Gelé Gérard - lundi 23 novembre 2009
chomage
Après avoir été formée à grand frais par les contribuables français et par moi-même : primaire, secondaire, grande école (bac +5/6), ma fille émigre à New York, avec mari et enfants, compétences, capitaux, capacité fiscale, etc
La France perd ainsi un cadre de haut niveau, Bercy un foyer fiscal d'environ 8 000 à 10 000 euros d'impôts sur les revenus ! Somme à multiplier par cinq pour les cotisations sociales, CSG, taxes d'habitation, foncières, TVA etc….
Un contribuable qui fuit la France, c'est une perte pour notre pays. Pour la compenser, l'Etat doit, soit augmenter les impôts de tous les Français, soit faire de nouvelles dettes, qui sont en fait des impôts différés pour nos enfants, petits enfants.
Quant à moi, je perds mes enfants et petits enfants, exilés vers des cieux plus cléments où la réussite n'est pas jalousée, diabolisée et où le fruit du travail n'est pas trop lourdement taxé.
L'Etat devrait exercer avec rigueur ses fonctions régaliennes et redonner aux citoyens la liberté d'entreprendre, ce qui est difficile en raison de nos contraintes culturelles, fiscales, réglementaires, le tout pénalisé par des charges sociales très lourdes. Il ne le fait pas.
Résultat : un grand-père désabusé par notre politique économique et industrielle atone, écœuré par nos politiques qui, non contents de persécuter financièrement et moralement les "riches", scient la confortable branche qui les nourris et traitent de déserteurs leurs enfants émigrés, comme au bon vieux temps de la RDA…
Nos jeunes sont les premières victimes de nos faiblesses et de notre manque de courage, qui les condamne à un chômage de masse à plus de 20%, et leur prépare des dettes colossales, fruits d'un égoïsme monstrueux.
Tout cela parce que, depuis 30 ans, nos gouvernements, par manque d'audace, ne réalisent pas les réformes de structures indispensables pour la survie de notre pays.
Rappel : le motif numéro 1 de l'émigration de nos jeunes diplômés tient à la faiblesse des offres d'emplois en France, à la faiblesse des salaires nets, et à l'image démoralisante de nos industries en perte de compétitivité, qui, soit périclitent, soit délocalisent pour survivre. Un avenir pas très radieux !
18 commentaires - Ecrire un commentaire
|