enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Au secours ! La gauche revient


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page
Article de la semaine

Voter pour cet article
204 VOTES
1930 LECTURES

Dumait Alain - mercredi 22 septembre 2010

sarkozy, le-pen, parti-socialiste
Un sondage réalisé au mois d’août pour le Nouvel Observateur indiquait que, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, le candidat socialiste l’emporterait au deuxième tour sur Nicolas Sarkozy dans tous les cas de figure.

Nous faisons ici l’hypothèse la plus probable, selon laquelle Martine Aubry sera la candidate du PS et qu’elle sera élue, comme candidate de toute la gauche, le 6 mai 2012.

À droite, tout indique que Nicolas Sarkozy sera au premier tour le candidat de l’UMP. Pourtant, François Fillon, selon les études disponibles, serait susceptible de faire mieux que lui. Mais on ne peut raisonnablement pas faire l’hypothèse que le Président lui passe le flambeau…
Du côté du FN, aucun observateur ne doute que Marine Le Pen (42 ans) succédera à son père Jean-Marie (82 ans) en janvier prochain et qu’elle sera la candidate de son parti en 2012.

La question est alors de savoir si le candidat de l’UMP arrivera avant ou après celui du FN.
Quand on est le candidat sortant d’un parti de gouvernement, on ne peut faire campagne que sur ses résultats. Pour Sarkozy, au plan économique, ils seront catastrophiques.

Non seulement dans les faits constatables (chômage, croissance, déficits dettes…), mais aussi par rapport à ses promesses les plus solennelles, en particulier celle de ne pas augmenter les impôts.

Comme sur les autres terrains – sécurité, immigration, prestige de la France, identité nationale… –, son bilan est plutôt maigre, on peut faire l’hypothèse que non seulement il n’aura pas deux fois les électeurs du FN qu’il avait séduit en 2007, mais encore que beaucoup d’électeurs UMP lui feront défaut. Et, pour le montrer, ils auront le choix entre quatre solutions au moins : s’abstenir, voter centriste au premier tour, voter à gauche (comme une partie des électeurs de Giscard d’Estaing n’avait pas hésité à le faire au premier tour de 1981). Ou voter pour le FN.

Le député UMP de Paris, Ber­nard Debré, a dit publiquement craindre pour 2012 « un 21 avril 2002 à l’envers ». C’est-à-dire une situation où la gauche serait en tête, le FN en seconde position et l’UMP en troisième seulement…

On dira que dans un tel cas, la victoire de la gauche serait plus qu’assurée. Mais sans doute l’est-elle de toute façon.
Pour la gauche, qu’importe celui qui sera sélectionné pour le deuxième tour. Mais pour la droite, chacun des deux scénarios envisageables entraîne des conséquences radicalement différentes.

Si l’UMP est battue au deuxième tour, le parti conserve quelques chances de rebondir. Encore qu’avant cela il aura perdu tous ses points d’ancrage électoraux, les régions, les départements, les villes de plus de 100 000 habitants (c’est déjà fait), mais aussi le Sénat (c’est probable, en 2011…).

Si le FN est au deuxième tour, il deviendra le principal mouvement de la reconquête, porté par une vague populiste déjà à l’œuvre en Europe et surtout aux États-Unis.

Une recomposition du paysage politique de la droite en France serait alors possible et sans doute inéluctable. Arrêtons là les fantasmagories !

La victoire (probable) de la gauche en 2012 résultera non pas tant de l’application du principe de l’alternance en démocratie qui veut qu’un parti qui a raté le coche présidentiel à trois reprises bénéficie d’une prime au balancier électoral, que de l’échec du candidat sortant de la droite.
On doit alors s’interroger sur les raisons profondes de cet échec, aujourd’hui annoncé.

Nicolas Sarkozy a été élu sur la promesse de réformes profondes. En particulier sur une meilleure écoute du « peuple de droite »
: « Je ne vous trahirai pas, répétait-il. »

Ne savait-il pas qu’il avait au plus cent jours pour faire passer ses réformes ? Cette courte période, il l’a utilisée à faire ami-ami avec ses adversaires politiques. En pratiquant une « ouverture à gauche » qui ne pouvait que troubler ses électeurs. En copinant avec les chefs syndicalistes, qu’il n’avait aucune chance d’amadouer.
En s’intégrant dans l’univers des médias et du show bizz, qui lui est viscéralement hostile.
Tout se passe comme s’il avait pensé que son seul charisme pouvait endormir, voire neutraliser, les forces du conservatisme social. En se présentant lui-même comme le meilleur défenseur de l’État-providence.
Le résultat est là. Pas tout à fait certain, mais plus que probable !

31 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
France TV
 On estime que la suppression de la publicité sur France Télévisions, qui a conduit à avancer la soirée télévisée à 20 h 35, a entraîné la perte de 52 heures d’information en 2009. Ou encore la disparition de 1 692 sujets d’information (4 par jour)

Medias
radio France > Les stations de Radio France réunissent chaque jour 13,2 millions d’auditeurs.

Libération > En juillet, le quotidien « Libération » a connu une hausse de sa diffusion de 6,4 %. Cette bonne évolution le place juste devant le « Figaro » (+3,8 %) et le « Monde » (+2 %).

Asie > 67 des 100 plus grands quotidiens du monde sont édités en Asie. Le Japon détient le quotidien le plus lu, le « Yomiuri Shimbun », diffusé chaque jour à plus de 10 millions d’exemplaires. Au total, les Japonais achètent 50 millions de quotidiens chaque jour : loin devant le plus grand marché européen (l’Allema­gne, avec 20 millions de quotidiens vendus chaque jour), à peu près au même niveau que le marché américain (46 mil­lions de quotidiens vendus aux États-Unis), mais aussi loin derrière les deux grands marchés asiatiques que sont l’Inde (110 millions d’exemplaires vendus chaque jour) et la Chine (109 millions d’exemplaires)…

Blogs > Skyrock.com, premier réseau social de blogs français, revendique 26,9 mil­lions d’inscrits.

Conservatisme > Le groupe Quebecor envisage le lancement d’une chaîne télévisée en langue anglaise sur le modèle de Fox News, à destination du public conservateur canadien. À quand une télévision pour le public conservateur français ?




Plan du site