actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

Cinéma: OSS 117 et l’amiral Koltchak à l’honneur


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page
Article de la semaine

Voter pour cet article
131 VOTES
1403 LECTURES

Bonnal Nicolas - mardi 12 mai 2009

cinema
On attendait avec impatience le retour de l’agent le plus déjanté de l’histoire de la république : j’ai nommé OSS 117 joué par l’inégalable Jean Dujardin. Il y a trois ans, j’avais été stupéfait par la performance de cet acteur surdoué, promis à des rôles incertains dans un cinéma français plus prolifique et plus nul que jamais. Le culot de la production, sa manière subtile de tordre le cou au politiquement correct, au nez et à la barbe de tous les imbéciles, le charme esthétique de ce pastiche des années 50-60, tout m’avait emballé. On se souvient de la grande scène de la pyramide où l’officier allemand dénonce le traitement dont sont victimes… les nazis depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

 Il va de soi que les suites sont rarement supérieures au premier opus : mais après tout, les OSS étaient aussi une suite de films dans les années 60. La même équipe issue des Guignols de la grande époque s’est remise au travail et nous transporte du Caire au Rio des années 60, plus proche en cela des James Bond et du grand Belmondo de l’Homme de Rio. Le film reprend quelques-unes des recettes qui ont fait le génie de l’opus 1 : une ravissante idiote politiquement correcte qui tente vainement de faire l’éducation de notre génial beauf ; un traître hilare et américain (tiens, tiens…) ; et des nazis, cette fois plus nombreux (on est en Amérique du zud !) et même noirs (l’effet Durban ?) ! Dujardin multiplie joyeusement gaffes anti-jaunes et antisémites (dans « Le Caire », il s’en prenait aux Arabes), ayant affaire à des agents pas très marrants du Mossad.

Par contre, il ne montre pas des photos de son raïs René Coty à tout le monde (les scénaristes n’ont pas l’air d’aimer de Gaulle auquel ils réservent une pique excellente), et se retrouve embringué dans une beach-party d’une bande de « Love and peace », alors qu’il vient de leur faire la morale…

On en profite pour faire une critique: le seul petit défaut du film est justement qu’il se passe en 1967, et que cela se sent: la société va se déglinguer avant d’être détruite par mai 68 et ses avatars. C’est ainsi que m’apparaît OSS Dujardin dans sa dimension métaphorique:
il est le modèle d’avant, le papa du cinéma de quartier, le père de la France d’avant l’hexagonie. Dujardin me fait du reste de plus en plus penser à un colonel hussard. Il serait extraordinaire dans un film sur l’Empire.

Un autre film m’a enchanté cette année, mais aussi surpris, qui n’a évidemment pas été diffusé en hexagonie (pardon en France). Je l’ai d’ailleurs découvert par des amis russes assez mal-pensants (comme tous les Russes, ou presque…): il s’agit d’Admiral, de Serge Kravtchouk, premier film que je vois consacré aux Russes blancs et à leur leader national et spirituel, l’amiral Koltchak. Le cinéma russe me stupéfie par sa technicité, son traditionalisme et son sens de l’honneur : il faut voir et revoir l’Arche russe et la plupart des films de Sokurov qui est sans doute le plus grand cinéaste vivant. Mais là, Andreï Kravtchouk enfonce plus loin le clou d’or : il dénonce la monstruosité bolchevique, il dépeint la beauté et le sens de l’honneur des combattants russes nationaux et demeurés fidèles à leurs alliés occidentaux (avec les conséquences que l’on sait), et il célèbre une histoire d’amour inouïe, incroyable, trop belle pour être narrée en deux phrases.

Les images sont somptueuses, les effets spéciaux aussi, s’agissant d’un film qui a coûté dix fois moins que Pearl Harbour, qu’il enfonce dix mille fois. Ce film confirme la prédiction de Nietzsche qui voyait le déclin de l’occidental partout, sauf en Russie, dernière race royale entre Brest et Vladivostok…(La scène du serment devant la croix dans la taïga est un sommet du cinéma).

Le chef-d’oeuvre inconnu de Kravtchouk, financé par le ministère de la culture (il y en a donc dans le monde !), que je recommande plus que tout, montre également que la Russie est le seul pays au monde (avec la France : penser à l’Anglaise et le Duc du grand maître Rohmer, oublié à Cannes) à oser produire un film « contre-révolutionnaire »… J’en profite au passage, avant de repartir bien loin, pour demander une réactivation de l’alliance franco-russe, seul moyen de sauver l’Europe de sa dévastation spirituelle !


9 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site