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Claude Lelouch plutôt que Wim Wenders ! |
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Milliere Guy - dimanche 10 octobre 2004
Le dernier film de Claude Lelouch ne rencontre visiblement aucun succès en France aujourd’hui. C’est, hélas, sans doute normal : c’est un film qui parle de sentiments nobles, de réussite, d’initiative individuelle accompagnée d’éthique, c’est réalisé avec talent, parfois virtuosité. C’est un film qui aurait pu plaire au temps où la France n’en était pas au degré de pourrissement intellectuel et moral auquel elle est parvenue. Claude Lelouch doit être amer, et ce sera de peu de réconfort pour lui que je partage sa déception et sa colère, mais le fait est que je les partage et je tenais à le dire. D’autres films connaissent très significativement un succès populaire et critique. L’un, « Carnet de voyage » signé du Brésilien Walter Salles, retrace le parcours du jeune Ernesto Guevara et d’un compagnon d’ornière à travers l’Amérique latine sur une motocyclette bonne pour la casse. Tout au long du film, ils se conduisent comme de bons intellectuels de gauche. Ils mentent. Ils prétendent défendre le peuple, mais vivent en assistés, aux crochets des pauvres et des humbles. Ils vendent des informations falsifiées aux journaux. La lumière leur vient peu à peu : ils rencontrent des communistes injustement traités par d’horribles capitalistes (mais les capitalistes peuvent-ils être autre chose qu’horribles, et les communistes peuvent-ils être autre chose que d’innocentes victimes ?). Ils finissent leur parcours dans une institution pour lépreux où ils instaurent davantage de justice sociale. Le banc-titre final indique qu’ils finiront leur trajectoire dans les rangs de la révolution castriste. Il aurait sans doute été malséant pour le cinéaste de montrer qu’Ernesto Guevara, après la prise du pouvoir par Castro, va apporter aux Cubains non la liberté et le bien-être, mais le saccage d’une économie florissante, leur transformation en misérables sous-développés et le réaménagement de l’île de Cuba en un grand camp de concentration tropical. Cela n’aurait pas été « bon » pour les entrées en salles. Comme il n’aurait pas été bon de montrer que Guevara est devenu très vite l’exécuteur des basses œuvres de Castro, celui qui prenait plaisir à tirer lui-même une balle dans la nuque du moindre suspect. Il n’aurait pas fallu dire, non plus, que Guevara est ensuite parti tenter d’exporter la « guerilla » au Congo (ex-Zaïre) puis en Bolivie où ce sont de pauvres paysans terrorisés par la bande de criminels sans scrupules menés par lui, Guevara, qui l’ont dénoncé aux autorités afin qu’elles mettent fin à ses activités de serial killer. Présenter le vrai et hideux visage de Guevara aurait nui non seulement au film, mais à la vente de T-shirts que de jeunes abrutis aiment arborer en croyant montrer leur générosité alors qu’ils ne font qu’étaler avec obscénité leur amour du crime contre l’humanité. L’autre film est pire encore. Il s’appelle « Land of Plenty ». Il est signé de Wim Wenders, représentant de la gauche caviar européenne qui aime les États-Unis mais ne cesse de leur uriner dessus de façon condescendante. Le dernier opus de Wenders montre un vétéran du Vietnam psychopathe, paranoïaque, prêtant par conséquent attention aux discours de Bush, croyant (l’imbécile !) qu’il existe un danger terroriste islamique pour l’Occident et qui, comble de ridicule, écoute les programmes radio conservateurs. Il y a une rencontre avec sa nièce, militante gauchiste pacifiste rentrant de Cisjordanie où elle combattait les atrocités de Sharon et des sionistes, en travaillant dans un centre d’aide aux nécessiteux digne de cette ville du Tiers-Monde où on meurt de faim davantage qu’à Calcutta : Los Angeles ! La nièce finit par faire comprendre à son oncle qu’il délire, que les musulmans sont doux et gentils, que si nombre d’entre eux détestent l’Amérique et l’Occident, c’est à cause du comportement ignoble de l’Amérique et de l’Occident, mais que si on leur distribuait des banderolles « Peace and love », tout irait mieux. En somme : il n’y a pas de danger terroriste, et ceux qui l’affirment sont des malades mentaux. Si l’Occident acceptait toutes les demandes des extrémistes musulmans - dont la destruction d’Israël et l’islamisation de l’Europe - nous vivrions en paix. Les 3 000 victimes du 11 septembre, dit Wenders, demanderaient qu’on n’ajoute pas de morts aux autres morts et, donc, qu’on capitule sans condition. Ce discours, cette vision de Los Angeles comme une ville détritus pire que Kinshasa correspondent peu à la réalité, et Wenders le sait, lui qui vit à Beverly Hills, mais ce n’est pas grave, le message est délivré. « Land of Plenty », je le dis, m’a donné envie de vomir, de dire à Wenders qu’il est un authentique falsificateur et que, pour un Allemand présenter ainsi l’Occident soixante ans après la shoah est bien davantage qu'un manque de décence.
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AGRICULTURE
Pour faire face à l’augmentation de la population (10 milliards d’hommes en 2075 au lieu de 6 milliards aujourd’hui) et aux conséquences de l’amélioration du niveau de vie moyen, l’agriculture mondiale devra doubler sa production au cours de ce siècle, et même peut-être la tripler si on veut qu’elle participe à la satisfaction des besoins énergétiques.
Chiffres significatifs
PÉAGES v Sur 10 euros de péage payés par les automobilistes, 4 sont affectés au remboursement des emprunts, 2 sont dédiés aux dépenses d’entretien, les 4 autres servent à payer impôts et taxes et à assurer le résultat des sociétés d’exploitation. La suppression des péages autoroutiers se traduirait par un impôt supplémentaire de 450 euros par foyer fiscal.
CONDUITE v Le nombre de conducteurs verbalisés pour conduite sans permis ou avec un faux document a fait un bon de 60 % en 2003 par rapport à 2002 selon le ministère des Transports. Et la tendance se confirmerait en 2004 : rien qu’à Paris, le nombre a augmenté de 36,6 % sur les sept premiers mois de l’année.
fromage v Selon un rapport conjoint de l’Assemblée Nationale et du Bundestag, l’Office franco-allemand pour la jeunesse, créé en 1963, dont le budget annuel de 20 millions d’euros et financé à part égale par Paris et Berlin, est, pour certains, un bon fromage : en moyenne, les 70 salariés de cette association bénéficient d’un salaire de 70 000 euros par personne et par an…
mondialisation v De 1999 à 2003, les dividendes nets perçus par les entreprises françaises, sur leurs investissements, hors de l’hexagone ont été en moyenne quatre fois plus élevés que notre excédent commercial. |
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