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Claude Allègre, ma vérité sur la planète |
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Milliere Guy - mercredi 09 mai 2007
ecologie, rechauffement-climatique
La pire pollution qu’ait connue la France ces dernières années est intellectuelle. Maintenant que la page Chirac est définitivement tournée, et aux fins de contribuer aux débats pendant les semaines très « politiques » qui vont venir, j’entends parler de livres qui me semblent utiles. Comme « Ma vérité sur la planète » de Claude Allègre. Je ne partage pas toutes ses idées mais c’est un homme de courage. Et un grand scientifique : il sait de quoi il parle concernant certains sujets.
Allègre s’en prend résolument aux membres de ce qu’il appelle la « secte verte ». Malgré la déroute électorale de trois de ses représentants, Dominique Voynet, José Bové, et Ségolène Royal (qui, pour son « refus des OGM » et sa volonté de stopper le programme nucléaire français mérite le titre de membre d’honneur), cette secte reste nocive : un autre de ses représentants, Nicolas Hulot, continue à sévir médiatiquement et à prétendre jouer les directeurs de la conscience écologique du pays. Al Gore, fait la même chose à l’échelle planétaire et se rend sur les cinq continents pour présenter, au prix d’une modique rémunération de 200 000 $ de l’heure, un film fantastique qu’il qualifie de documentaire, de façon mensongère.
Les totalitarismes n’arrêtent leur avancée qu’à partir du moment où on les combat et où on se donne les moyens de les vaincre. L’Europe a partiellement succombé au totalitarisme islamiste. Elle se laisse imprégner présentement par un totalitarisme écologiste qu’il faut pointer du doigt en le désignant comme ce qu’il est : une tentative de semer la peur aux fins d’obtenir la servitude et la mise en place d’une dictature qui, cette fois, ne s’établirait pas au nom d’une idée du « prolétariat », mais au nom d’une idée de la « nature ».
Une excellente façon de lutter contre le totalitarisme léniniste, et de le faire tomber, a impliqué de montrer qu’il était une imposture. On peut lutter contre le totalitarisme écologiste et commencer à l’ébrécher en montrant qu’il constitue une imposture lui aussi, et c’est ce que fait Claude Allègre, avec pertinence et brio.
On nous parle de réchauffement global, dit-il. Encore faut-il discerner la complexité extrême du climat et de ce qu’on appelle l’effet de serre, encore faut-il admettre que la prévision en matière de climat reste marquée par de profondes incertitudes, et encore faut-il dire que parler de climat global (et donc de réchauffement global) n’a scientifiquement pas de sens. Des phénomènes s’observent dont on peut chercher l’explication, mais dont on ne peut faire un tout homogène : si les glaces fondent au pôle Nord, ainsi, elles s’épaississent au pôle sud, et si des glaciers fondent dans les Alpes, leur masse reste stable ou s’accroît en Scandinavie. « Le raisonnement scientifique nous suggère l’incertitude, les ordinateurs et les modèles mathématiques prévoient, avec certitude, l’avenir ». On choisit les ordinateurs et les modèles mathématiques plutôt que le raisonnement scientifique.
Lorsqu’on observe historiquement des montées de CO2 dans l’atmosphère, celles-ci, par ailleurs, viennent longtemps après les augmentations de température constatées : on peut difficilement dire que la cause précède l’effet, à moins de mentir. Rien de validé scientifiquement ne montre qu’il y a un réchauffement, rien ne montre qu’un éventuel réchauffement, s’il devait y en avoir un, serait dû aux activités humaines. Le GIEC et le protocole de Kyoto sont politiques et non scientifiques, et les propositions qui en découlent seraient punitives, destructives, et inutiles puisqu’au mieux capables d’obtenir des résultats infimes pour un prix prohibitif.
Il vaudrait mieux cesser de se pencher sur des faux problèmes et regarder en face les vrais problèmes : pénurie d’eau potable en raison d’une insuffisance d’installations techniques, déficit d’approvisionnement en énergie privant d’électricité des milliards d’êtres humains (le nucléaire restant le secteur le plus prometteur), optimisation de la production alimentaire grâce aux biotechnologies.
Claude Allègre
Ma vérité sur la planète
Éditions Plon-Fayard
240 pages – 18 euros
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HYPERTROPHIE
«Quant à l’État, hypertrophié et servi par un personnel politique discrédité, quel crédit peut-on encore lui faire, lorsqu’il a abdiqué ses prérogatives souveraines au profit de la technocratie bruxelloise ?»
Rachid Kaci et Yves Kerhuon
SIC
VALEURS «Prôner des valeurs est à la portée du premier crétin venu. Les réaliser dans l’existence est souvent hors de portée même des meilleurs.»
Chantal Delsol
CULTURE «Les juifs de France n’ont pas d’avenir dans une société multiculturelle.»
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Feu le professeur
Maurice Duverger
Bayrou «Je l’ai toujours vu enfreindre les règles. Il croit tellement à son destin qu’il pense que tout est permis.»
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Calme «Il faut que Bayrou se calme et se concentre sur les législatives.»
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député UDF du Lot-et-Garonne
Parti démocrate «Ce sera un parti central, pas centriste, qui ira loin vers le centre gauche et qui ira aussi vers le centre droit.»
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Portable «Ségolène avait mis trois mois à trouver le téléphone de DSK. Elle n’a pas mis 12 heures pour téléphoner à François Bayrou !»
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PC «Mes résultats ne sauraient traduire l’audience réelle du Parti communiste.»
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