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Ben Laden en a rêvé, Obama le fait


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Milliere Guy - jeudi 16 juillet 2009

obama
Ben Laden en a rêvé en détruisant le World Trade Center le 11 septembre 2001, Barack Hussein Obama le fait. Si la politique étrangère d’Obama est la plus dangereuse, la plus inepte et la plus irresponsable menée par un Président des Etats-Unis depuis le début du XXe siècle, sa politique intérieure conduit son pays vers une ruine qui ressemble à celle vers laquelle l’Europe glisse aujourd’hui. Si rien ni personne ne l’arrête, il pourrait créer des dégâts irréversibles qui, vue la place de l’économie américaine, concernent la planète entière.

Les causes de la crise économique actuelle sont connues, et Thomas Sowell, l’un des grands économistes de ce temps, vient de leur consacrer un ouvrage magistral, « The Housing Boom and Bust ». Les remèdes sont connus aussi.

Mais Obama n’a que faire de la crise et ne se préoccupe pas des remèdes : ce qui l’intéresse est d’abaisser les États-Unis, d’y détruire l’initiative individuelle et la liberté de choix et de commencer à y construire une forme de socialisme ou, dit Sowell, de « fascisme ».

Tout s’est enclenché très vite avec le « plan de stimulation » qui est, en fait, un plan de gonflement des dépenses publiques et de l’endettement public qui, s’il se poursuit au rythme actuel, se trouvera multiplié par cinq en moins de dix ans et soumettra le pays au bon vouloir de ses créanciers. Les projets de restructuration du système bancaire ont largement mis celui-ci sous tutelle du Secrétariat au Trésor. En parallèle, Obama a accru la quantité de monnaie mise en circulation d’une manière si vertigineuse qu’il ne peut y avoir qu’une seule issue : un effritement de la valeur du dollar et une inflation forte.

Plutôt que laisser des entreprises comme Chrysler ou General Motors déposer leur bilan et se restructurer après assainissement, Obama a préféré s’en emparer. Il a fait entrer dans l’actionnariat de la première les syndicats et Fiat et injecte massivement l’argent des contribuables dans le seconde.

Fiat a été choisie, entre autres, parce qu’elle produit des très petites voitures, et qu’Obama voudrait que les Américains roulent dans des véhicules de ce type
. Il n’a pas encore révélé ses choix pour la seconde, mais on parle pour elle non seulement de la fabrication de voitures minuscules, mais de celle, à marche forcée, de modèles hybrides. Les syndicats, qui n’ont pas été oubliés chez Chrysler, ne le seront pas non plus à la General Motors. Obama en profite aussi pour punir les concessionnaires des deux marques qui ont versé de l’argent pour les campagnes des Républicains en les plaçant en tête des unités à fermer.

L’EPA, l’agence américaine de protection de l’environnement, a classé le dioxyde de carbone dans la catégorie des gaz polluants et, dès lors qu’elle s’est vue chargée par Obama de « lutter fortement » contre la pollution, il n’est pas difficile de voir ce qui se profile : un projet de taxe carbone (« cap and trade ») qui va rendre plus coûteux les déplacements et les activités de production.

Obama avance à grands pas vers la mise en place d’un système d’assurances santé qui se rapprocherait des systèmes britanniques et canadiens, et qui impliquerait un rationnement des soins, la faillite de multiples entreprises de ce secteur et leur remplacement par des administrations. Les entreprises qui survivraient à ce traitement de choc d’ensemble doivent s’attendre non seulement à un alourdissement des impôts et des charges, mais aussi à une planétarisation de la fiscalité américaine : les entreprises qui réalisent l’essentiel de leurs profits à l’étranger, tout en ayant leur siège social aux États-Unis, savent qu’elles risquent fort de se trouver soumises au fisc américain pour toutes leurs opérations.

Le renoncement à une exploitation de divers gisements aux États-Unis contribue à une remontée nette du cours du pétrole. La destruction de l’économie américaine conduirait à des taux de chômage élevés et une croissance asthénique. Elle entraînerait la disparition de sa position de principale puissance du monde libre : et c’est là, je pense, le souhait fondamental d’Obama. Si la perspective inquiète en Chine, où la croissance dépend de la croissance américaine, elle réjouit de multiples dictateurs et autocrates. Elle devrait inquiéter en Europe : si les États-Unis devaient tomber, le déclin de l’Europe deviendrait une chute libre !

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