enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Chômage et contrainte étatique


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
2 VOTES
1262 LECTURES

Trémeau Bernard - dimanche 24 avril 2005


Plusieurs études récentes revoient à la hausse les chiffres du chômage. Les contraintes que l’État fait peser sur les entreprises sont en grande partie à l’origine de cette perturbation majeure de l’économie. Des raisons psychologiques, économiques ou monétaires expliquent ce grave dysfonctionnement.
D’abord les contraintes tuent la créativité de l’entrepreneur. Plus les contraintes imposées par l’État sont fortes, plus la créativité de l’entreprise est faible. L’entreprise n’est plus un lieu d’innovation. L’entreprise devient un lieu de fabrication dirigée par l’État. L’évolution n’existe pratiquement plus. La stagnation s’installe. C’est l’URSS sous le plan… On n’innove plus et on copie au besoin les technologies étrangères.
C’est la France d’aujourd’hui. Le profit n’est plus l’instrument de mesure de l’efficacité d’une entreprise. Quand l’entreprise passe au rouge, c’est de la faute de l’État et en toute logique, l’entreprise exige des aides de l’État.
L’entreprise efficace est maintenant celle qui sait le mieux obtenir les aides de l’État.
Puis, les contraintes détruisent la trésorerie des entreprises. Toute contrainte quelle qu’elle soit a un coût que l’entreprise doit payer. Les charges sociales, la taxe sur les salaires ou l’impôt sur les sociétés ont un coût parfaitement chiffré. Mais les contraintes comme le SMIC, les conditions du travail,  la durée du travail,  le respect de l’environnement  ou le licenciement ont un coût plus difficile à chiffrer. Mais il est tout aussi réel.
Tant que le marché n’est que national, toutes ces contraintes ne modifient pas la compétitivité des entreprises: elles sont toutes logées à la même enseigne. Chaque entreprise répartit le coût des contraintes étatiques entre ses salariés, ses actionnaires, ses fournisseurs et surtout ses clients. Les prix montent. La marche des entreprises n’est finalement pas trop perturbée. La France a connu pendant les trente glorieuses un chômage inférieur à 400 000 personnes…

Contrainte et mondialisation

Mais, du jour où le marché est ouvert aux produits étrangers, produits fabriqués dans des pays n’imposant pas toutes ces contraintes, l’entreprise ne peut plus augmenter ses prix . Elle ne peut plus faire payer par ses clients le prix des contraintes étatiques. Sa trésorerie devient insuffisante.
Pour conserver l’équilibre, elle réduit ses investissements, elle embauche moins, voire licencie, elle résiste  avec de plus en plus de force aux demandes d’augmentations de salaires ou elle distribue moins de bénéfices. L’entrepreneur est dans une situation difficile de pénurie d’argent, et il doit répartir au mieux cette pénurie. Enfin, les investisseurs préfèrent de loin les pays ayant moins de contraintes.
Depuis 1967, dans le cadre du marché commun, la France a ouvert ses frontières sans réduire les contraintes. Elle s’enfonce dans dans le chômage un peu plus chaque année.
Enfin, toutes les contraintes sur les entreprises sont inflationnistes et dans de telles circonstances, toute augmentation de salaire devient une source  d’inflation supplémentaire.
– Avant l’euro, une dévaluation compétitive permettait de remettre les pendules à l’heure et de rendre les entreprises à nouveau compétitives. Avec l’euro, ce n’est plus possible.
– L’inflation détruit le pouvoir d’achat supplémentaire issu de la création monétaire. Dans de telles conditions, créer plus de monnaie n’aboutit qu’à plus d’inflation ,sans augmentation du pouvoir d’achat. C’est la « stagflation »
– L’inflation contraint la Banque Centrale Européenne à rendre le crédit plus coûteux, pour réduire la création monétaire.  Elle réduit ainsi les augmentations de pouvoir d’achat issues de la création monétaire. Le chômage grimpe.
Les contraintes sur les entreprises plongent le pays dans plus de pauvreté et plus d’inégalité. C’est une des raisons qui poussent les Français à voter non.


3 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
MORTALITÉ

À travers le monde, quatre millions de nourrissons décèdent durant le premier mois de leur vie. Et 6,6 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans.


Divers faits
SENIORS á Le taux de retour à l’emploi des plus de cinquante ans n’est que de 3% en France!

35 HEURES á En 2004, 1,26 million de salariés travaillaient moins qu’ils ne l’auraient souhaité.

ÉGLISE á L’Église de France compte 23 542 prêtres en activité (contre 32 267 en 1990), dont 17 935 diocésains et 5597 religieux. Elle compte également 1850 diacres permanents (contre 571 en 1990).

JUNIORS á 24,9 millions de Français ont moins de vingt ans, contre 32 millions en 1960 et 30 millions en 1980.

OCCASION á Le marché français de l’occasion occupe environ 24500 personnes.

TRAFIC á En 2004, les douanes françaises ont saisi 137,5 millions d’euros de capitaux importés ou exportés frauduleusement, soit une baisse de 5% par rapport à l’année précédente.

CÉSARIENNE á Un accouchement sur cinq se fait désormais par césarienne, contre 15,6% en 1998.

CONSEIL D’ÉTAT á Dans le cadre de son activité juridictionnelle, le Conseil d’État a traité 12868 affaires en 2004. Soit 2655 affaires de plus qu’en 2003.

CONSOMMATION á En mars dernier, les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% par rapport à février…

SANTÉ á Les dépenses de santé devraient augmenter de 6,6% au deuxième trimestre.




Plan du site