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Burqa et niqab : autant en emporte le voile


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Courrier - lundi 16 novembre 2009

islamistes

Faute d'avoir su réagir lorsque les islamistes ont voulu imposer le tchador, nos responsables politiques doivent affronter aujourd'hui une menace plus grave : la multiplication du port de la burqa.

L’on reparle aujourd’hui d’un phénomène qui est né en 1988 et s’est banalisé au fil du temps pour apparaître désormais comme une situation naturelle dans la société française.

A l’époque, hormis quelques journaux nationalistes, nul ne s’était soucié du signe très fort que nous adressaient, par-delà le voile porté par des gamines innocentes et manipulées, les intégristes musulmans. Pourtant, l’avertissement lancé le 10 septembre 1986 dans le journal « Le Matin » par Hussein Moussavi, premier ministre de l’Iran et chef de la branche dure des Hezbollah, était lourd de menace : « La France, c’est sûr, deviendra une République islamique ! »

Qui s’en souciait alors ? Les gouvernements, de gauche comme de droite, poursuivaient leur politique d’immigration, négligeant le fait que les « nouveaux arrivants » importaient également leur religion. Pour favoriser l’intégration des musulmans, on leur abandonna des espaces publics pour leurs prières, on leur construisit des mosquées, on octroya aux enfants des repas spécifiques dans les cantines. Les différents ministres de l’Intérieur, dont Nicolas Sarkozy, créèrent, puis développèrent un « Conseil français du culte musulman », espérant promouvoir ce cercle carré qu’ils appellent « islam des Lumières », en oubliant que la seule « lumière » que les musulmans reconnaissent est celle du Coran.

Pour avoir fait preuve d’une excessive tolérance, le conflit ressurgit 21 ans plus tard, plus menaçant… car il ne s’agit plus du tchador, mais de la burqa et du niqab, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux.

Les femmes deviennent salafistes comme on entre dans une secte

Face à cette nouvelle situation et aux prises de position de nombreux élus locaux, 58 députés, soit 10% des élus de l’Assemblée Nationale, ont réclamé, à l’initiative du député-maire communiste (ça ne s’invente pas) de Vénissieux, André Gérin, la création d’une commission d’enquête sur le port de ces voiles. Elle aurait vocation à mesurer l’ampleur du phénomène avant de proposer éventuellement l’adoption d’une mesure d’interdiction. Les incendiaires de la classe politique veulent ainsi devenir pompiers ! (1)

Après 25 ans de règne sur Vénissieux, et avant de passer la main, le 27 juin 2009, à sa collègue communiste Michèle Picard, André Gérin a voulu alerter la République sur « l’intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d’autres régions de France » (2). « La burqa, dit-il, est la pointe de l’iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes et femmes sont sous surveillance. L’islamisme nous menace réellement ».

Car, à « Vénissieux la rebelle », symbole des « villes chaudes de banlieues », « le pays de la burqa » comme l’appellent les Musulmans, où plus de la moitié de la population est d’origine étrangère et principalement maghrébine, l’islam est la première religion et la pression religieuse s’accroît de jour en jour. Si certaines femmes souffrent du voile qui les ensevelit de la tête au pied, « la majorité a volontairement adopté cette tenue », affirme Bernard Godard, ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. « Beaucoup ont la nationalité française et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs. Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte. »

Ils crachent sur les "infidèles" mais profitent des avantages sociaux

Partout en France, le nombre de femmes « ninja » suit une courbe ascendante, selon l’imam de Guyancourt (Yvelynes), Abdelali Mamoun, qui prévient : « Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives. Même si ces salafistes (tenants d’un islam radical, ndlr) ne sont pas djihadistes, ils haïssent l’Occident, ils crachent sur les koufars, "les infidèles", mais profitent de tous les avantages sociaux de la France en refusant de s’installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane. » Et cet avis est partagé par de nombreux Musulmans de France qui n’hésitent pas à s’élever contre ces « Belphégor » d’un nouveau genre.

Cette affaire de la burqa et du niqab met en lumière les contradictions entre les sectaires de la laïcité et les idéologues des droits de l’homme. Il faut rappeler que nos aïeux ont construit ce pays sur des principes chrétiens et cela devrait être enseigné dans les écoles. Si ces valeurs millénaires offusquent les intégristes islamistes, et s’ils injurient notre drapeau et notre hymne national… alors, qu’ils partent !

José Castano

  1. Le 18 décembre 2008, Nicolas Sarkozy déclarait à l’Ecole Polytechnique : « L’universalité de la France est basée sur le métissage »

  2. Le Figaro – 1er Juillet 2009


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