enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Brice Hortefeux : l’arroseur arrosé


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
34 VOTES
1760 LECTURES

Rouxel Jean - mardi 15 septembre 2009

racisme, ump
Le Landerneau politico-médiatique ne bruisse que des propos de Brice Hortefeux enregistrés à son insu lors des universités d’été de l’UMP, à Seignosse.

À propos d’un militant d’origine maghrébine qui voulait poser avec lui sur une photo, le ministre de l’Intérieur aurait déclaré : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

Immédiatement interpellé par toutes les belles consciences « humanistes » et droitdelhommistes, le ministre s’est défendu en disant que ce propos visait les Auvergnats, qui auraient été trop nombreux à ses côtés lors de ces universités d’été.
En premier lieu, il est intéressant qu’un homme politique se plaigne d’avoir autour de lui trop de ses électeurs. Si Hortefeux a du mal à supporter les Auvergnats, il existe une solution bien simple : ne pas aller les voir et ne pas quémander leurs suffrages !

Par ailleurs, on voit mal pourquoi dire qu’il y a trop d’Auvergnats ne serait pas un problème, alors que dire qu’il y a trop de Français d’origine maghrébine en serait un.
Ou, plutôt, si, on voit trop bien : les Français de fraîche date et les étrangers ont plus de droits en France que les Français « de souche ». Merci pour nous !

Si l’on comprend bien cette agitation, il n’est donc plus permis de dire que le nombre des immigrés d’origine maghrébine peut constituer un problème (par exemple pour leur intégration dans la communauté nationale). On peut faire toutes les plaisanteries vaseuses que l’on voudra, à condition de bien cibler la communauté visée…

À côté des lois gravement liberticides qui nous empêchent de parler sereinement, il existe ainsi une forme de censure, non strictement légale, mais encore plus efficace.

Brice Hortefeux vient d’en faire l’amère expérience. Souhaitons que cela lui serve de leçon. On ne peut jamais satisfaire la gauche antiraciste, si l’on est « estampillé » de droite. La seule façon d’obtenir une sorte de pacte de non-agression consiste à apporter en permanence sur un plateau la tête de ses voisins. C’est ainsi que le ministre de l’Intérieur avait offert la tête du préfet Girot de Langlade aux hordes du politiquement correct.

Mais, hormis le caractère gravement immoral de tels « lâchages » (avant même de savoir si l’incriminé est coupable), c’est de très mauvaise politique : quand son tour est venu, Hortefeux n’a plus trouvé grand monde pour le soutenir. Comprendra-t-il enfin l’intérêt de l’entente à droite ?

41 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site