Thieulloy (de) Guillaume - mardi 07 juillet 2009
fn, justice, homosexualite
Le 11 octobre 2004, le vice-président du Front national, Bruno Gollnisch, au cours d’une conférence de presse sans rapport avec la Seconde Guerre mondiale, mais au cours de laquelle on l’avait interrogé sur l’existence des chambres à gaz, avait demandé que la loi ne tranche pas les débats entre historiens. Immédiatement, les cris d’orfraie avaient fusé. Et avaient rapidement entraîné une condamnation pour « contestation de crimes contre l’humanité ».
La législation française, en particulier du fait de la loi Gayssot (aggravée en son temps par Jacques Toubon, alors que la droite s’était engagée à abroger le dispositif Gayssot à son retour aux affaires…), interdit en effet de contester les attendus du tribunal de Nuremberg.
Émettre un doute à propos de l’un de ces attendus, ou même dire que l’on n’est pas apte à trancher la question est assimilé à une contestation de crime contre l’humanité !
C’est évidemment absurde. C’est évidemment liberticide. Mais c’est ainsi. En conséquence de quoi, il est, par exemple, formellement interdit en France de dire que le massacre de Katyn a été perpétré par l’armée rouge et non par les nazis !
Bref, au titre de cette géniale trouvaille d’un ministre stalinien de la fin des années 1980, Bruno Gollnisch a été condamné en première instance à trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Puis, en appel, le 28 février 2008, à la même peine, assortie de 39 000 autres euros de dommages et intérêts à payer à diverses associations antiracistes. Et ne parlons pas des sanctions administratives (Gollnisch avait été suspendu de sa chaire de professeur de japonais à l’université Lyon III). Tout cela pour avoir déclaré: « Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre. »
Or, la cour de cassation a rendu le 23 juin dernier un arrêt cassant ces deux jugements de première instance et d’appel. Et, fait exceptionnel, les cassant « sans renvoi ». C’est-à-dire que l’instance judiciaire suprême a considéré que toute la procédure était nulle et non avenue. L’habitude est de casser un jugement d’appel et de renvoyer à une autre cour d’appel.
Bruno Gollnisch a malicieusement fait remarquer que cette procédure (cassation d’un jugement sans renvoi) avait été utilisée pour la première fois pour casser le jugement condamnant le capitaine Dreyfus.
Plus récemment, ce fut aussi la procédure employée pour casser le jugement condamnant le député Christian Vanneste pour « homophobie ».
L’affaire Gollnisch et l’affaire Vanneste ont ceci en commun que le cœur du problème réside dans la liberté d’expression.
Les lobbies bien-pensants refusent que l’on critique, non pas les personnes homosexuelles, non pas même simplement l’homosexualité, mais le comportement agressif et les revendications provocatrices du lobby gay (d’ailleurs assez peu représentatif des homosexuels réels). De la même façon, les lobbies bien-pensants utilisent la légitime condamnation des massacres national-socialistes pour interdire toute réflexion sur les massacres communistes ou autres.
Et, dans les deux cas, le droit, par la voix de la cour de cassation, vient de sauver in extremis la liberté d’expression que la loi avait monstrueusement bridée.
La condamnation du national-socialisme ne doit pas nous empêcher de condamner aussi fermement l’international-socialisme. Et, à ce titre, il est vital et urgent que la loi Gayssot et les autres lois liberticides de la même espèce soient abrogées au plus vite. Nous n’avons aucune leçon d’humanité à recevoir de staliniens et nous entendons pouvoir condamner d’un même mouvement tous les totalitarismes, quelles qu’en soient les victimes. Comme nous entendons pouvoir critiquer l’islam ou l’adoption d’enfants par des couples homosexuels sans être poursuivis par la justice.
Mais, en attendant cette abrogation (que nous risquons hélas ! d’attendre longtemps), nous pouvons nous réjouir de cette victoire judiciaire. Que l’on apprécie ou non Bruno Gollnisch importe peu à l’affaire. Ce qui vient de triompher (au moins momentanément) en cour de cassation, c’est notre liberté à tous !
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