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Anatoly Livry, victime de harcèlement en Sorbonne


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Livry Anatoly - vendredi 12 juin 2009


Vous êtes né à Moscou dans une famille d’universitaires. Actuellement vous êtes Français résidant en Suisse ; vous êtes écrivain de langues russe et française, auteur de plusieurs monographies et d’ouvrages littéraires distingués par des prix internationaux, vos travaux sont édités en France, en Suisse, au Canada, en Russie, en Allemagne… et quelques éléments de votre vie sont eux-mêmes devenus l’objet d’études universitaires et d’ouvrages. Votre travail sur Claudel, révolutionnant la vision de Tête d’Or grâce à votre perception d’helléniste du drame, a été publié récemment, dans la revue d’Hellénistes et de Latinistes français, Guillaume Budé, publiée par Paris IV – Sorbonne, établissement où vous avez commencé votre carrière universitaire. Vous considérez-vous vous-même plutôt comme écrivain ou comme scientifique ?

Merci de cette présentation, car elle intervient précisément au moment où, après quelques années de silence artificiellement créé autour de mon œuvre, une ultime tentative est faite pour dénaturer mon travail. Lorsqu’on évoque mes ouvrages littéraires, il se trouve toujours une personne « bienveillante » qui, en réaction à ma prose ou à ma poésie, déclare : « M. Livry est, en effet, un vrai scientifique ». Tandis que, lorsqu’on parle de mes découvertes scientifiques, d’autres (ou les mêmes) ajoutent : « M. Livry est un poète, pas un scientifique ». Ce procédé est, en effet, un effort ultime pour diffamer l’ensemble de mon œuvre car je dirais que je me perfectionne en tant que scientifique pour m’élever en tant que poète et, c’est en tant que poète que je fais mes découvertes scientifiques.
Mes thèmes de recherche sont effectivement assez vastes. Je suis franco-germano-hébréo-hellénophone et ma langue maternelle est le russe. Tout cela me rend donc assez différents de la plupart des slavistes français. C’est la raison pour laquelle, depuis 2002, je suis banni de l’« entité » scientifique dont je serais le plus proche : la slavistique française.

Nous arrivons ainsi au cœur du sujet : rendre compte, en France et en français, d’événements évoqués depuis plusieurs années dans le monde entier. Pouvez-vous donc nous expliquer pour quelle raison, devenu enseignant en littérature slave à Paris IV–Sorbonne à l’âge de 28 ans, vous êtes forcé depuis sept ans à continuer votre carrière scientifique dans d’autres matières ?

A.L. – Au début de mon enseignement, j’ai reçu des propositions non équivoques d’une professeure slaviste. Celle-ci, repoussée, s’est mise à utiliser le nom de la Sorbonne pour me calomnier en tant qu’homme, en tant que scientifique et en tant qu’écrivain. Ceux qui me rapportent ces calomnies m’incitent à en parler, non pour faire du mal, mais parce que c’est allé trop loin. Il faut donc alerter la Présidence de Paris IV, et également prévenir les professeurs qui, par leur passivité, couardise ou perversité couvrent ces actes.

Que s’est-il passé exactement ?

A.L. – Lorsque je suis entré à l’école doctorale d’études slaves de Paris IV (après un premier DEA en histoire à l’EHESS), la professeure en question s’est montrée extrêmement accueillante. C’est elle-même qui est allée voir le directeur de la faculté de l’époque, le professeur Conte, pour lui demander un poste d’enseignant non-titulaire pour moi.

J’ai trouvé tout cela tout à fait ordinaire : dès mon plus jeune âge, je voyais chez moi mes grands-parents et leurs collègues, professeurs universitaires, inviter des doctorants talentueux, mais encore sans aucune réussite dans le monde universitaire, et leur proposer les postes d’enseignant et de chercheur afin que ceux-ci puissent se tester dans la pédagogie et dans la recherche. Cette transmission est, d’ailleurs, le fondement même du fonctionnement d’une Université digne de ce nom. Mais, en aucun cas, elle ne doit pas devenir l’objet d’un marchandage quelconque, et surtout pas de marchandage contre service « en nature ».

En revanche, dès que je suis entré en fonction à la Sorbonne, les termes de la « transaction » ont été fixés d’emblée et franchement : la poursuite de ma carrière au sein de Paris IV en échange de relations sexuelles. Tout au début de l’année universitaire, en octobre 2001, j’ai été amené par cette professeure à une conférence organisée par une de ses proches, à la faculté d’études slaves de Zurich. La personne mentionnée s’était arrangée pour que tous ses déplacements se fassent dans ma voiture (à l’époque, j’étais marié à une Suissesse et on m’a demandé de « transporter des collègues » dans un des véhicules de ma famille) et que je sois logé dans le même appartement (celui du professeur Peters, slaviste de Zurich) qu’elle. Dès que je me suis retrouvé avec cette professeure, le soir, elle est allée se laver et est ressortie de la salle de bain presque nue…

J’ai fait semblant de ne pas comprendre, attitude que j’ai été forcé d’adopter pendant plusieurs mois, étant certain qu’à la fin de l’année universitaire mon enseignement cesserait – fait qui ne m’affligeait guère car je pensais poursuivre tranquillement ma carrière dans une autre faculté. C’est aussi pour cela que, une fois mon second DEA soutenu, j’ai refusé d’écrire ma thèse avec cette professeure : de toute façon, quoi que j’écrive, pour la soutenance, il fallait y passer, et ce genre de bassesse ne correspond pas à ma vision de la carrière universitaire.
Cependant la professeure ne voulait point comprendre mes messages : elle me poursuivait, insistant constamment pour me ramener chez moi dans sa voiture, m’invitait « pour discuter de ma thèse » dans le restaurant rue de Tocqueville, tout près du centre Malesherbes, et me présentait à la propriétaire, une de ses amies : « C’est Anatoly Livry, il travaille avec moi à la Sorbonne et il est ancien mannequin … ». Cela allait en s’accroissant et se déroulait, fréquemment en présence de deux de ses autres amies, traductrices et maîtresses de conférences de la même faculté, toutes deux anciennes étudiantes d’un slaviste connu, le Professeur Jacques Catteau.

Pour terminer, le harcèlement est devenu un véritable acharnement en mars 2002, lorsque cette professeure a appris que j’étais en instance de divorce : elle n’entendait plus rien et se préparait à prendre la place qui se libérait, sans dissimuler ses projets devant les confidentes que j’ai mentionnées.

Mais pourquoi êtes-vous devenu sa « cible » ? Et que signifie cette mention de vous comme « ancien mannequin » ?

A.L. – Pendant mes études, je me suis amusé à faire les défilés. Par ailleurs, je fais du sport quotidiennement : je suis en particulier ceinture noire du karaté. Mais, surtout, j’ai la conviction qu’elle est bien laide, la phrase d’un roman, d’un poème ou d’un ouvrage scientifique, écrite par une main molle et veule.
Il est vrai que l’on voit rarement des hommes comme moi dans les murs de la slavistique française, qui apparait, parfois, comme une espèce de kolkhoze-modèle implanté en Occident jusqu’au prochain ordre du Parti. Mon apparence physique a dû jouer sur cette professeure qui est connue dans l’Université comme quelqu’un qui pourchasse des doctorantes qui la surpassent par leur jeunesse, leurs qualités physiques et manifestant quelque capacité à la recherche.

Qu’est-il arrivé quand vous avez exprimé le désir de partir et de faire votre carrière ailleurs ?

A.L. – Quand elle a compris que je n’étais nullement intéressé par « une carrière » dans de telles conditions, elle a commencé par me diffamer. Voici quelques uns de ses actes. J’ai choisi de mentionner ceux-là seulement, parce qu’il n’est pas nécessaire de trop s’éloigner de la Sorbonne pour les vérifier…

1) Le couple des propriétaires de mon appartement (se situant au 24, rue David d’Angers, 75019 Paris), dont la femme est professeur d’histoire de la médecine grecque à l’EPHE, Danielle Gourévitch, a été contacté par la professeure mentionnée. Le but de cette démarche apparut comme évident : se faisant passer pour une personne « indignée », héraut de la Sorbonne, cette professeure voulait de me brouiller avec la famille du Professeur Danielle Gourévitch pour me faire chasser de l’appartement où j’habitais depuis 1994.
2) Le gestionnaire de la filiale parisienne de la maison d’édition « Âge d’Homme », M. Babitch, m’a annoncé au même moment qu’une des ces maîtresses de conférence, anciennes étudiantes de Jacques Catteau, était venue chez lui pour annoncer, « de la part de Paris IV-Sorbonne », que je voulais assassiner (!!??) cette professeure et, comme punition de ce crime, elle avait exigé… que « l’Âge d’Homme » délivrât une attestation selon laquelle elle refusait de me publier. Puis, comme M. Babitch s’est montré étonné, elle a réclamé le nom de celui que s’occupait de mes ouvrages à « l’Âge d’Homme » (ce fut M. Conio de Nancy) et a fait la pression sur lui, « de la part de la Sorbonne ». M’interdire de publier en France a ainsi été l’un des premiers buts affichés de cette psychopathe.
3) Cette pression sur mes éditeurs a continué en Russie. Mon éditeur « Aletheia », qui publie à Saint-Pétersbourg une grande quantité de professeurs slavistes, russes et occidentaux, m’a annoncé, par écrit, avec sa signature certifiée par le notaire (transmise aux journalistes) qu’il lui avait été proposé, toujours « de la part de la Sorbonne », des sommes importantes dans un unique but : obtenir la non-publication de mes ouvrages. Puis, dans la mesure où mon éditeur est l’auteur, lui-même, d’un ouvrage de philosophie, l’on lui a proposé, de la part de la même maîtresse de conférence-traductrice employée par Paris IV, de traduire son livre en français, toujours en échange du même service – cessation de notre collaboration.
4) La professeure slaviste se présentant comme « doyenne de la faculté de la slavistique de la Sorbonne », usurpant donc l’identité de son supérieur, est intervenue auprès du fils de Vladimir Nabokov pour lui annoncer que le travail pour lequel, elle-même, avait donné la mention « très bien » (c’était lorsqu’elle avait encore des espoirs sur l’aboutissement de son harcèlement) ne valait rien.
Et lorsque mon ouvrage, Nabokov le nietzschéen a été distingué par le prix du Salon International du Livre de Saint-Pétersbourg, en 2005 et lorsque j’ai été convié, par la Fondation « Friedrich Nietzsche », au colloque de Sils-Maria, cette slaviste a tellement excité le pauvre fils de Nabokov qu’il m’a menacé, depuis son mail personnel, avant d’annoncer, toujours poussé par cette professeure, dans une revue de Moscou, que j’étais un criminel extradé de Suisse ayant projeté un attentat à la Sorbonne.
5) La même professeure a contacté mon ex-épouse a Bâle et sa famille. Tout ce petit monde s’est retrouvé bombardé par tant de mails de menaces que la famille a dû porter plainte. Cela a paru tellement étrange à ces pauvres Bâlois que le scandale pitoyable est éclaté, suite à quoi le procureur de Bâle, Peter Bulacher, s’est suicidé – fait qu’en tant que croyant, je ne cesse de regretter.
Nous pourrions continuer indéfiniment. Il faut cependant souligner néanmoins que, en 2002, lorsque j’ai lui laissé entendre que son harcèlement n’aboutirait point, la même professeure, a lancé « un appel d’offre pour la place vacante ». Un slaviste, précédemment chassé pour de sombres affaires de Helsinki, a accepté cette proposition. Après avoir emménagé avec la professeure, il a obtenu un poste de maître de langue à la faculté d’études slaves de Paris IV. Le nouveau directeur de la faculté a une telle peur d’être calomnié par cette professeure qu’il accepte toutes ses folies, demandant seulement qu’elle ne s’attaque pas à lui.
J’avais espéré que cette nouvelle vie en couple calmerait la dame. Rien de tel ! Un compagnon ne lui était nécessaire que comme complice docile. Ainsi, au lieu de se modérer, la professeure s’est mise à utiliser les anciennes coordonnées électroniques finlandaises de son compagnon pour me diffamer dans le monde entier.

Mais comment, pendant toutes ces années, ont réagi l’administration de l’Université et les collègues de cette personne ?

A.L. – En 2004, je suis allé rencontrer, à la présidence de Paris IV, le Professeur Bartoli espérant que son intervention apaiserait la situation. Mais il a contacté la professeure, qui s’est par la suite vantée, dans le monde entier, de tenir « toute la Présidence par la barbichette ». Cette réaction, par trop « fonctionnaire », qui consistait à prendre le parti de la personne appartenant à l’administration, était malheureusement inapproprié à la situation.
Cependant le plus étonnant est que des professeurs couvrent cette personne, simplement parce que celle-ci appartient à leur clan. La situation est d’autant plus pénible que cette professeure est foncièrement incapable d’une quelconque démarche scientifique : en 40 ans de « carrière universitaire » elle n’a publié aucune monographie dans son domaine de spécialité !

Et que va-t-il se passer selon vous, après la publication de cet entretien ?

A.L. – Selon les méthodes de manipulation soviétiques, on essayera de vous faire peur, en exerçant une pression sur vous afin de faire retirer la publication. Cette professeure utilise les noms de Mme Garaud, de M. de Villiers et de bien d’autres, sans que ces derniers soient au courant de leur « participation » à ma calomnie. Cependant, il suffit de rendre ces tentatives publiques pour que cette professeure et ses sbires disparaissent.

Mais encore ? Cet entretien sera-t-il remarqué et suivi d’une réaction ?


A.L. – Pour être remarqué, il le sera, sans aucun doute ! Je vais vous raconter une petite anecdote. En 2005, lorsque je me suis réinscrit dans une autre école doctorale de Paris IV, j’ai rencontré une personne charmante à la Présidence. A peine avais-je commencé de me présenter : « Bonjour Madame, je suis M. Livry, je suis … » que je fus interrompu : « Mais, M. Livry, on vous lit et on vous écoute bien à la radio ! Qui ne vous connait pas à la Sorbonne ? ».

Et puis, je publie chez de grands éditeurs russes, parmi lesquels « Geleos », dont le propriétaire, M. Grigorian, a énormément de relations en Russie. Cet éditeur donc, au moment de publication de l’un de mes ouvrages, « Ecce homo », a subi des pressions, toujours « de la part de la Sorbonne », et ne s’est pas gêné pour l’annoncer à ses proches et publiquement.

L’un de plus grands « portails » électroniques de Russie, press-attache.ru, suit tous les développements de « l’Affaire Livry » et, selon l’annonce du rédacteur, sa dernière publication sur le sujet a été lue, en 2009, par plus de 900 000 lecteurs, et cela ne s’arrête pas !
Par ailleurs mon éditeur, « Geleos », s’est adressé aux professeurs de l’Université de Moscou qui ont préfacé mes derniers ouvrages, lesquels sont entrés dans les programmes universitaires. Ces professeurs, qui publient dans le Bulletin Philologique de l’Université de Moscou mes articles initialement rédigés pour être édités dans la slavistique française, présentent ma biographie à toutes les conférences universitaires et leurs doctorants me consacrent leurs thèses.
La situation est donc désormais connue de tous et ce n’est que le début.

Les collègues de cette slaviste qui, comme vous dites, « couvrent ses actes », connaissent-ils exactement ce qui se passe ?

A.L. – Ils sont forcés, bien sûr, de proclamer, urbi et orbi, même si tout le monde est au courant, qu’ils sont tellement plongés dans la science qu’ils n’en savent rien et ne veulent pas en entendre parler.
C’est charmant. Cependant, il s’agit, bel et bien, de ridicule. A cause de ce ridicule, justement, les universitaires concernés s’intéressent de près à « l’Affaire Livry », et avec un attachement enfantin.
Pour rendre compte de cela, des journalistes ont crée de dizaines de blogs de ce genre : http://nbdelasorbonne.canalblog.com et ont annoncé à leur confrères que tous les professeurs mentionnés visitent ces publications et, de surcroît, comme des gamins qui veulent savoir ce qu’on dit d’eux, cliquent sur leurs noms et envoient ces publications à leurs proches. Le même blog, dit-on, est visité depuis la Présidence de Paris-IV.

Qu’attendez-vous de cette publication ?


A.L. – Je pense que cette personne en a assez fait. Elle sera soulagée, comme la plupart des psychotiques chroniques, qu’on la dessaisisse de son poste et, enfin, l’envoie se soigner sans que, dans l’avenir, elle ne porte atteinte au renom de la Sorbonne. Car mes amis universitaires étrangers sont horrifiés quand ils entendent parler de ce qui s’est passé ici.
Il est temps de se calmer. Pour cela, d’un côté, il faut que la Présidence de Paris IV abandonne cette professeure et rétablisse mes contacts avec sa slavistique. De l’autre côté, il faut que les slavistes, qui la protégèrent longtemps (souvent par égard au professeur qui l’a amenée, dans ses valises, en France), ne participent plus à ses activités délirantes. Votre publication, lue par une certaine élite francophone, pourrait inciter les protagonistes à se rendre à l’évidence.
Je publie depuis quinze ans et suis donc habitué à la calomnie. Lorsqu’on s’exprime par écrit, on s’expose à des réactions, très souvent inadéquates avec ce qui a été rédigé. Cependant le fait que je sois diffamé « de la part de la Sorbonne », depuis plusieurs années et dix heures par jour, n’est pas sain ; il faut donc que l’étiquette de l’Université soit enlevée à cette professeure qui, par ce fait, rejoindra les dizaines de personnes anonymes et excitées. Sans cela, la Sorbonne sera à jamais l’otage de ses actes.
Enfin, voici le plus désagréable : la professeure, ayant essayé de manipuler, dans l’affaire de mon divorce, la justice helvétique devrait être interrogée par le parquet. Les témoins de ses actes devront donc déposer leurs déclarations auprès du juge d’instruction suisse pour rendre compte de la suite d’agissements de cette professeure. Mon avocat a dressé la liste des professeurs pouvant décrire les actes de cette collègue et l’a envoyée au procureur.

Mais la situation ne s’apaisera-t-elle pas d’elle-même ?

A.L. –Malheureusement, non. J’ai affaire à une personne véritablement malade, et une intervention venue de l’extérieur est nécessaire pour sortir de l’impasse.
Voici, par exemple, un événement qui se déroule en ce moment-même. J’ai publié un recueil de poèmes avec la préface de Serguei Essine, ancien recteur de l’Institut Gorki. Un des thésards de ce dernier, rédacteur à la Nezavisimaia Gazeta, préparant une thèse sur mon œuvre, en a rédigé une recension. L’article a été refusé par le rédacteur en chef du journal. Pourquoi ? Simplement parce que, en 2005, la professeure l’avait menacé de procès « de la part de la Sorbonne » si le journal mentionnait, une fois encore, mes œuvres. Le rédacteur en chef a, en effet, toujours peur du mythique avocat de la Sorbonne dont elle l’a menacé. Comme tous les rédacteurs, il ne veut pas avoir de problèmes supplémentaires.
Quelle fut la réaction de Serguei Essine, qui s’est ainsi trouvé lui aussi censuré par « la Sorbonne »? Il a fait parvenir à la Sûreté de l’Etat, le rapport détaillé, dressé par ses collègues, des actes de la calomnie à répétition dont je suis victime depuis des années, joignant au dossier tous ces mails émanant « de la Sorbonne ». Une enquête pénale a alors été ouverte.
Immédiatement après cette publication, l’éditeur de mon ouvrage bilingue m’a annoncé qu’on l’avait contacté, de la part de la même maitresse de conférence-traductrice de Sorbonne, pour lui proposer de traduire son roman en français …
Par ailleurs, exaspérée par ce harcèlement, la famille de Professeur Danielle Gourévitch m’expulse au moment que je vous parle, par la voie juridique, de son appartement parisien. Je me retrouve donc à la rue… à cause des interventions « de la Sorbonne » !

Espérons donc l’amélioration ! Mais quels sont vos projets dans l’avenir ?


A.L. – Actuellement je termine mon roman russe et aussi un roman français ; le nouvel ouvrage bilingue de poèmes est aussi prêt à paraitre (il sera préfacé par les collègues russes du Président de Paris IV, Professeur Molinié – c’est-à-dire par des professeurs de la littérature française de l’Université de Moscou, souvent invités à Paris IV, et, depuis que la professeure a appris leur participation à mon œuvre, calomniés « par la Sorbonne ») ; simultanément sort ma monographie sur l’influence dionysiaque dans la littérature russe du XIX-XX-èmes siècles et parait la suite de mes travaux sur Claudel et Mithra. En même temps qu’une université étrangère réunit un jury pour me délivrer un titre de docteur d’état pour l’ensemble de mes œuvres scientifiques, je rédige une autre thèse à la Sorbonne (je suis forcé de faire le nécessaire pour que cette dernière ne soit point décisive pour ma carrière) et je poursuis mes travaux sur l’influence d’Eschyle sur les écrivains hellénistiques – travaux qui, j’espère, seront aussi publiés par les hellénistes français. En somme, je fais tout ce que je pourrais effectuer tranquillement, à Paris IV, si j’avais répondu aux avances de cette personne en 2002 !
J’espère également que la partie russe de mon œuvre, subissant jusqu’à présent l’ostracisme en France, sera enfin traduite en français.
Et bien sûr, l’une des mes préoccupations principales, c’est ma famille, bientôt grandissante, la vie que je mène en Suisse, depuis des années, avec ma femme…

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