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Cancer et bourrage de crâne |
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Lance Pierre - mercredi 13 février 2008
Je remercie les lecteurs qui m’ont prévenu que France 2 diffusait, jeudi 7 février à 23 h, une émission consacrée à « la guerre contre le cancer », et qui s’annonçait très critique de la cancérologie officielle.
Sans eux, je ne l’aurais peut-être pas regardée, pensant que la télévision allait une fois de plus nous désinformer. Eh bien non, et j’ai eu l’agréable surprise de voir et d’entendre (enfin !) un documentaire honnête et courageux, révélant sans ambages l’atroce vérité : à savoir que la guerre contre le cancer n’est depuis cinquante ans qu’une succession de stratégies absurdes, de batailles perdues, de budgets gaspillés, de propagande mensongère et de cyniques opérations de marketing au profit de l’industrie pharmaco-chimique.
Lorsqu’on essaie depuis des décennies de faire prendre conscience à ses contemporains que notre civilisation égarée est une entreprise de destruction acharnée de la nature et de la santé et que la médecine est la principale complice de cette destruction, c’est une grande satisfaction que de voir enfin le propos relayé par une grande chaîne de télévision. On se prend à espérer que les choses puissent enfin changer.
Espérons, mais ne rêvons pas ! Nos hommes politiques sont si incultes et si « influençables », de diverses manières, et le peuple si crédule, si paresseux et si manipulable qu’on peut craindre qu’il faille encore des monceaux de cadavres pour que la sagesse se réveille.
J’ai publié mon premier article sur la question en janvier 1967, sous le titre « Le cancer, mal politique », dans la revue « L’Homme Libre », de mon ami Marcel Renoulet. J’y insistai notamment sur le fait que le cancer n’était pas autre chose qu’une révolte de la nature contre une existence disharmonique, le refus de nos cellules de participer à la vie d’un corps dévoyé par un mode de vie stupide, pratiquant des excès de toutes sortes dans une atmosphère psychologiquement malsaine et chimiquement polluée.
Pourtant, durant toutes ces années, les pharmaco-chimistes n’ont cherché qu’à inventer des médicaments agressifs, toxiques et destructeurs du terrain organique, publiant périodiquement des bulletins de victoire totalement fallacieux, diffusés par des journalistes ignorants et naïfs, voire stipendiés.
À ce sujet, le documentaire de France 2 récapitule une impressionnante série de communiqués triomphants suscitant de faux espoirs toujours déçus. Confronté à son discours vieux de vingt ans, l’un des mandarins, loin de montrer quelque remords, s’exclame avec cynisme : « Il fallait affirmer aux gens que la médecine avançait, afin qu’ils prennent patience. » Ils prenaient patience en effet… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Le documentaire nous assène ensuite des chiffres terrifiants sur la progression constante des décès par cancers et sur l’aveuglement des cancérologues. Deux ans avant l’interdiction de l’amiante, l’Académie de médecine osait encore afficher son scepticisme quant à son caractère cancérigène, pourtant démontré depuis des décennies.
Le film reproduit également des discours fracassants de plusieurs présidents américains, de Nixon à Bush fils, jurant qu’on allait terrasser le cancer et jetant dans la balance des centaines de millions de dollars, aussitôt engloutis par une armée de chercheurs parasites retranchés dans le monumental fromage de la souffrance humaine, uniquement obsédés par le rêve du médicament miracle producteur de gros dividendes et négligeant complètement la recherche des causes et la vraie prévention.
L’émission nous révèle d’ailleurs un chiffre d’une cruauté inouïe : sur les sommes colossales payées depuis cinquante ans par les contribuables ou les donateurs du monde entier au profit de la recherche sur le cancer, 1 % seulement a été consacré à la prévention ! Oui, vous avez bien lu : un pour cent !
Tandis que 99 % allaient se perdre dans le tonneau des Danaïdes de la recherche-qui-ne-trouve-rien mais qui nourrit grassement ses adeptes. Et pendant que Madame Pièces Jaunes parcourait la France en TGV, la main sur le cœur et la larme à l’œil, aucun de nos gouvernements successifs ne prenait en compte les études scientifiques démontrant (depuis 1979 !) que la leucémie infantile frappe en priorité les enfants vivant à proximité des lignes à haute tension ou des transformateurs électriques. Qui lira vivra !
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France Télévisions
Les dirigeants de TF1 ont fait passer à l’Élysée une note de recommandation sur France Télévisions : 1 - Plafonner à 500 millions d’euros (et non à 800 millions) l’enveloppe destinée à compenser la suppression de la pub sur les chaînes publiques. 2 - Instaurer des quotas d’émissions négatifs pour les séries américaines. 3 - Fixer un seuil au-delà duquel la société ne pourra pas enchérir pour l’obtention de droits sportifs. 4 – Permettre à TF1 de passer de 6 à 9 mn de pub par heure.
Medias
TF1 > L’émission littéraire mensuelle de TF1 « Vol de nuit », présentée par Patrick Poivre d’Arvor, s’arrêterait à la fin de la saison. En cause, des audiences insuffisantes et un souci d’économies.
France 2 > Nicolas Sarkozy a suggéré à Michel Drucker d’inviter Carla Bruni à son émission « Vivement dimanche », au printemps : cela coïncidera avec la sortie de son nouvel album.
France 3 > Le gouvernement projette de privatiser France 3 : les stations régionales de la chaîne deviendraient la propriété de sociétés d’économie mixte associant les conseils régionaux à des journaux locaux et autres investisseurs privés.
Point de vue > Lors de son voyage en Inde, Nicolas Sarkozy a convié la rédactrice en chef de « Point de vue » à le suivre lors de son prochain voyage à Londres, et aux J0 de Pékin.
« N° Wine » á Une jeune éditrice, Patricia Lepic, lance le premier magazine gratuit consacré au vin, « N° Wine », 96 pages, 150 000 exemplaires, en français et en anglais, distribué dans les aéroports de Londres et Paris et dans l’Eurostar. |
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