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Carte scolaire et ségrégation sociale


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Barrucand Pierre - mercredi 20 septembre 2006


La carte scolaire ne fut inventée, ni par la IIIe ni par la IVe République mais seulement en 1963. Le ministre, très contesté, était Christian Fouchet. Son but, se voulant louable, était d’accroître la mixité sociale. Mais toute réforme entraîne toujours peu ou prou des « effets pervers ». Mais dans ce cas, il y a eu subversion totale du but initial, car ce qui fut accru, voire parfois totalement réalisé, a été une forme de ségrégation sociale, voire raciale.

Dès le début, la chose était prévisible. Car ni en 1900, ni en 1960, les enfants d’Aubervilliers ou de Romainville n’étaient ceux de Neuilly ou de Passy ; même à Paris, ceux de Belleville n’étaient pas ceux d’Auteuil. Toutefois, dans les quartiers ou banlieues pauvres, beaucoup de familles « méritantes » pouvaient envoyer leurs enfants dans de meilleures écoles ou collèges que ceux de leur environnement immédiat. Parfois même au lycée, assez élitiste avant 1939.
Avec la carte scolaire, la chose devenait beaucoup plus difficile. On aurait voulu contenir les pauvres dans des écoles pour pauvres et éviter que les enfants de familles « convenables » ne soient mêlés à ceux des « classes dangereuses », qu’on n’aurait pas pu mieux s’y prendre !

De plus, depuis 1963, un phénomène nouveau s’est développé : la ghettoïsation de trop nombreuses localités due à l’afflux d’immigrés d’origine musulmane et aggravée par le retrait progressif des « Gaulois » (soyons corrects, ne parlons pas de Français de souche !) qui constatent la difficulté de la coexistence, augmentant ainsi une forme douce de purification ethnique ou, plutôt religieuse, à la grande satisfaction des wahhabites et des salafistes d’une part, et, d’autre part, d’une minorité de jeunes délinquants agressifs : la « caillera » (ne parlons pas de racaille !).
Les résultats sont le développement de la violence scolaire qui obère la qualité de l’enseignement, les lourdes pressions sur les femmes pour qu’elles se voilent, voire mènent une vie recluse, l’abaissement du pourcentage de mariages « mixtes » et un chômage massif.
Or, il y a beaucoup de jeunes « issus de l’immigration » qui désirent s’intégrer, travailler, poursuivre des études, notamment des filles désireuses d’échapper aux violences de la « caillera » ou aux pressions des intégristes, et de connaître un autre monde que celui, étouffant, de ces lieux. Et cela, la perverse carte scolaire ne le permet guère, renforçant ainsi le phénomène de ghettoïsation.

Quand, aux USA, on voulut s’attaquer à la ségrégation de fait, on imposa le « bussing », qui est tout le contraire de la carte scolaire ! Les inconvénients étaient réels, mais la méthode fut assez efficace. Dans la mesure où la gauche se veut réellement (?) en faveur des plus démunis, elle devrait exiger en priorité la suppression totale de cette maudite carte ségrégationniste.
Or, Razzye Hammadi, leader autocratique du MJS (les « jeunes socialistes ») déclare : « Abandonner la carte scolaire, c’est mettre en ordre l’injustice » ce qui, on le voit, est « hénaurme ».
Or, cet homme d’origine purement nord-africaine, est issu d’une famille modeste. Alors ? Désire-t-il accroître ségrégation et ghettoïsation ? Et pourquoi ? La chose est peu vraisemblable et serait très inquiétante. Une autre explication est plus probable et médiocre : Ségolène Royal ayant proposé une timide réforme, constatant l’injustice du système, mais surtout contrariant les ambitions de certains « éléphants » usés et vieillis auxquels elle taille des croupières, Hammadi se veut à une avant-garde agressive de la protection de ceux-ci, et entend multiplier contre elle toutes sortes de provocations et d’agressions, conforme en cela à la tradition d’une certaine extrême-gauche. Nostalgie ?
Et cela illustre l’extrême médiocrité intellectuelle d’un PS qui n’a plus aucune idée neuve, ce qui n’était pas le cas, il y a quelques décennies, quoi que l’on pense de ces idées. Il n’est plus guère qu’un appareil électoral, un parti attrape-tout unissant un « conservatisme » qui est en fait un misonéisme fondamental, refus de tout changement, à un verbalisme creux.
À sa gauche, existent des forces « altermondialistes » qui ont, elles, quelques idées, même si fausses ou dangereuses, et qui ont de moins en moins de sympathies pour lui.


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Chiffres Significatifs

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Viniculture á Chaque année, la France produit plus de sept milliards de bouteilles de vin, mais n’en vend que la moitié. Une grosse partie des invendus est transformée en alcool industriel.

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