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Courrier - mercredi 10 novembre 2010


Je n’ai pas souvenir que depuis 1789, ni a fortiori depuis l’instauration en 1905 de la loi sur la laïcité, quelque responsable catholique que ce soit, à quelque niveau que ce soit, ait demandé à l’État d’interdire la vente de viande le vendredi, traditionnellement jour d’abstinence dans la religion chrétienne.

J’ai souvenir, en revanche, de séances de conseils municipaux auxquelles j’ai assisté, où, bien embarrassé, le maire expliquait que, l’église du village datant d’avant 1905, il était possible à la commune de participer à la réfection de sa toiture, mais qu’il lui était strictement interdit de participer à la reconstruction de tout ce qui est à l’intérieur (c’était suite aux inondations de 1999 dans le Sud de la France). Et le maire de bien préciser que si la construction de l’église avait daté d’après 1905, la commune n’aurait en aucun cas pu participer à quelque réaménagement que ce soit.

Jusqu’à un passé relativement récent, les personnes vivant en France en ont accepté le fonctionnement politique, social, et culturel, ceci incluant son histoire, fondée en très grande partie sur les valeurs judéo-chrétiennes. Chrétiens, protestants, juifs, bouddhistes, athées, vivent en France sans haine à l’égard de l’autre, et respectant la pensée de chacun.
Nos curés, lorsqu’ils célèbrent des mariages, précisent que, même si toute l’assistance ne partage pas la même foi, le bonheur des mariés est partagé par tous en ces instants.

Hélas, comme plus personne ne l’ignore désormais, exceptés ceux qui, à des fins électorales, l’occultent volontairement, des organisations appartenant à une religion, une seule, en l’occurrence l’Islam, ont décidé de mettre à mal cette laïcité.

C’est ainsi qu’au cours des dernières décennies, elles ont obtenu des pouvoirs politiques :

– La construction de mosquées aux frais du contribuable ;
– L’aménagement des menus des cantines scolaires ;
– Les horaires de piscines publiques réservées aux femmes ;
– Et tant d’autres passe-droits…

Cela ne serait qu’un demi-problème, si l’Islam reconnaissait à tout un chacun le droit d’être catholique, juif, protestant, bouddhiste ou athée. Il n’en est rien. Ces organisations imposent l’Islam comme seule et unique religion légitime. Et malheur aux musulmans qui renient leur religion !

Ceci ne se passe pas seulement en Iran, en Syrie ou dans cette chère Turquie, futur pays européen, en pleine phase de réislamisation. Cela se passe aussi partout en Europe, plus particulièrement en France, pays des « droits de l’homme ».

Que nous soyons catholiques, protestants, juifs, bouddhistes ou athées, nous avons une solution : aller spontanément à la rencontre de nos curés, de nos pasteurs, de nos rabbins, non pour entrer en religion si nous n’en avons pas le souhait, mais pour au moins reprendre pleine conscience de ce que sont les valeurs de notre civilisation. Et leur demander de faire pression auprès des plus hautes instances de leur corps religieux, pour que la reconnaissance de l’Islam soit subordonnée à un principe de réciprocité : tu me tolères, je te tolère ; tu ne me tolères pas, je ne te tolère pas.

Si cette action pouvait être menée de façon massive, nous reviendrions en France à une pratique saine de l’Islam, telle qu’elle était dans notre pays dans les années 60 : une pratique libre, en sphère privée, qui n’a jamais posé de problèmes de société et n’a jamais mis le feu aux banlieues.

Que l’État cesse sur-le-champ de financer quelque nouvel établissement religieux que ce soit : c’est à chaque religion de s’autofinancer.
Que l’État, propriétaire à 97 % de la chaîne de restauration Quick, cesse de priver des milliers de clients catholiques, protestants, juifs, bouddhistes ou athées, de leur repas, au nom du hallal.

Que l’État en finisse avec la corruption (passive ?) par laquelle il transforme, jour après jour, un pays démocratique en une dictature théocratique.

Jean Lançon

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En bref
Délinquance
«Ce que dit Zemmour est vrai. Quand je regarde le centre de jeunes détenus de Fleury-Méro­gis, la plus grande prison de jeunes d’Europe, je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles, Afri­cains, Maghrébins, par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française, est disproportionnée. Donc, il y a bien un problème !»
Malek Boutih,
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SIC
Divisions «Les divisions ont été la cause de l'échec de la droite en 1981. Si la droite part divisée en 2012, elle court bien entendu les mêmes risques. Chacun doit en être conscient.»
Bernard Accoyer,
président de l’Assemblée nationale

Séquence «Nicolas Sar­kozy a décidé d’être dans une séquence catholique, comme il peut être dans une séquence agricole. Il utilise un geste de manière quasi publicitaire.»
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ancien Premier ministre

Intégration «L'intégra­tion doit passer par la lan­gue.»
Thomas de Maizière,
ministre de l'Intérieur allemand

Candidat «Il n’y a pas de place à droite pour un candidat face à un président de la République sortant.»
François Baroin,
ministre du Budget

Niqab «Je porte le niqab pour Dieu. Le porter pour toute autre raison serait trop dur. Personne ne me force à le porter et je ne comprends donc pas pourquoi la loi m’obligerait à l’enlever.»
Sandrine Moulères,
femme du polygame Lies Hebbadj

Croissance «Il n’y a pas de développement et de croissance sans consensus social.»
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ministre de l’Ecologie




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