planète depuis des décennies, je vous donne ma réponse de non-académicien : 30 % au moins.
Ce rapport de 275 pages, écrit en anglais (pourquoi ? puisqu’il s’agit du cancer « en France » !), est d’une complexité si décourageante que l’Académie en a publié une version française abrégée de 48 pages, elle-même résumée en cette seule phrase de la page 6 : « Au total, ce rapport confirme l’extrême importance de quelques facteurs liés aux comportements individuels (…). Il met aussi en lumière l’insuffisance de nos connaissances, il montre la nécessité d’études fondamentales et épidémiologiques et illustre la nécessité d’approches comportant une coopération étroite entre biologistes, épidémiologistes et cliniciens. »
Permettez qu’à ma manière je résume ce résumé : « Bon, ben voilà, on ne sait pratiquement rien, mais on a décelé la nécessité de se mettre sérieusement au boulot pour tâcher d’y voir clair. » Sur cette bonne nouvelle, dormez bien petits Français ! L’Académie veille sur vous !
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France télévisions
Accédant à la demande de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, François Fillon va autoriser l’augmentation de la durée de la publicité sur ses antennes. Selon le Sénat, cette mesure rapportera de 75 à 100 millions d’euros. Les chaînes privées sont furieuses.
Medias
France 2 á Le 25 septembre, France 2 diffusera un documentaire-fiction intitulé « Human Bomb : maternelle en otage », sur l’école maternelle de Neuilly-sur-Seine, prise en otage, le 13 mai 1993, par un forcené bardé d’explosifs. Nicolas Sarkozy, alors maire de la ville et ministre du Budget, avait participé à la négociation, et avait été filmé sortant de l’école avec un enfant dans les bras.
Hachette á Dans une interview au « Point », Arnaud Lagardère, patron du groupe de presse Hachette Filipacchi Médias (« Paris Match », « Télé 7 Jours », « le JDD », « Entrevue », « Public »…) a raconté ses relations avec Nicolas Sarkozy. « Un soir, en 1987, Jean-Luc [Lagardère, père d’Arnaud] me présente à Nicolas. Et aussitôt, devant moi, il lui demande : S’il m’arrive quelque chose, tu pourras t’occuper d’Arnaud ? […] Mon père me disait : Tu verras, Nicolas sera un jour un grand homme politique ». Évoquant la couverture de « Paris Match » montrant Cécilia en pleine fugue amoureuse, il dit : « Vous comprenez bien qu’en tant que président d’un groupe de presse, cette amitié avec Sarkozy me coûte plus qu’elle ne me rapporte… »
« Canard Enchaîné » á « Le Canard Enchaîné » pourrait lancer un site Internet, avec “chat” et rubriques payantes. Objectifs : développer les ventes à l’international, moderniser l’image de l’hebdomadaire au lectorat vieillissant, développer le dialogue avec les lecteurs et récolter plus d’infos.
IRAK
«Je me suis trompé. Nous aurions dû conserver un dictateur, Saddam Husseim pour nous en servir de tampon avec l’Iran. Entre deux maux, le pire n’était pas celui que je croyais.»
Pascal Bruckner |
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