enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Ah les pauvres...


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
47 VOTES
1315 LECTURES

Courrier - vendredi 09 décembre 2011


Il est avéré que suivant l'endroit et le moment où l'on voit le jour, le destin peut vous octroyer des vies bien différentes. Cela dit, il y a une espèce qui est toujours omniprésente, qui se reproduit, qui n'apporte rien, ou pire des nuisances, à la société : les pauvres... Et immanquablement, des non-pauvres défendent bec et ongles les pauvres, alors qu'ils ne sont pourtant pas concernés... Peut-être est-ce là leur façon de s'acheter leur ciel, un ego exacerbé, qui sait ?

Il y a bien sûr le pauvre temporaire, suite à l'aléa, le mauvais choix, une avalanche de circonstances néfastes... Ce n'est pas un pauvre à proprement parler, il mérite aide et compassion, et sa pauvreté ne sera souvent que passagère, et une aide éventuelle sera salutaire.

Non, le pire, c'est le pauvre de profession. Son unique talent – et il est immense, c'est son irresponsabilité doublée de l'excuse ! Tout est de la faute des autres : gouvernements, patrons, banquiers, juifs, etc., tout est bon pour l'excuser, voire le victimiser. Tous les enseignants vous diront qu'ils connaissent – ou ont connu, des élèves qui n'ont jamais vu leurs parents travailler : chez ces gens-là, on est « pauvre » de père en fils, un peu comme on est « réfugié » en Palestine, quoi...

Mais le pauvre procrée : regardez le bébé dans une poussette de pauvre : déjà la mine rougeaude et face de lune, le regard absent, ou pas de regard du tout, ne s'intéresse à rien, un biscuit dans la main, la tétine en pendouille, bref, déjà le physique de l'emploi... Il est clair que le summum de sa gastronomie sera le magdo (nutrition animale), et qu'à l'école, il aura de très mauvais enseignants. Les syndicats se plaindront d'un manque de moyens et réclameront un soutien. Par contre, ils ne tiendront aucun compte du fait que les autres élèves qui, eux, ont un bon enseignant (eh... le même), se trouveront retardés et spoliés du fait de ce pauvre, qui fait perdre du temps à tout le monde et freine les autres, retarde considérablement ceux qui aspirent au savoir, alors que le pauvre n'aspire qu'à la fin de classe et ... aux vacances. Et tout ça pour rien puisque le pauvre n'apprendra jamais rien.

Le pauvre, adulte, n'a de cesse de réclamer : des aides, du secours, des allocations, des subventions, des avantages, des trucs gratuits – vêtements ou nourriture, bref, on lui doit tout, au pauvre...

Mais le pauvre a quand même une télé, autant que faire se peut, le home cinéma : normal, c'est soi-disant mieux pour le sport, surtout pour le foot. Le pauvre a son portable ; généralement, il fume, il joue ses allocations au tiercé, au grattage, je ne sais quel autre attrape-nigaud, bref, il dépense.

Le pauvre dépense énormément en « santé » : normal, il a la CMU ! Généralement, il a fait le tour des médecins de son quartier, car, étant hypocondriaque, aucun spécialiste ne trouve sa maladie... La seule dépense raisonnable en la matière serait l'intervention chirurgicale : une première pour procéder à l'ablation de la masse velue qui foisonne au creux de ses paumes, une seconde intervention aux poignets lui permettrait de retrouver une rotation normale, ce qui lui permettrait de placer ses mains face au travail au lieu de les avoir à la retourne... Deux interventions fort peu coûteuses en vérité, mais dont le pauvre n'a jamais envisagé la nécessité...

Que faire face aux pauvres ?

Peu de solutions en vérité.

D'abord, ne jamais donner un centime à un pauvre, il nous lèse déjà suffisamment comme ça avec tout ce qu'il reçoit à ne rien faire : pas la peine de chercher à aider un pauvre qui, de toutes façons, restera pauvre, quoiqu'on fasse, quoiqu'on l'aide.

Deuxième hypothèse : lui retirer le droit de vote... En effet, le pauvre ne participe pas à la collectivité, il ne lui apporte rien, en conséquence, il n'a pas à donner une opinion sur des choix qui ne le concernent finalement pas, puisqu'il a choisi de vivre dans la marginalité. Du reste, le blâme serait purement symbolique, tout le monde sait que dans nos républiques bananières, les choix du peuple – pauvre ou pas, n'ont aucune espèce d'importance puisque non pris en compte...

Pauvre de nous...

Martin Roger


34 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site