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Barbarie islamique en Iran


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Milliere Guy - mardi 31 août 2010

iran
Une campagne a été menée, ces derniers jours, par la France et d’autres pays, mais aussi par de simples citoyens, pour qu’une femme condamnée à la lapidation en Iran soit épargnée, et que le régime adopte un comportement moins barbare en général.

Voilà de belles paroles, mais qui ont peu de chances d’être suivies d’effet. Comment penser qu’un régime barbare, au sein duquel les lapidations sont monnaie courante, mais aussi les pendaisons après torture d’opposants politiques ou d’homosexuels, va cesser d’être ce qu’il est ? Comment peut-on dénoncer les pratiques sans dénoncer le régime ?

Seul un changement de régime à Téhéran, donc une libération du pays, tombé sous le joug de monstres fanatiques il y a trente et un an (avec le concours de Jimmy Carter et de Valery Giscard d’Estaing), pourrait modifier la situation.

Ce qui s’est passé lorsque la population iranienne est descendue en masse dans les rues après les élections truquées qui ont débouché sur le maintien au pouvoir d’Ahmadinejad constituait une forme d’immense appel à l’aide. L’appel n’a pas été entendu. En spectateurs, les Occidentaux ont regardé les cadavres tomber sur leurs écrans de télévision. Puis, ils sont passés à autre chose.

Les connaisseurs de l’Iran ne cessent de dire qu’avec des appuis extérieurs, une révolution démocratique serait possible, mais nul ne les écoute.
Ce qui pourrait modifier la situation aussi, ce serait une intervention militaire, et nous sommes, sur ce plan, dans une forme de compte à rebours dont nul ne semble en Europe percevoir la gravité. Dans quelques mois, non seulement le régime islamique d’Iran sera toujours un régime barbare, mais il aura l’arme atomique et, à ce moment, il ne menacera plus seulement les femmes, les opposants ou les homosexuels.

D’ores et déjà, l’Iran fomente des attentats en Irak où le retrait des troupes américaines crée pour lui des opportunités meurtrières ; il arme le Hezbollah qui a fait du Sud-Liban une entité totalitaire et terroriste ; il arme et finance le Hamas, qui a transformé la bande de Gaza en une petite république islamo-terroriste ; il finance les talibans en Afghanistan ; et il implante des cellules susceptibles de passer à l’action en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Europe, au Yemen, et en Somalie…

Les dirigeants européens n’ont pas les moyens d’agir, puisque l’Europe est faible militairement et a choisi la faiblesse depuis des décennies. Mais ils ne tiennent même pas un discours qui soit à la hauteur des prétentions morales qu’ils affichent. Ils votent des « sanctions » contre les autorités de Téhéran, mais chacun voit que ces sanctions sont de simples gestes vains dans une comédie qui ne trompe personne – en particulier pas à Téhéran. Ils s’émeuvent du sort d’une pauvre femme qu’on veut mettre à mort, mais se taisent sur le sort des milliers d’autres Iraniens placés dans des situations quasiment aussi ef­froyables. Ils se taisent sur les ramifications que l’Iran tisse aujourd’hui, et parlent du Liban, de Gaza, du Yemen, de la So­malie, de l’Irak, de l’Afghanistan ou du Venezuela comme s’il s’agissait de dossiers séparés.

Ils ne semblent pas même voir que le basculement de la Tur­quie vient lui-même de ce qui se passe à Téhéran. Et ils essaient de faire croire que le « conflit israélo-palestinien » est au cœur de toutes les difficultés. Ou ce sont des imbéciles, ou ils prennent ceux à qui ils parlent pour des imbéciles. J’opte pour la deuxième réponse.

Les États-Unis, eux, pourraient agir, mais ils ne feront rien.
Obama a déjà montré à plusieurs reprises qu’il était favorable à la stabilité en Iran et tout indique qu’il considère l’accès au nucléaire militaire par le régime comme un fait accompli. Il ne faut pas attendre de sa part une phrase nette contre les lapidateurs : à la rigueur, un mot évasif, et encore, j’en serais surpris. Obama est du côté des lapidateurs, des exécuteurs d’opposants et d’homosexuels, de ceux qui tirent dans la foule en colère, de ceux qui alimentent les réseaux terroristes islamiques, mais, vous dira-t-on en Europe, c’est un homme d’une grande « dignité ».

Si une action doit être menée, elle reposera sur Israël, qu’on critiquera aussitôt en hurlant. En attendant, et même après, hélas, la barbarie islamique continuera, en Iran, et en d’au­tres lieux…

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En bref
Partis
D’après les calculs du quotidien gauchiste « Libération », l’UMP est le premier parti de France pour les dons de personnes physiques : 7,4 millions d’euros en 2009 (soit 14,2 % des recettes de l’année)… et pour le financement public : 34,4 millions d’euros (soit 66,2 % des recettes). Le PS est le premier parti de France pour les cotisations d’adhérents : 12,7 millions d’euros (soit 17,4 % des recettes de l’année). Et le PCF est le premier parti de France pour les cotisations des élus : 16,3 millions d’euros, soit 51,7 % des recettes de l’année…

Divers faits
Énergie > On estime que les avions volant en 2010 consomment 70 % de kérosène de moins que ceux volant en 1970.

Amazone > L’Anglais Ed Stafford est devenu, le 10 août dernier, le premier homme à avoir descendu le fleuve Amazone de sa source jusqu’à son embouchure. Soit plus de 6 500 kilomètres, périple qui a duré 2 ans et lui a valu plusieurs dizaines de milliers de piqûres de moustiques, de serpents, de scorpions, et autres bestioles affectueuses, sans parler de problèmes avec des tribus d’Indiens belliqueuses et même de deux accusations de meurtre !…

Sécu > L’assurance-maladie évalue à 2,2 milliards d’euros l’effort d’économies qu’elle doit faire pour répondre à l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy : une augmentation des dépenses limitée à 2,9 % en 2011 !

Restauration > Entre le début du mois de juillet 2009 (date de la diminution de la TVA dans la restauration) et la fin du mois de juin 2010, selon le ministère des Fi­nances, les prix ont baissé de 2,5 % (compte tenu de l’inflation) dans la restauration.




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