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Cette nuit la Vérité


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Lévy Gabriel - jeudi 27 octobre 2011


« Si vite que court le mensonge la vérité un jour le rejoint » (1). Espérons toutefois que personne ne reprendra la complainte de Philippe Pétain (« ces mensonges qui ont fait tant de mal ») !

En effet, depuis de nombreuses années, le mensonge court : la France est un pays riche, elle est enviée pour son système social, pour l’accueil des immigrants (« vous êtes ici chez vous ») ; la France est un pays fort, elle ramène l’ordre en Afrique ( ?) ; la France est un pays respecté (pas toujours à l’intérieur de ses frontières).

Le mensonge est couvert par la litote.

1- Impôts ou taxes ?

Le président de la commission des finances, M. Cahuzac, évalue à 50 milliards d'euros de hausse d'impôts l'effet des mesures adoptées depuis deux ans.

Michel Garotté (site Dreuz Info) rappelle qu’il en est ainsi de :

« La taxe sur la détention de véhicules polluants. La taxe exceptionnelle sur les bonus des traders. La taxe spéciale d'équipement au profit de la société du Grand Paris. La contribution additionnelle à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux. La taxe affectée au fonds d'indemnisation de la profession d'avoués près les cours d'appel. La taxe sur les loyers élevés des micro-logements. La taxe de risque systémique pour les banques. La taxe sur les nuits d'hôtel supérieures à 200 euros. La double taxe sur les boissons sucrées ou allégées.

Le prélèvement sur le produit des appels à des numéros effectués dans le cadre des programmes télévisés. En matière de niches sociales, le financement de l'assurance-maladie assuré par la suppression ou le plafonnement de dispositions sociales ou fiscales qui permettaient que certaines catégories ou transactions soient moins imposées, voire pas taxées du tout : sept de ces niches sociales ont été supprimées. Les taxes sur le tabac et l'alcool ont été augmentées. »

  1. Le soutien aux « printemps » arabes, la guerre pour défendre les populations.

La France consacre 3 milliards d’euros pour prolonger le printemps. Mais, le rythme des saisons est inexorable. Au printemps succède l’hiver et la glaciation commence.

  • En Egypte, on tue des coptes, on assiège les ambassades étrangères, les foules expriment leur haine.

  • En Tunisie, les islamistes arrivent au pouvoir (40 % de votes en leur faveur par les Tunisiens vivant en France). On brûle des synagogues, mais on assure que les touristes pourront exposer leur nombril.

  • En Libye, pour une dépense d’au moins 300 millions d’euros, la France a « obtenu » que la future constitution respecte la Charia. Quid des droits de l’homme (voir le lynchage de la famille Kadhafi) que nous étions censés défendre, et ceux de la femme ? M. Juppé se dit « vigilant ». Que proposera M. Bernard-Henri Lévy, vigilant lui-aussi, à MM. Sarkozy et Jupé dans quelques mois ? Que deviennent les tonnes d’armes fournies ? Dans les mains de terroristes ou de preneurs d’otages ?

  • Réjouissons-nous quand le printemps peine à s’installer comme en Syrie, nous nous payons seulement de mots ; c’est moins cher et moins dangereux, et tant pis si nous manquons de cohérence en persistant à assister les protectorats de ce pays (Liban, Autorité Palestinienne, Hamas).

  • Quant à la Turquie, les Français ne veulent pas son intégration à l’Europe, mais son gouvernement inscrit à son budget 150 millions d’euros pour lui permettre sa préadhésion. Hier encore, un amendement proposé pour leur suppression (2) a été rejeté à main levée par nos parlementaires, probablement droite et gauche confondues.


3-L’Europe.

La tricherie du traité de Lisbonne n’aura fait qu’aggraver la situation : un président de l’Europe tétanisé, une ministre des affaires étrangères inaudible (et tant mieux !), une administration aussi coûteuse qu’inutile, sauf pour quelques vétilles.

Quant à sa monnaie unique, la plupart des économistes croient que ses jours sont comptés, car en pratique, personne ne veut, ou ne peut, payer pour les autres. Il y a ceux qui le disent et ceux qui continuent à le cacher. Le mensonge !

La vérité apparait toujours comme dans le conte d’Andersen. Il suffit d’attendre, mais « les ruines sont éternelles ».

Gabriel Lévy


(1) Jacob Cats, politicien néerlandais, 1577- 1660

(2) Richard Mallié, député des Bouches du Rhône.


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