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Barack Obama et le déclin de l’Occident


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Rouxel Jean - mardi 11 novembre 2008

etats-unis, obama, irak
L’événement majeur de ces derniers jours est évidemment l’élection de Barack Hussein Obama. Contrairement à l’ensemble de la presse mondiale, je crois que cette élection marque un déclin. D’abord, parce qu’Obama a été élu par défaut, pour sanctionner l’administration républicaine sortante, bien plus que par adhésion à son programme.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder deux choses : la première, c’est que les majorités démocrates au sénat et à la chambre des représentants ont été mieux élues qu’Obama – qui persiste à faire peur par son idéologie d’origine, proche du marxisme et de l’islam radical, et par les liaisons dangereuses qu’il a gardées dans ces mondes interlopes.

Le second élément, ce sont les résultats des référendums, présentés également aux électeurs le 4 novembre. La culture de vie, les valeurs familiales, bref l’anti-obamania y ont rencontré des succès retentissants. Même en Californie, la fameuse proposition 8 (rendant impossible le « mariage gay ») l’a emporté avec 52,3 % des voix !

En d’autres termes, je ne crois pas que l’Amérique ait changé. Elle a sanctionné pour l’essentiel la faillite économique – et sans doute aussi, dans une moindre mesure, la politique irakienne des républicains.

Mais, cette élection est surtout un signe de déclin, au sens où la dernière nation occidentale qui considérait légitime de propager ses valeurs dans le monde vient de voter objectivement contre lesdites valeurs.
Je ne le dis pas au sens où Obama, métis, ne pourrait pas adhérer aux valeurs américaines : ce n’est pas une question de race, Colin Powell ou Condolezza Rice me paraissent plus américains (pour le meilleur et pour le pire) que bien des journalistes blancs et bobos de la côte Est.

Je le dis au sens où Obama s’est délibérément inscrit dans la contestation de l’Amérique profonde. Rappelons qu’il a fait ses classes auprès de personnes comme l’activiste radical Saul Alinsky ou dans des mouvements comme le Nation of Islam de Farrakhan…
J’ignore naturellement quelle sera la marge de manœuvre du nouveau président. Mais, s’il applique son programme, il est à craindre que l’état du monde en soit empiré. Personnellement, je n’étais pas favorable à la politique irakienne de Bush, mais il me semble certain que le retrait des forces américaines en Irak sera pire que leur maintien.

Il était inquiétant d’avoir les États-Unis dans le rôle d’unique gendarme du monde. Il l’est plus encore de n’avoir plus du tout de gendarme !

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