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Bachelot légalise la drogue en catimini


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Rouxel Jean - mardi 27 juillet 2010

sante
Roselyne Bachelot n’en rate décidément pas une ! Elle a pris la semaine dernière la décision ahurissante « d’expérimenter » les « salles de shoot » (c’est-à-dire ces salles où les drogués peuvent s’injecter leur poison sous contrôle médical).
La logique de ce dispositif ? Elle est officiellement de lutter con­tre le sida.
On sait, en effet, que les toxicomanes sont un milieu particulièrement touchés par cette mala­die et que l’utilisation de seringues usagées facilite la transmission du virus.

Mais le bon sens le plus élémentaire consisterait à traiter la dépendance à la drogue, au lieu d’aggraver cette dépendance en facilitant encore l’accès à la drogue, comme le permettent ces fameuses « salles de shoot » !

J’ajoute que je trouve un peu curieux qu’un ministre – et spécialement le ministre d’un gouvernement de droite – cède ainsi à la pression d’associations, dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne sont guère proches de l’électorat de droite. Car les grands défenseurs de ces « salles de shoot », c’est Act up ; c’est Aides ; c’est toutes ces associations d’homosexuels militants, dont le but est clairement, non pas la reconnaissance de la dignité humaine des homosexuels, mais la destruction de tout l’ordre social et familial.

Mais, on peut se demander si Bachelot ne tente pas là un coup de poker politique. Depuis quelques semaines, sa survie au gouvernement est menacée par la longue liste de ses bourdes. En donnant satisfaction au lobby gay (fort peu représentatif, pour autant que je sache, des homosexuels), sans doute espère-t-elle se rendre « intouchable », le président Sarkozy étant naturellement enclin, à proximité de 2012, à éviter de froisser un lobby puissant, notamment dans les médias…

Il reste tout de même incroyable de légaliser ainsi l’usage de la drogue, sans même en débattre ni devant le parlement, ni devant l’opinion publique.
Car les « salles de shoot » ne sont rien d’autre qu’une légalisation détournée de la drogue.

On me dira peut-être que la dépénalisation de la drogue serait la meilleure solution ; qu’elle permettrait un meilleur contrôle sanitaire et éviterait à des gangs de s’enrichir. J’avoue que cet argument anti-prohibition m’a parfois tenté.

Mais il se heurte à deux problèmes. D’abord, ces « salles de shoot » ne seront qu’un « produit d’appel » légal, avant de passer à des drogues plus fortes et aussi prohibées qu’aujourd’hui. Ensui­te, peut-on vraiment laisser, au nom de la liberté, notre jeunesse abdiquer sa liberté ?

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