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Affaires et rumeurs


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Lambert Christian - mardi 31 août 2010


Il n’est pas de jour où télévision, radio et journaux ne révèlent de nouvelles affaires et ne fassent état de nouvelles rumeurs, amplifiées au plan national, parfois mondial, par le seul fait qu’elles sont publiques.

Ainsi, ces dernières semaines, nous avons eu droit à l’affaire Bettencourt-Woerth qui, à elle seule, recèle un certain nombre de délits : abus de faiblesse, fraude fiscale, blanchiment d’argent, atteinte à la vie privée et ce n’est pas fini.

Nous avons en même temps l’affaire Clearstream qui va prochainement ressurgir, c’est-à-dire un duel au couteau entre l’actuel Président de la République et l’ancien-récent Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, qui, elle, recèle de l’escroquerie et un délit de faux et usage de faux, une affaire politicienne nauséabonde entre deux ambitions.

Cet actuel déballage consternant ne nous fait pas oublier pour autant d’autres affaires plus graves encore passées, actuelles et sans doute à venir : l’angolagate, c’est-à-dire la fourniture d’armes à une faction de la guerre civile en Angola, où sont impliqués Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur, et l’un des fils de Mitterrand (dit « Papa m’a dit »), qui s’était spécialisé dans les affaires de la « France à fric ». On se souvient aussi du très beau scandale de la vente des frégates à Taïwan avec rétro-commissions de dizaines de millions de dollars et mort d’homme (suicide ou assassinat ?), où ont été maintes fois cités les noms de Roland Dumas, ancien ministre de Mitterrand, de son amie Christine Deviers-Joncours qui s’est présentée elle-même comme la « p… de la République » et de l’entremetteur Alfred Sirven, de la société Elf.
Puisque nous en sommes à la Marine, on ne peut pas ne pas évoquer l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan et des 9 ingénieurs français tués dans un attentat à Karachi, en rétorsion – dit-on – au non-versement des rétro-commissions promises. Dans cette affaire-là, on risque d’entendre les noms d’Édouard Balladur et de Nicolas Sarkozy.

S’agissant de Jacques Chirac et de ses douze ans de mandat présidentiel, nous avons eu droit à de longs développements ressassés par les médias depuis des années sur le financement du RPR, la cassette Méry, la cassette confiée à Louise-Yvonne Cassetta, trésorière du RPR, dite « la Cassette », qui sert dans cette affaire – on le note en passant – de bouc émissaire, engluée dans 40 ans de procédure qui lui auraient coûté 40 000 euros (qu’elle a dû sortir de sa poche) – ses élégants employeurs l’ayant laissée tomber. Mais on a parlé plus encore de Michel Roussin, directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris, ancien officier de gendarmerie, ancien préfet, qui fut même incarcéré une dizaine de jours ; d’Alain Juppé, ancien Premier ministre, condamné lui aussi. Citons encore, s’agissant toujours de Jacques Chirac, outre les emplois fictifs à la mairie de Paris, les marchés publics d’Ile-de-France, les billets d’avion, les « frais de bouche » de l’Hôtel de ville…

Les socialistes ne sont pas en reste avec – et c’est plus grave encore – deux suicides suspects, celui de Pierre Beregovoy, qui fut Premier ministre, en 1993, et celui, à l’Élysée même, de François de Grossouvre qui était un ami et un proche collaborateur de Mitterrand. Sans parler des démêlés financiers d’un autre ami intime du chef de l’État, un certain Maurice Pelat. Un mot encore de l’affaire Mazarine, fille adultérine de Mitterrand, ce qui n’est ni un crime, ni un délit, mais qui, très mal gérée, est devenue une sulfureuse affaire d’État.

Il faut rappeler aussi l’affaire Urba, portant sur l’attribution de marchés publics. Les entreprises qui souhaitaient obtenir des marchés devaient verser par le biais de fausses factures des sommes importantes à Urba, « bureau d’études » qui se chargeait de reverser le montant des commissions ainsi obtenues dans les caisses noires du Parti socialiste.

Dans la même « discipline », si j’ose dire, Dominique Strauss-Kahn a fait parler de lui dans l’affaire de la MNEF (mutuelle nationale des étudiants de France), ce qui le contraignit à démissionner en 1999 de ses fonctions de ministre de l’Économie du gouvernement Jospin.

Si l’on remonte le temps, on trouve l’affaire des diamants de Giscard, montée en épingle par la presse et qui, de ce fait, a contribué à sa défaite électorale de 1981, alors qu’il s’agissait de diamants de peu de valeur, mais que le Président de la République avait accepté imprudemment de la main d’un clown sanguinaire, grotesque et alcoolique, maréchal et empereur à vie de l’empire centrafricain – qui a fini sa vie en se prenant pour un apôtre de Jésus-Christ ! Quand on est chef de l’État, il faut veiller à la nature de ses fréquentations !

Nous avons eu droit aussi à l’affaire Markovic montée de toutes pièces pour nuire à Pompidou et je pourrais citer d’autres affaires encore : l’affaire Boulin, qui n’est pas claire, celle du « Raimbow Warrior », ce cargo coulé dans le Pacifique en 1985 par des « pieds nickelés » du SDECE, le socialiste Hernu étant alors ministre de la Défense…

Si ces scandales ont, dans leur grande majorité, une base bien réelle, il en est d’autres qui ne sont que des rumeurs inspirées par la malveillance, comme ces rumeurs sur la vie privée du couple présidentiel Sarkozy–Carla Bruni, calomnie lancée par internet et reprise avec jubilation par la presse mondiale. Ce qui nous confirme que, par internet, on peut, de façon anonyme et sans risque, démolir celui qui ne nous plaît pas : il suffit de laisser entendre qu’il est pédophile, qu’il a détourné des fonds publics placés en Suisse ou qu’il est un agent stipendié de la CIA (pour ce qui est du KGB soviétique, aujourd’hui FSB, nous sommes habitués, c’est admis !).

Voilà donc ce qu’est notre « République irréprochable » que la sérieuse ONG « Trans­parency international » classe au 24e rang dans le monde (le pays le plus honnête étant la Finlande et le plus corrompu étant, je crois, un de nos protégés africains !).

En vérité, tout ceci crée un climat détestable, encore alourdi par la diffusion de faits divers que la presse nous sert quasiment chaque jour, comme les nouveaux nés étouffés et placés dans le congélateur familial, le même sort ayant été réservé à un pauvre homme de 71 ans, tué, découpé et congelé par sa charmante épouse. C’est la civilisation du congélateur ! En France, on le voit, on n’arrête pas le progrès… Tout ceci ne devrait pas sortir des colonnes du journal local.

Enfin, pour couronner le tout, nous avons chaque jour en hors-d’œuvre les violences des banlieues où se développe une anti-culture raciste de haine et de destruction contre tout ce qui est français, chrétien et de race blanche. Plus, ces temps-ci, la chronique de la communauté des « gens du voyage », c’est-à-dire des Tsiganes, qui ne sont tout de même pas arrivés en parachute, mais par longs convois de caravanes luxueuses, de voitures puissantes et coûteuses, avec l’accord des pouvoirs publics qui découvrant aujourd’hui l’invasion, ne savent plus quoi faire, sauf à les prier avec des égards de bien vouloir retourner chez eux, en Europe orientale, le con-tribuable français payant les avions et les allocations de départ après avoir payé tout le reste ! Et, comme tous ces Tsiganes ne resteront pas en Roumanie, un pays pourtant comblé de milliards d’euros par Bruxelles, ils reviendront en France et, à nouveau, le contribuable paiera… pauvre con-tribuable français !

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