Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Claude Guéant et la limitation de l’immigration légale


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
37 VOTES
673 LECTURES

Rouxel Jean - mercredi 07 décembre 2011

immigration
Claude Guéant a déclenché les foudres médiatiques en évoquant la possibilité de réduire le nombre de titres de séjour de 10 % (je dis bien : 10 % seulement…), c’est-à-dire en faisant passer le nombre d’immigrés légaux de quelque 200 000 par an à 180 000.
Que n’a-t-on entendu sur ses affinités idéologiques avec la « bête immonde » ?

La réalité, c’est pourtant bien ce que dit le ministre de l’Intérieur (et que ses détracteurs ne con­testent pas) : 24 % des étrangers non Européens présents sur le sol français sont demandeurs d’emploi, soit presque 3 fois le taux de chômage national.

Alors même qu’une bonne partie du chômage national est liée à l’immigration. D’abord, parce que les immigrés prennent parfois les emplois des Français. Ensuite, et surtout, parce l’immigration est l’une des causes les plus graves de dépenses sociales (autour de 75 milliards d’euros par an), et pèse, en tant que telle, lourdement sur la marge des entreprises et donc sur la capacité d’embauche et d’investissement.
Il est possible que l’immigration ait été, jadis, globalement, « une chance pour la France ». Il est certain qu’elle est, aujourd’hui, une charge – et une charge beaucoup trop pesante – pour le pays, ses entreprises et ses ménages.

Ce que dit Claude Guéant est donc de bon sens. On voit mal comment on pourrait lui reprocher de limiter l’arrivée d’immigrés non productifs.
Mais ses paroles sonnent comme un constat d’échec. Voici dix ans que l’UMP est au pouvoir. Com­ment se fait-il que nous en soyons là ? Et comment se fait-il que cette réalité n’arrive qu’aujourd’hui dans le débat public ?

La réponse est très simple : l’UMP a collaboré avec la gauche pour interdire tout débat sur cette question cruciale pour l’avenir de notre pays.
Cruciale pour la notion même d’identité nationale et pour la bonne santé sociale et économique du pays.
Ce n’est pas un hasard si ces déclarations arrivent au moment où l’État-providence, financé à crédit, vit ses derniers instants.

Cependant, les déclarations du ministre de l’Intérieur n’aboutiront à rien s’il ne prend pas, en même temps, des mesures beaucoup plus radicales, comme la suppression du droit du sol, une profonde réforme du code de la nationalité (comment peut-on devenir Français en seulement 5 ans ?), et, surtout, la réservation des prestations sociales et familiales aux Français… Il est bien tard pour s’atteler à une tâche aussi lourde. Raison de plus pour ne pas se contenter de demi-mesures !

11 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site