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Chirac continue la politique migratoire de la gauche


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Lassieur Pierre - dimanche 12 décembre 2004


Commencée en 1945, l’immigration nord-africaine a changé de caractère en 1976, avec le regroupement familial. Les Français n’y pensaient guère jusqu’à ce que, sous le premier septennat de Mitterrand, l’immigration non européenne leur saute aux yeux. C’est notamment en 1983 qu’une marche de Beurs sur Paris fit prendre conscience aux Français de l’immensité du phénomène. Organisée par le MRAP, elle avait trouvé le soutien de tous les partis de gauche ; elle avait été financée à 50 % par le gouvernement. Georgina Dufoix avait déclaré à cette occasion : « Nous devons vivre ensemble avec nos différences. » Il n’était plus question d’assimilation !
De 1986 à 1988, le gouvernement Chirac suscita quelques espoirs, vite déçus, ne fût-ce qu’à cause de sa défaite électorale.
De 1993 à 1995, nouvelle cohabitation. Le flux des étrangers non-européens était alors annuellement d’environ 90 000 réguliers et 60 000 irréguliers. Charles Pasqua fit voter une loi, certes modeste, mais la droite étant au pouvoir, les Français normaux étaient rassurés.
C’est alors que fut frappé le coup fatal : à l’élection présidentielle de 1995, Chirac, candidat de la franc-maçonnerie, doublait Balladur sur sa gauche, puis était élu. Les naïfs crurent qu’après dix ou quatorze de mitterrandisme, la droite avait les mains libres et la patrie allait être sauvée. Au contraire, une des plus grandes impostures de notre histoire commençait. D’une part, sans qu’il se fût jamais réclamé de la droite, Chirac passait pour son chef. La presse le classait à droite, comme son parti, le RPR. D’autre part, le fait qu’il ait dû accorder des gages à une certaine gauche pour battre Balladur, vrai candidat de la droite, avait infléchi définitivement sa conduite. En outre, les grandes grèves de 1995 lui firent suffisamment peur pour qu’il fût résolu à céder plutôt que de connaître de nouveau de pareilles affres. C’est ainsi que nous avons un gouvernement qui ne gouverne pas, mais qui « dialogue ». La réélection de Chirac par toute la gauche en 2002 a évidemment aggravé les choses.
Les preuves de sa tendance gauchisante sont nombreuses : sympathie pour les républicains espagnols de la guerre civile, gestes amicaux aux directions des communistes français, gestes plutôt amicaux à l’égard du catholicisme, réaffirmation bruyante de laïcité et, surtout, à chaque élection, choix d’une alliance avec la gauche plutôt qu’avec le Front National.
On dit parfois qu’il n’est pas gaulliste, mais radical. C’est ne pas tenir compte du fait que le Général a été, lui aussi, un maître de l’ambiguïté, qu’il a ramené dans ses fourgons en 1944 les radicaux-socialo-communistes qui nous avaient fait perdre la guerre et qu’il a largué l’Algérie en 1962 dans des conditions propres à satisfaire l’extrême gauche. Entre de Gaulle et Chirac, il y a donc des ressemblances.
En ce qui concerne l’immigration, les années passent et la question ne cesse de s’aggraver. De 150 000 immigrés non-européens par an, voilà une décennie, nous en sommes à 300 000. À ce train-là, les Gaulois deviendront minoritaires au cours du siècle. Le nombre des illégaux a énormément augmenté, mais celui des reconduites à la frontière effectivement exécutées demeure faible. Probablement 15 000 cette année, contre 7 000 à 9 000, il y a dix ans. Les mesures fragmentaires prises successivement par Pasqua, Debré et Sarkozy n’ont pas servi à grand-chose. Tout le monde sait que le meilleur moyen de ralentir le flux consisterait à stopper la pompe aspirante des diverses allocations.
Certes, il faudrait affronter la gauche, mais la patrie est en danger. Les révolutionnaires de 89, que citent nos gouvernants avec admiration, ne s’embarrassaient pas des arguties juridiques dans lesquelles nous sommes corsetés. Pour s’en libérer, il faudrait beaucoup de volonté. Et celle-ci manque pour une raison simple : c’est que Chirac et sa cour sont à peu près aussi favorables au métissage que la gauche, même s’ils n’osent pas le proclamer. L’égalité des cultures (le jazz et les arts « premiers » valant bien Bach et Rembrandt) et la paix universelle grâce au métissage appartiennent au catéchisme « humaniste » du président. D’ailleurs, celui-ci, peu intéressé par la France, se prend depuis quelque temps pour le secrétaire général des Nations Unies et se plaît à donner des leçons de morale internationale adaptées à son amour du Tiers-monde, dont on comprend qu’il ne voie aucun inconvénient à introduire les sujets dans notre pays…

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En bref
LOIS
Il existe en France au moins 8 000 lois et 100 000 décrets !

Divers faits

MUSELIER á Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères a parcouru, depuis son entrée en fonction en 2002, environ 400 000 km, soit huit fois le tour du monde.

CLEARSTREAM á La justice luxembourgeoise a fermé le dossier Clearstream, société de compensation (permettant notamment les opérations interbancaires) qui avait été accusée de blanchiment par le journaliste Denis Robert.

GBAGBO á Laurent Gbabgo, président socialiste de Côte-d’Ivoire, a connu un exil doré en France : en 1992, après sa sortie de prison, il était logé par Henri Emmanuelli à l’Hôtel de Lassay…

AMNISTIE á L’affaire du financement occulte du CDS, récemment ressortie des oubliettes à l’occasion de l’investiture du commissaire européen Jacques Barrot, a été couverte par l’amnistie de 1995, au tout début du septennat de Jacques Chirac !

BOURSE á Environ 1,3 million de particuliers ont souscrit des actions de la Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, introduite en bourse fin novembre.

SÉCU á Le nombre de personnes prises en charge à 100 % par la Sécu pour des affections de longue durée est aujourd’hui de l’ordre de 7,2 millions !

CANNABIS á 32 % des étudiants déclarent avoir consommé du cannabis, contre 22 % en 2001 !

HOMOSEXUELS á Le pouvoir d’achat moyen des homosexuels serait de 15 à 20 % supérieur à celui de la moyenne nationale…




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