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Chronique d’une crise annoncée


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Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 14 décembre 2011

livres
Notre ami Laurent Artur du Plessis, bien connu des lecteurs des « 4 Vérités », s’était fait connaître en 2002, avec la publication d’un ouvrage retentissant : « La Troisième Guerre mondiale a commencé ».

Il récidive en 2011 avec un ouvrage intitulé : « De la crise à la guerre ».
Ce nouvel essai est dans la ligne du premier. Et dans la ligne des analyses que plusieurs chroniqueurs des « 4 Vérités », notamment Alain Dumait, ont développées ici.

L’idée majeure de ce livre réside dans ce constat : la crise actuelle, loin d’être imprévisible, a été annoncée par bon nombre d’experts. Même si les médias n’y accordaient aucune im­portance, ces experts dénonçaient, en effet, la convergence forcée d’économies très différentes, l’idéologie de la désindustrialisation (et l’idéologie corollaire de l’ultra-financiarisation), ou encore une croissance fictive reposant sur des taux d’intérêt artificiellement bas et ne reposant pas sur l’épargne, mais sur le crédit.
Oui, cette crise était prévisible !

Pourquoi, alors, n’a-t-elle pas été annoncée, anticipée, et évitée ?
Tout simplement, parce qu’elle était une production de l’oligarchie politico-financière qui gouverne l’Occident. Les médias, largement dépendants de cette oligarchie, n’allaient évidemment pas prendre le risque de fâcher leurs tout-puissants mentors. Et il fallait bien du courage aux économistes pour oser dire la vérité. Quant aux banquiers, ils ga­gnaient tant d’argent, et si facilement, avec ces taux d’intérêt artificiels et cette manipulation monétaire qu’ils auraient été mal venus de se plaindre ou de critiquer !

Cependant, malgré tous les amortisseurs de l’État-providence, la crise est là, et bien là. Et elle a toutes chances d’être plus sévère que la fameuse crise de 1929, au moins pour les pays occidentaux, qui n’ont plus le contrôle de leur industrie (et qui sont même en train de perdre le contrôle de leur agriculture) et donc des produits de première nécessité.

Or, la seule solution pour sortir d’une crise, c’est la guerre !
La perspective n’est pas enthousiasmante. D’autant que cette guerre risque d’être bien plus vaste que tout ce que nous avons connu. Si, comme il est probable, cette guerre est un « choc des civilisations », selon la fa­meuse expression, elle sera alors une sorte de guerre civile à l’échelle planétaire. Qu’il suffise de songer qu’en Fran­ce, une dizaine de mil­lions de personnes appartiennent à une autre sphère civilisationnelle que la sphère européenne…

Le risque de guerre est loin d’être hypothétique. Il existe cependant une alternative : la reprise en main, par les peuples, de leur destin.
C’est manifestement ce que veulent les millions d’électeurs des Tea parties. C’est également ce que proposent Alain Dumait ou la fondation Polé­mia, lorsqu’ils appellent à une instauration de la démocratie directe.
Il ne s’agit pas d’un simple débat électoraliste. Il s’agit de chasser les oligarques. C’est évidemment nécessaire et urgent. Mais, tout aussi évidemment, lesdits oligarques ne se laisseront pas faire sans combattre…

166 pages
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