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Cleveland contre Wall Street


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Dumait Alain - mercredi 25 août 2010

cinema
Le sujet de ce film documentaire, qui est sorti sur les écrans français le mercredi 18 août 2010, n’est rien d’autre que celui de la crise économique et financière dans laquelle nous sommes toujours plongés. C’est dire qu’il est ambitieux !
Pourtant, il est captivant, et parfaitement clair.

Le scénario est simple : la ville de Cleveland (Ohio), où des milliers de maisons sont vendues aux enchères par les banques, après que celles-ci aient récupéré ces biens en gage desquelles elles avaient accordé des crédits à des emprunteurs insolvables, porte plainte « contre Wall Street », en vue d’obtenir un dédommagement financier de la part des principales banques d’investissement américaines.
Comme la procédure a été mise en échec par les parties en défense, le réalisateur suisse romand de 40 ans Jean-Stépha­ne Bron, décide en 2009 de filmer ce procès qui n’a pas eu lieu, en faisant jouer leurs propres rôles par le juge, les plaignants, les avocats les témoins et les habitants du quartier de Slavic Village. Et tous ces ac­teurs amateurs sont excellents.

Le film explique les mécanismes de ces prêts « subprime » et de leur titrisation qui, du fait de la masse concernée, de leur diffusion mondiale, et du retournement du marché immobilier sous-jacent, ont abouti à la catastrophe que l’on sait.

Bron est exactement à l’opposé de Michael Moore. Il est honnête. Il instruit à charge et à décharge. Il donne la parole à une diversité de points de vue.
Il faut aller voir ce film. D’abord, parce que c’est un bon moment (98 minutes) de cinéma. Et parce que la plupart des spectateurs apprendront quelque cho­se sur ces mystérieux mécanismes financiers en cause.

Évidemment, les images de la misère de ces quartiers pauvres aux maisons abandonnées, avec ces familles mises à la rue, ne peuvent que susciter la compassion. Tandis que les commentaires et les incrustations sur les bonus et les super-profits des banques sont de nature à provoquer l’indignation. Encore qu’une des leçons de cet opus est que la cupidité est le vice le plus unanimement partagé, aussi bien par les pauvres que par les riches…

L’objet du film est de savoir si Wall Street est coupable ou non. Le jury ne se prononce pas vraiment puisque 5 voix sur 8 votent la culpabilité, mais il en aurait fallu au moins 6…

Par contre, la culpabilité des hommes politiques n’est qu’effleurée. Elle est pourtant totale ! Car c’est Bill Clinton et son administration qui ont mis à leur programme toutes sortes d’incitations à prêter aux plus pauvres, selon une logique politique et non pas économique. C’est Ba­rack Obama qui militait pour qu’on aille encore plus loin dans cette funeste politique de « logement social ». Et ce sont ces mê­mes politiques qui ont appelé les contribuables à la rescousse pour « sauver les banques ».

Plutôt que de réglementer sans efficacité, il eût été préférable que chacun soit mis devant ses responsabilités, aussi bien em­prunteurs que courtiers, organismes hypothécaires, banques, assureurs, investisseurs…
Ce qui suppose que le gouvernement ne favorise ni les pau­vres, ni les riches. Qu’il se con­tente d’assurer la sécurité des citoyens et la stabilité des règles juridiques. C’est le con­cept de l’État-minimum.

Car Cleveland est d’abord la victime de l’État-providence. Qui prétend toujours aider les pauvres et qui, en fait, les ruine ! Dans ce sens, nous sommes tous des victimes de cet État-providence, nous sommes donc tous comme les habitants de Cleveland…

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En bref
Télévision
 En juillet, les foyers français ont regardé en moyenne la télévision 5 h 11 par jour. La part d’audience de TF1 a atteint 23,9 %, devant France 2 (18,9 %), France 3 (10,2 %), M6 (10 %), TMC (3,2 %), W9 (3 %), France 5 (2,9 %), Gulli (2,7 %), Direct 8 (2 %), Canal+ (1,9%), NRJ12 (1,9 %), France 4 (1,5 %), NT1 (1,4 %), Arte (1,3 %), Virgin 17 (1,1 %)…

Medias
Sky Deutschland > La chaîne télévisée payante Sky Deutschland a annoncé dé­but août une perte trimestrielle de 81,9 millions d’euros et un besoin de financement de 340 millions. Ces fonds vont lui être fournis par son actionnaire News Corp, propriété du milliardaire britannique Rupert Mur­doch.

VSD > L’hebdomadaire VSD, propriété du groupe Prisma Presse (également éditeur de « Télé Loisirs », « Gala », « Voici », « Geo », « Femme actuelle », « Capital »…), a accusé une baisse de sa diffusion France payée de 21,2 % en 2009, pour tomber à 132 042 exemplaires. Au total, la diffusion payée de l ‘hebdomadaire a atteint 152 221 exemplaires en 2009, contre 217 751 en 2007 !

Facebook > Le réseau social Facebook a atteint à la mi-juillet le seuil des 500 millions d’utilisateurs actifs, soit un quasi doublement en un an.

Chine > En juin, le chiffre du nombre d’internautes chinois a franchi la barre des 420 millions, soit près du tiers de la population du pays.

Eutelsat > L’opérateur de satellite a enregistré pour son dernier exercice un chiffre d’affaires de 1,05 milliard d’euros et un résultat d’exploitation de 827,8 millions d’euros.




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