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Chronique d’une crise mal comprise |
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Trémeau Bernard - mercredi 15 octobre 2008
economie, inflation
Voici une petite histoire de la crise économique actuelle.
1) Avant 2007, la Banque centrale américaine (la FED) a mis sur le marché trop de dollars en maintenant ses taux courts trop bas (2 %) : le prix des maisons s’est envolé.
2) Au début de 2007, pour s’opposer à cette « bulle immobilière », la FED a décidé d’augmenter ses taux jusqu’à 5,25 %. Le crédit est devenu bien trop coûteux, les Américains qui avaient emprunté ne pouvaient plus rembourser leurs emprunts. Ceux qui auraient pu désirer acheter une maison à crédit ne l’ont plus fait. Le prix des maisons s’est effondré, créant la crise des « subprimes » le 18 juillet 2007, mettant les banques prêteuses en difficulté. Le cours de leurs actions s’est effondré, ainsi que celui des banques européennes qui possédaient de ces actions.
3) À titre provisoire, la FED a alors mis à la disposition des banques privées américaines des centaines de milliards de dollars pour éviter leur faillite. Elle a aussi décidé de rendre le crédit moins coûteux en abaissant ses taux courts jusqu’à 2,25 %.
De son côté, la Banque Centrale Européenne (la BCE) a aussi injecté des centaines de milliards d‘euros pour éviter la faillite des banques européennes en difficulté. Mais, l’inflation menaçant, elle n’a pas abaissé ses taux courts.
Deux conséquences doivent être notées. L’injection massive de liquidités en Europe et aux USA a eu immédiatement un effet inflationniste, et l’inflation est passée globalement de 2 à 4 %. Les taux courts à 4,25 % en Europe font prévoir une faible inflation de l’euro dans les six mois à venir, alors que les taux courts américains à 2 % font prévoir une inflation bien supérieure du dollar. Le cours du dollar s’est donc effondré, mettant en difficulté les exportateurs européens.
4) Aujourd’hui, certaines banques n’ayant pas retrouvé leur équilibre financier, voient leurs cours s’effondrer. La faillite est proche. Les gouvernements décident donc de leur fournir de l’argent, en achetant une partie plus ou moins importante de leurs actions. Ces opérations maintiennent en vie une banque, mais ne peuvent qu’être inflationnistes, puisque l’argent ainsi injecté n’a pas été récolté par une augmentation des impôts, mais par une augmentation du déficit.
5) Cette crise financière pousse les banques à devenir bien plus exigeantes quand on leur fait une demande de prêt. Que le demandeur soit une autre banque, une entreprise ou un particulier. Un tel comportement est normal, mais ses conséquences sont graves. Une banque qui a besoin d’emprunter et qui ne trouve pas de crédit peut déposer son bilan. Une entreprise qui n’obtient pas de crédit pour investir ne fera plus progresser le PIB. Un particulier qui n’arrive pas à obtenir de crédit pour acheter sa voiture réduira l’activité des constructeurs d’automobile.
6) Ces comportements permettent de prévoir un ralentissement de l’activité économique et le prix des actions des entreprises risque de baisser : car nombreux sont ceux disant qu’il vaut mieux les vendre maintenant pour les racheter plus tard. Les vendeurs étant plus nombreux que les acheteurs, le prix des actions chute et rechute. Mais ces chutes ne correspondent pas à la réalité économique. Un exemple : Volkswagen, entreprise « pesant » quelque 92 milliards d’euros. À la séance du 7 octobre, le prix de l’action a varié entre 448 et 282 euros. Mais seulement 230 500 titres ont été échangés, soit 0,07 du capital… Alors que les usines, les salariés et les clients de Volkswagen n’ont pas changé en 24 heures.
7) La chute des bourses affole les gouvernements. Les Européens ont ainsi « enfin » obtenu que la BCE abaisse ses taux. Ce qui favorisera peut-être une remontée du dollar, mais donnera certainement une inflation supplémentaire dans six mois.
Si La FED n’avait pas créé la crise, le marché aurait continué à fonctionner, rajustant au jour le jour et avec souplesse les prix et trouvant sans aucune crise le « juste prix »…
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Héroïne
344,8 kg d’héroïne ont été saisis par les douanes en 2007, soit une chute de 56 % par rapport à 2006 !
Chiffres significatifs
Sécu > Les dépenses maladie du régime général de la Sécu ont augmenté de 4,1 % entre septembre 2007 et août 2008…
Détenus > Le nombre de détenus dans les prisons françaises a reculé de 1,5 % en août. Il n’est plus « que » de 62 843… pour 50 835 places !
Transport > En moyenne, les Français ont consacré 17,5 % de leurs ressources aux transports en 2006.
Mariages > 89 014 couples se sont mariés à l’église en France en 2006, contre 124 425 en 1997.
Entreprises > Les transmissions familiales ne représentent plus que 10 % des transmissions d’entreprises en France.
Électricité > En 2007, 36 % de l’électricité utilisée sur l’ensemble de la planète provenait de la combustion du charbon, loin devant l’électricité d’origine hydroélectrique (21 %), l’électricité provenant de la combustion de gaz naturel (16 %), celle d’origine nucléaire (14 %) et l’électricité produite à base de fioul (10 %)….
Livret A > Les fonds déposés par les épargnants sur des livrets A représentaient un en-cours de 128,1 milliards d’euros à la fin du mois de juillet, en hausse de 9,8 % sur un an !
Permis > Le nombre de permis de construire accordé dans notre pays a diminué de 19,6 % pendant la période de juin à août 2008, par rapport à la même période de 2007, pour atteindre 118 988. |
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