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Arguments en vue (et aussi en faveur) de la réélection de Nicolas Sarkozy


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Bonnal Nicolas - vendredi 17 juin 2011

sarkozy, 2012, parti-socialiste, le-pen
Penser c’est exagérer
Ortega Y Gasset

Comme l’a dit justement le président en exercice, les socialistes se sont écroulés là où ils avaient le culot de l’attaquer le plus : la morale. Et le moraliste JFK, qui ne cessait de criminaliser la présidence, s’est retrouvé comme beaucoup à défendre le énième milliardaire rose au moment le plus inopportun.

Nous nous approchons de 2012 et il faut faire le point : le scandale Strauss-Kahn accroît les chances de la droite, sans diminuer encore celles de l’increvable PS d’arriver au pouvoir en France. Or il faut voir l’Espagne après sept ans de socialisme, après sept ans de Zapatero ; une étendue de friches, de hideur architecturale et de projets fous avortés ; une population désabusée, clochardisée, abrutie de médias et de politiquement correct, entretenue dans l’abaissement de soi par l’Etat socialo et les communautés autonomes, ces mini-états dénoncés un peu tard par notre ami Aznar, aujourd’hui aussi endettés que le pays lui-même ! Le socialisme avilit même physiquement les gens, je pourrais le prouver ; c’est un retour à Neandertal. La moitié du patrimoine historique est en ruines. Je dis donc qu’il faut être idiot pour favoriser l’élection d’un socialiste en 2012.

Rappelons-nous 2002, la France exaspérée et humiliée par le laxisme libertaire et liberticide du gouvernement Jospin. C’étaient aussi les années Muray, le grand pamphlétaire qui n’en pouvait plus du gouvernement des communautés raciales et sexuelles qui s’éclatent : la présence au deuxième tour de qui l’on sait y aura mis bon ordre. Mais la gauche n’a pas fait profil bas, et l’esprit libéral-libertaire aura bien refait son retard, de Marrakech en Sofitel. On a la surclasse ou on ne l’a pas…

Et aujourd’hui ? La situation matérielle en France n’est pas pire qu’ailleurs, et je dirais même qu’elle y est meilleure. L’Occident de toute manière s’écroule partout ; au pompeux crépuscule des dieux a succédé le crépuscule des vieux. Il n’y a qu’à voir l’Amérique, l’Italie, la Grèce et même le Japon, si exemplaire il y a encore vingt ans, et tué par son vieillissement et son endettement. Ce vieillissement lié au nihilisme de notre civilisation tuera vite la Chine et l’Asie, d’ailleurs.


Ne coulons pas le bateau

Je dis donc qu’en France la situation est plutôt meilleure qu’ailleurs, alors que les Français, qui représentent 1% de la population mondiale, fournissent 9% de ses millionnaires : pas mal pour un pays pauvre et socialiste ! La France est d’ailleurs plus riche que l’Allemagne.

Passons à la diplomatie et à la politique générale. Même si la guerre libyenne est ridicule, elle est confidentielle et elle n’est pas gênante, même moralement. La diplomatie française a enfin rompu avec des décennies de tiers-mondisme jacobin et de lubies gaullistes. Du point de vue intérieur, le discours présidentiel, qui certes a lorgné à gauche, a aussi lorgné très à droite, notamment depuis l’été dernier. On est conseillé par Buisson, on recrute Longuet, on écoute Guéant. Les clivages avec les nationalistes sont malheureusement le fait de personnes, pas des idées ou des propos.

Nous aurons donc le choix l’an prochain entre trois candidats, dont deux de droite : il ne faut surtout pas que le ou la socialiste (qui sera la fille Delors, merci l’Europe et Mitterrand, ou l’ex de Ségolène, viré quand même par sa concubine le soir de la défaite !) l’emporte. Le candidat socialiste est sûr de gagner les élections (ma plume a failli fourcher une fois de plus !) face à Marine Le Pen au deuxième tour, beaucoup moins face au président sortant.

On sait bien de toute manière que l’élection de Marine le Pen relève du vœu pieux. Une poignée de Français la veut vraiment. Bien plus la désirent sans la désirer, conscients des désastres qui en découleraient. La grande majorité des Français ne la veut tout simplement pas. D’ailleurs aucun parti populiste n’est arrivé au pouvoir en Europe sans conclure des alliances avec les libéraux et les conservateurs des droites parlementaires. Il faudrait conclure des alliances : il est dommage que trente ans après, nous en soyons toujours là, mais ce n’est pas une raison pour placer un post-mitterrandien ou un néo-communiste aux affaires. Ce n’est pas en coulant un vieux bateau avarié que l’on traversera le noir océan de ce triste siècle à venir.


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