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C’est « se foutre du monde » !


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Lambert Christian - lundi 02 novembre 2009

immigration, impots
Alain Juppé, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de l’université, député-maire UMP de Bordeaux, ancien Premier ministre et Inspecteur général des finances (er) a déclaré, le 6 octobre dans l’entretien qu’il a accordé à « Sud-Ouest », au sujet de la réforme des collectivités locales : « C’est tout de même se foutre du monde ! »

En termes simples, Alain Juppé a dit la vérité. On peut généraliser. Car, c’est bien « se foutre du monde » que de proclamer que les impôts n’augmentent pas, alors qu’au cours des deux premières années de l’actuel quinquennat, une vingtaine de taxes nouvelles ont été créées, ponctionnant quelque 20 milliards d’euros dans la poche du contribuable, en même temps que les impôts locaux augmentaient sensiblement.

L’Allemagne, elle, va diminuer ses impôts de 26 milliards d’euros d’ici à 2011, alors qu’en France, l’impôt sur les sociétés atteint déjà, 34,4 %, celui sur les revenus 54,1 %, et que les charges patronales culminent à 45 %. La France est ainsi le pays le plus imposé du monde, écrit la sérieuse revue américaine « Forbes », et pour quel résultat ? 2 000 milliards de dettes, 8 millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté et d’autres qui ne survivent qu’en s’endettant.

De janvier à septembre, 162 171 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France. Endettement moyen par ménage : 40 530 euros ! Le chômage, bien sûr, est alarmant, en particulier chez les jeunes (25 % des 16 à 25 ans sans emploi, le plus mauvais chiffre en Europe de l’ouest). Tout cela malgré un assistanat dispersant chaque année des centaines de milliards d’euros. Nous sommes à la foire d’empoigne avec la distribution de milliards… que l’on n’a pas !

« C’est se foutre du monde » que d’avoir créé une taxe carbone, dont on sait qu’elle sera totalement inefficace, la France n’étant responsable que pour 0,00495 % des émissions de CO2 dans le monde, une taxe qui va gêner tous les Français, alors que l’on sait très bien que la pollution atmosphérique va augmenter dans les années qui viennent, avec, en particulier, des millions de voitures nouvelles mises en circulation en Chine et 22 500 longs-courriers supplémentaires d’ici à 2020.

C’est encore « se foutre du monde » de dire et faire dire que l’immigration est maîtrisée, alors qu’elle ne fait que croître et embellir, via notamment la Grèce, l’Italie et l’Espagne, Mayotte et la Guyane. Ce qui permet de raconter fièrement que la population « française » augmente. Elle augmente tellement que, sur la base des tendances actuelles, notre pays va vers une situation où les immigrés, hors Union européenne, représenteront prochainement jusqu’à 30 % des populations vivant en France. On notera, dans le même ordre d’idées, que l’on a cru bon de se doter d’une sorte de commissaire politique en la personne de Yazid Sabeg, avec pour mission de « diversifier », c’est-à-dire d’islamiser la France, avec en plus une police de la pensée que l’on appelle la Halde.

Les jeunes issus de l’immigration représentent d’ores et déjà en France 25 % de la tranche d’âge des 20-29 ans ; 25 % des naissances en 2006 sont issues de deux parents immigrés ; 80 % de la croissance de la population européenne pendant la période 1994-2006 est due à l’immigration, la France en tête. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner des incidents permanents dans les « quartiers », proches parfois de la guérilla. Il ne faut pas s’étonner non plus que la rue Bugeaud à Lyon ait été débaptisée pour s’appeler la rue Lalla Fatma N’Soumer, figure de la « résistance algérienne » contre la présence française. C’est ce qu’on appelle le respect de l’identité nationale !

N’est-ce pas aussi « se foutre du monde » que de nous avoir infligé le procès Clearstream, c’est-à-dire un combat de coqs entre le Président de la République et un ancien – récent – Premier ministre, qui à nouveau s’affronteront en 2012, chacun voulant être chef de l’État, Dominique étant tout à fait en mesure avec moins de 10 % des voix de faire battre Nicolas, au profit d’un troisième larron ! Je ne parlerai pas des problèmes du « fils », 23 ans, sans diplôme, mais non sans qualités, ex-candidat à la présidence de l’Établissement public d’administration de la Défense des Hauts-de-Seine, et toujours candidat à la présidence du conseil général de ce département, le plus riche de France.

Ces spectacles, médiatiques et judiciaires, sans fin commencent à irriter fortement les Français, y compris la majorité parlementaire, à tel point que le sénateur Hubert Haenel vient de déclarer : « Depuis 24 ans que je suis parlementaire, je n’ai jamais vu un tel décalage entre le Président et sa majorité. »

Tout ceci fait aussi la joie des journalistes du monde entier qui se gaussent de la gouvernance française, certains rappelant opportunément que le premier magistrat d’un pays comme la France, qui fut autrefois une grande puissance, a un devoir de comportement. Imagine-t-on le général De Gaulle, dont on peut critiquer la politique, mais qui avait, lui, la dignité de sa fonction, aller fêter son élection dans un bistrot de Paris, même cher, chic et connu, aller passer des vacances sur le yacht d’un copain fortuné et défrayer la chronique mondiale par l’étalage de problèmes intimes et féminins ? Il est des choses qu’on ne fait pas, qu’on ne s’autorise pas.

Enfin, et je terminerai par là, c’est « se foutre du monde », M. François Hollande, ex-premier secrétaire du Parti socialiste, que d’avoir pour programme pour 2012 (car vous aussi, vous êtes candidat à l’élection présidentielle) une augmentation générale des impôts qui concernerait tous les Français, surtout les Français sérieux et épargnants, les petits riches que vous n’aimez pas, comme vous dites, au même titre que les grands riches qui, eux, peuvent se sauver… et, bien sûr, tout cela sans diminuer de façon significative les dépenses publiques. Il faut bien être élu ! Mais, sans vouloir vous décourager, je me permettrai de vous confier, M. Hollande, qu’avec un tel programme, ce sera difficile.
Bref, qu’avons-nous fait aux dieux pour avoir une classe politique aussi médiocre ?

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