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C’est l’impôt négatif qu’il nous faut !


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Trémeau Bernard - mercredi 01 décembre 2010

fiscalite, impots
Nicolas Sarkozy veut simplifier la fiscalité et les partis de gauche veulent la rendre « plus juste ».

Il existe une solution technique simple et parfaitement efficace qui donnera satisfaction à tout le monde : l’impôt négatif. C’est un système fiscal qui associe le prélèvement de l’argent et sa redistribution. Mais :

– Il est absolument nécessaire, avant toute chose, de ne pas distribuer plus d’argent qu’on n’en prélève. En empruntant par exemple de l’argent à tous ceux qui veulent bien nous en prêter. Un tel comportement est malhonnête. Il reporte sur les générations à venir le coût de la politique dite « sociale ».

– Il est par ailleurs nécessaire de ne pas revenir aux nationalismes économiques. Car, plus un marché est grand, plus la richesse de ses habitants est élevée. Tout retour au nationalisme économique est un retour vers la pauvreté.

Un seul impôt doit être conservé :

– Il doit obligatoirement ne pas imposer les entreprises. Car dans une économie mondialisée, il les rend non compétitives. Il est donc responsable du chômage et du déficit de la balance commerciale.

– Il doit obligatoirement ne pas imposer ceux qui possèdent les entreprises. Car, plus le capital est imposé, moins les entreprises ont les moyens d’investir et d’innover. Donc de nous offrir à moindre coût des produits de meilleure qualité non fabriqués dans les pays en voie de développement. L’imposition du capital nous appauvrit tous.

– Il doit obligatoirement imposer les produits provenant de l’étranger. Car les produits français sont soumis à la concurrence des produits allemands ou chinois.

Un tel impôt existe depuis plus de 50 ans. C’est la Taxe sur la Valeur Ajoutée (la fameuse TVA)
, créée en France par la loi du 10 avril 1954. Pratiquement, depuis 50 ans, tous les pays du monde l’ont adopté et, partout, il donne entière satisfaction.

C’est un impôt sur la consommation et le riche consomme beaucoup plus que le pauvre. Il va dans des restaurants de luxe manger du caviar. Il se déplace dans son jet privé. Il habite dans un beau château. Il offre à celle qu’il aime des bijoux en or, des diamants ou des manteaux de vison. Et tout cela coûte très cher.

Le produit de cet impôt doit immédiatement être redistribué de façon identique à tous les Français, riches ou pauvres, jeunes ou vieux, hommes ou femmes. Donnons comme exemple la France. En 2009, le revenu « moyen » des Français se situe aux environs de 3 000 euros tous les mois. (Tous les chiffres donnés sont approximatifs).

Une TVA de 10 % permettrait de donner à tous les Français une allocation un peu inférieure à 300 euros tous les mois (il faut en effet déduire du revenu moyen ce que l’on ne consomme pas…).

La mère de famille sans revenu élevant seule ses 3 enfants touchera 1 200 euros. Elle dépensera tout et paiera ainsi 120 euros de TVA. Elle n’aura finalement reçu que 1 080 euros.

L’ouvrier ou l’employé célibataires qui touche un peu plus de 2 000 euros par mois et dépense tout paiera 200 euros d’impôt et recevra une allocation de 300 euros. Il sera encore un peu bénéficiaire.

Le jeune cadre dynamique qui dépense tous les mois ses 6 000 euros paiera 600 euros d’impôts et ne recevra qu’une allocation de 300 euros.

Quant au joueur de football ou au grand patron qui dépense 20 000 euros tous les mois, il paiera 2 000 euros d’impôts et recevra une allocation de 300 euros.

Tel est le principe de « l’impôt négatif ». Il a un immense avantage sur le système actuel. Il permet de répartir en ne contrôlant que les entreprises. Il laisse totalement hors contrôle les consommateurs qui n’auront plus à faire de déclarations fiscales et n’auront plus envie de frauder.

Signalons pour conclure qu’actuellement, notre gouvernement ne nous prend pas 10 % de nos revenus. Il nous en prend plus de 50 %. Et le chômage nous envahit…

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En bref
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Chiffres significatifs
Ue > Au cours de l’exercice 2009, validé fin septembre par la Commission, l’UE a dépensé 112 milliards d’euros, dont 44 milliards investis dans la compétitivité (aides aux entreprises et à la recherche, politique de cohésion), 40 milliards in­vestis dans les zones rurales (surtout sous forme d’aides aux agriculteurs)… On constate aussi que l’UE a donné 12 milliards d’euros au titre de l’aide au développement. À noter : l’administration européenne a coûté 7,4 mil­liards d’euros en 2009, soit 6,5 % des dépenses totales de l’Union. C’est beaucoup moins que le coût de l’administration française dans le budget de l’État… mais c’est tout de même 7,4 milliards d’euros de plus que coûte au contribuable cette énième tranche du mille-feuilles administratif !

Immobilier > Au deuxième trimestre 2010, 39,3 milliards d’euros de contrats immobiliers ont été signés en France, dont 25,9 milliards pour l’ancien.

Emploi > Le Centre d’analyse stratégique estime que, d’ici 2015, 968 000 emplois seront créés en France dans les secteurs les plus dynamiques de l’économie. Dans le même temps, quelque 318 000 emplois seront détruits dans les secteurs déclinants…

Assurance-vie > Sur les neuf premiers mois de l’année 2010, la collecte brute de l’assurance-vie a battu des records : 111 milliards d’euros ont été collectés, soit une hausse de 6,4 % en neuf mois !

Crédit > En 2009, 21,2 % des Français de moins de 30 ans ont souscrit un crédit pour accéder à la propriété, contre 13,7 % en 2000.




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