Rouxel Jean - mardi 08 septembre 2009
immigration, deliquance
Avignon n’est certainement pas la métropole française la plus dangereuse, ni la plus réputée pour sa criminalité ou pour l’abondance de ses communautés allogènes.
Pourtant, dimanche dernier, le 6 septembre, dans une petite commune de l’agglomération, une bagarre « inter-communautaire » (comme on dit pudiquement dans les médias) a entraîné la mort d’un jeune homme et deux autres ont été grièvement blessés au couteau et à la batte de base-ball.
Simple fait divers, me dira-t-on. Peut-être, mais extraordinairement révélateur dans sa banalité même.
Première chose : on ne cesse de nous dire qu’il n’y a aucune relation entre immigration et insécurité. Et même de nous menacer implicitement des foudres de la « Justice française » (si peu juste et si peu française), en déclarant doctement qu’établir un tel lien (fût-ce sous forme de question) serait du racisme. Le dernier crime encore pénalisé en France…
Pourtant, c’est l’agence Reuters, pas réputée pour ses accointances avec « l’extrême droite », qui nous révèle que cette bagarre – qui a tout de même impliqué une cinquantaine de « jeunes » – mettait aux prises des ressortissants des communautés maghrébine et turque.
Je veux bien qu’il soit strictement interdit de se poser des questions, mais, enfin, le lien entre immigration et insécurité me semble tout de même, en ce cas, assez facile à deviner.
Au passage, cela devrait aussi, dans un état normal du débat médiatique, permettre de river leur clou à ceux qui prétendent qu’accueillir la Turquie dans l’Union européenne réglerait nos problèmes avec l’islam. Manifestement, les relations entre communautés musulmanes ne sont pas aussi cordiales qu’on veut bien nous le dire…
Ce qui est surtout frappant dans ce fait divers, comme dans d’autres semblables, c’est que la solidarité de ces « jeunes » est une solidarité ethnique et non une solidarité nationale. Les éléments d’une guerre civile « inter-communautaire » sont évidemment réunis et il n’y a que les pouvoirs publics et la « classe parlante » pour ne pas vouloir s’en rendre compte !
Avec une telle situation explosive, on a à peine besoin d’étincelle. Dans le cas d’Avignon, cette bagarre a, paraît-il, été déclenchée par le vol d’un autoradio. Autrement dit, grâce à la brillante politique migratoire et intégratoire des pouvoirs publics, à tout moment, la guerre civile peut exploser. Merci pour tout Giscard, Chirac, Mitterrand et compagnie !
41 commentaires - Ecrire un commentaire
|