Courrier - dimanche 11 septembre 2005
Pour un revenu équivalent, chaque personne a une façon différente de dépenser : les cigales voyagent, vont dans les bons restaurants, achètent des vêtements de marque…, tandis que les fourmis se constituent un portefeuille et, en France, commencent par acheter leur logement. Normalement, l’État n’a pas à intervenir dans ces choix. Pourtant, il le fait. En effet, le revenu des “cigales” ne supporte que trois impôts : l’IRPP, la taxe mobilière pour le logement et la TVA. En revanche, celui des “fourmis”, en particulier celles qui investissent dans l’immobilier, pour se loger ou pour se constituer un capital, en subit de supplémentaires : 1. À l’achat du bien immobilier, les taxes de mutation (improprement appelées “frais de notaire”) ou la TVA s’il s’agit d’une construction neuve ; ces impôts contribuent d’ailleurs à augmenter la valeur monétaire du bien immobilier à chaque mutation. 2. L’impôt foncier payé chaque année. 3. Si la “fortune” de la fourmi atteint un certain plafond, pas extrêmement élevé, l’ISF. La nation a-t-elle vraiment intérêt à favoriser les “cigales” et à décourager les “fourmis”?
A. M.-C. Par courriel
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