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Castro, Chavez et les autres…


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Milliere Guy - dimanche 24 juillet 2005


L’été est là. De nombreux Français vont se rendre à Cuba. De gentils guides leur parleront de la révolution, de Che Guevara, de l’embargo américain… Certains touristes parleront avec des Cubains qui leur diront que tout va bien : ils entendront de la musique et se diront qu’après tout, ces gens sont heureux.
Ce que les touristes en question devraient savoir est que les employés des clubs de vacance où ils séjournent touchent un salaire de misère imposé à 90% par l’État cubain, ont des difficultés à nourrir leur famille et n’ont pas le droit de sortir de nourriture des clubs où ils travaillent. Ce que les touristes devraient savoir aussi est que des filles se vendent pour pas cher sur le front de mer et sont prêtes à faire l’esclave sexuelle pour un prix dérisoire parce qu’elles n’ont pas d’autre issue. Ce qu’ils devraient savoir est que la police secrète écoute les conversations, scrute les rencontres, surveille les déplacements.
Pendant qu’ils lisent des journaux où on « s’indigne » parce qu’une goutte d’urine échappée au vent à Guantanamo (un vrai Goulag, selon les vendus d’Amnesty) a pu effleurer un Coran, des milliers de gens croupissent dans leur urine et leurs excréments dans des cellules abjectes situées à quelques centaines de mètres des clubs de vacance (mais ces cellules n’intéressent pas les vendus d’Amnesty).
Partir en vacances à Cuba, je le dis chaque été, c’est financer et cautionner le système totalitaire castriste, et lui permettre de durer davantage encore. C’est financer les tortures, les emprisonnements arbitraires, la pénurie, la prostitution de masse, tout ce qui disparaîtrait si, enfin, le régime castriste s’effondrait.
C’est aussi fermer les yeux sur une autre réalité de la région. Si Castro était isolé et aux abois voici quinze ans, il n’est plus seul, et à la vague de démocratisation qui a touché l’Amérique latine au début des années 1990 succède aujourd’hui une vague populiste aux relents dangereux pour la démocratie et la société ouverte.
Cette vague touche l’Argentine, l’Uruguay, l’Équateur, le Pérou; elle touche le Brésil de Lula et les régions tenues par les narco-guerillas en Colombie. Elle a sa principale base au Venezuela où Hugo Chavez est le caudillo, l’homme fort politiquement et militairement. Chavez tient son pays par la surveillance, la répression, la terreur, la pénurie. Il dispose de ressources financières immenses venues du pétrole. Il entretient les troubles et l’instabilité dans tous les pays environnants.
Il a offert, en supplément au tourisme, une seconde assurance-vie au régime castriste en lui donnant le pétrole et l’argent qui lui manquaient. Il structure un axe du mal sud-américain qui excède l’Amérique du Sud : les narco-guérillas sud-américaines échangent, grâce à lui, plus aisément avec leurs homologues proche-orientaux tels le Hezbollah libanais. Une réunion entre dirigeants latino-américains et arabes s’est tenue voici peu à Brasilia où il a été question de « coopérations renforcées » et où Israël et l’Occident se sont vus condamner en des termes dignes d’un sommet de la Ligue islamique mondiale.
Cuba n’est pas le principal instigateur de cette évolution, bien sûr. Mais Cuba reste, par son régime, le principal inspirateur…
Ceux qui ne veulent pas penser au désordre du monde, et au malheur des êtres humains peuvent toujours s’y rendre, jeter quelques pièces aux  indigènes, se payer une vierge docile sept jours et sept nuits. Ceux qui voudraient comprendre le monde d’aujourd’hui feraient mieux de choisir une autre destination.
Miami semble tout à fait indiquée. C’est une ville des États-Unis, mais c’est aussi la capitale d’une Amérique latine digne, libre et entreprenante. Et c’est aussi la ville par excellence où on peut parler librement à des Cubains qui ont quitté Cuba à cause de la dictature castriste. Le billet d’avion, la nuit d’hôtel, le restaurant coûtent un peu plus chers, mais pas tellement à bien y regarder, et en se rendant à Miami, du côté de la plage où sur Calle Ocho, le quartier cubain traditionnel, on peut au moins se dire qu’on ne passe pas des vacances de collaborateurs d’un  totalitarisme,  et qu’on se donne une chance d’être du côté des victimes, et pas de celui des bourreaux qui enferment des gens dans leurs déjections, sous le regard demi-complice des vendus d’Amnesty…

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En bref
ÉLYSÉE

«J’en ai marre de cette monarchie socialisante avec Claude Chirac aux manettes et un Premier ministre aux ordres.» Pierre Méhaignerie, président de la commission des finances

SIC

DIPLOMATIE «La France ne peut se passer d’une diplomatie d’influence, notamment en matière économique.» Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères

EUROPE «L’Europe sociale ne peut se faire que dans l’Europe libérale!» Laurence Parisot, nouvelle présidente du Medef

FISCALITÉ «Je prépare l’opinion à mes élections. D’abord deux ans d’impopularité avec augmentation de la fiscalité, puis deux ans de calme, puis deux ans de petits oiseaux, ainsi les gens auront oublié…» Georges Frêche, président PS de la région Languedoc-Roussillon

SOCIAL «Aujourd’hui, un étranger en situation irrégulière a plus de droits aux soins gratuits qu’un smicard qui paie ses cotisations, ce n’est pas acceptable !» Nicolas Sarkozy

PAC «Un budget moderne n’est pas un budget qui, pour les dix ans à venir, va continuer à consacrer 40% de ses dépenses à la politique agricole commune !» Tony Blair

JEUX OLYMPIQUES «Paris a voulu jouer sur son charme en développant une vision très hédoniste, à la Amélie Poulain. Londres, elle, était dans une démarche mondialiste.» Claude Goasguen, député de Paris

RÉFÉRENDUM «S’il y a un traité et que votre peuple vous dit que vous n’auriez pas dû le signer, il me paraît normal qu’au moins vous vous posiez une question sur votre savoir-faire…» Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg




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