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Attaque de l’Iran : le compte à rebours


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Milliere Guy - mercredi 03 octobre 2007

iran
Déclarations de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner parlant de la guerre comme d’un risque concret qu’il faut éviter autant que faire se peut.

Propos américains disant que toutes les options sont sur la table. « Inquiétudes » russes et chinoises énoncées à mots couverts. Propos de dirigeants iraniens alternant l’hypocrite et le répugnant. L’épicentre de la guerre en cours n’est pas en Irak, mais dans le pays voisin. Et la situation qui règne à Téhéran ne pourra plus durer très longtemps.

Ceux qui prônent l’apaisement et la continuation de leurs petites transactions commerciales ne voient pas que, cette fois, ils ne vendent pas la corde avec laquelle on pourrait les pendre, comme au temps de l’Union Soviétique, mais le couteau qui pourrait les égorger ou les moyens nucléaires qui pourraient les désintégrer.

Ceux qui parlent de « puissance iranienne » ne voient pas la réalité de ce pays. Ceux qui disent qu’il fallait renverser les mollahs et pas Saddam ne comprennent décidément rien à la situation de la région. Dans la longue guerre en cours, casser le régime taliban, c’était briser un maillon faible d’une chaîne qui va du Liban jusqu’au Pakistan. Renverser Saddam, c’était rompre un autre maillon faible. Les groupes terroristes islamistes, plutôt que de frapper l’Occident, se sont donné comme priorité de chasser les Occidentaux d’Afghanistan et d’Irak, et de tout faire pour que ces pays ne connaissent pas la stabilité. L’Iran, désormais le principal soutien de ces groupes, s’est lancé dans une fuite en avant, consacrant des sommes toujours plus importantes à cette activité tout en dévoilant ses plans et accélérant les pires de ses programmes. Nous approchons du point d’ébullition.

L’Iran est un pays en crise très profonde où le régime ne tient que par la répression : la corruption est partout, la population est lasse et vit dans la pénurie, l’économie est dans un délitement que la hausse du cours du pétrole ne masque ou ne compense pas. À l’extérieur, aussi bien al Qaida en Irak que les sanguinaires milices de Moqtada al Sadr à Bagdad subissent revers sur revers. La Syrie, seul allié de Téhéran, est très isolée dans le monde arabe. Les régimes sunnites sont désormais davantage imprégnés de la crainte d’une nucléarisation de l’Iran que de la haine d’Israël.

Options disponibles :


1. Un accroissement drastique des sanctions internationales débouchant sur un soulèvement et un changement de régime (ou, au minimum, un changement dans le régime), mais je n’y crois guère.

2. Une opération militaire qui consisterait en des bombardements massifs des installations nucléaires et de l’appareil répressif du régime, et je pense que c’est ce qui finira par se faire. Je ne pense pas que cela débouchera sur un blocage du détroit d’Ormuz, car la marine américaine est très présente dans le Golfe.

Israël devra faire preuve d’une extrême vigilance, mais n’aura pas davantage à craindre car, cette fois, les intérêts d’Israël et des régimes sunnites convergeront. Bachar el Assad, le Hezbollah et le Hamas seront peut-être activés, puisque c’est de la survie du régime de Téhéran que dépend leur propre survie, et Israël aura alors à faire ce qui doit l’être. L’abcès proche-oriental pourra, alors, commencer à dégonfler sans, bien sûr, que la guerre en cours soit achevée. L’Europe et les États-Unis devront aussi faire preuve d’une vigilance absolue, car Téhéran reste le type même de l’État voyou qui ne recule devant rien.

La Russie et la Chine, au-delà des mots, ne pourront faire grand-chose. L’extrême gauche et l’extrême droite trépigneront, c’est leur habitude. Je ne vois, je dois le dire, pas d’autre issue, car une prolifération nucléaire dans tout le Proche-Orient et un renforcement décisif des forces du néo-totalitarisme ne me semble pas une issue, mais une impasse. La guerre en cours continue. Elle sera longue encore. Bush l’a dit dès 2001. Sarkozy et Kouchner, à la différence de leurs piètres prédécesseurs, savent ce qui est en jeu. Ils jouent un rôle décisif dans une Europe chancelante et, parce que c’est là l’essentiel en temps de guerre, je m’abstiendrai, oui, de toute critique à leur égard. Je les remercierai au contraire d’avoir fait sortir la France du rang des collabos. La guerre est en cours, ce doit être dit. Le compte à rebours concernant l’épicentre de la guerre est enclenché.

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En bref
Endettement
«La vérité, c’est que nous sommes dans une merde noire. Nous devons faire des réformes fondamentales.»
François Fillon

SIC
Aveu «Avec une croissance de 1,5 à 2 % par an, qui peut croire que nous pouvons consacrer 6 milliards d’euros de plus pour la prochaine loi de programmation ?»
Hervé Morin,
ministre de la Défense

PC «Vous êtes à la fin de votre histoire. Soit vous allez avec Besancenot, soit vous venez avec nous.»
François Hollande

Calvaire «Je ne veux plus jamais vivre cela.»
Christophe Chantepy, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal

Vélib’ «La société Decaux avait proposé ses services à Paris avant Lyon, mais Paris n’y croyait pas.»
Gérard Collomb, maire de Lyon

Éloge «Sarkozy est peut-être la personnalité la plus intéressante sur la scène politique internationale aujourd’hui.»
David Ignatius – Éditorialiste
du Washington Post

Incorrigible «Jospin estime que s’il a perdu en 2002, c’est que le peuple a mal voté, et que si Ségolène a été désignée en 2006, c’est que les militants ont mal voté. Il est incorrigible.»
David Assouline,
sénateur PS de Paris

Pendaisons «En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels.»
Mahmoud Ahmadinejad

Communiquant «Sarkozy préempte le terrain et oblige tout le monde à s’y placer. Il crée l’actualité et tous les autres doivent suivre.»
Alastair Campbell,
ancien dir/com de Blair




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