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Comment l’Argentine a renoué avec la croissance |
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Trémeau Bernard - mercredi 18 juillet 2007
inflation, economie
Le courrier de Jean-Marc Mercier aux « 4 Vérités » (N° 600) me pousse à revenir sur la situation économique actuelle de la France. Le mal dont souffre l’économie française en 2007 est le même que celui dont souffrait l’économie argentine en 1999.
Le 26 mars 1991, quatre pays sud-américains - Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay - créent un Marché commun (le Mercosur) avec une parité fixe liant leurs 4 monnaies. Le dollar américain est choisi par les Argentins comme monnaie de référence. Un peso argentin vaudra « toujours » un dollar. Parité « gravée dans la constitution » argentine…
Pendant cinq ans, tout va bien : c’est le miracle argentin. La croissance du PIB frôle les 10 % par an. Les capitaux étrangers affluent. Mais les salaires et les charges augmentent bien plus rapidement en Argentine qu’aux USA. Les prix de tout ce qui est fabriqué en Argentine deviennent progressivement plus élevés que les prix de ce qui est fabriqué aux USA, ou au Brésil.
Les Argentins se mettent à acheter de plus en plus de produits américains, mexicains ou brésiliens. Les importations grimpent rapidement. Les entreprises argentines exportent de plus en plus difficilement leurs produits (le blé ou la viande en particulier). Dans les échanges du Mercosur qui augmentent, la part des produits argentins diminue. Dès 1994 apparaît un déficit dans la balance commerciale argentine et ce déficit s’aggravera tous les ans.
En 1995 le Mexique qui avait aussi une parité fixe avec le dollar dévalue sa monnaie. Le Brésil en fait autant en 1998. Les produits étrangers envahissent l’Argentine, le peso continuant toujours à valoir un dollar. Les entreprises argentines ayant de moins en moins de clients n’ont plus assez de fonds propres pour investir et comme leurs bénéfices s’amenuisent, les capitaux étrangers fuient l’Argentine, préférant s’investir au Mexique ou au Brésil. Une importante chute des investissements argentins marque l’année 1999. Enfin, les rentrées fiscales s’amenuisent et les dépenses sociales augmentent : le déficit budgétaire devient un gouffre sans fonds.
Chômage, précarité et pauvreté envahissent le pays. Quand en 2000 le chômage atteint 20 %, des troubles sociaux se développent, comme au Mexique en 1995, en Thaïlande en 1997 ou au Brésil en 1998 : grèves dans les entreprises qui licencient, grèves générales dans certaines villes ou dans certains États brésiliens, manifestations de rues de plus en plus violentes, pillage de magasins, émeutes anti-police. (En France, le chômage des « jeunes » dans les banlieues atteint 24 %). L’armée argentine est intervenue en décembre 2001 : bilan 28 morts.
Enfin, le 26 décembre 2001, les financiers décident d’échanger leurs dollars contre des pesos. La crise monétaire argentine s’achève, comme toutes les autres crises, par une brutale spéculation. Le cours du peso est devenu flottant. 3 pesos valent un dollar. Avec cette nouvelle parité, l’économie argentine redémarre au galop, retrouvant dès 2003 une croissance de 10 %.
Le 31 décembre 1999, la France abandonne le franc et décide d’avoir une monnaie commune avec 11 pays européens. L’euro valait alors théoriquement 6,55957 francs. Mais, depuis, les coûts de production augmentent bien plus rapidement en France qu’en Allemagne. En 2007, la situation des entreprises françaises correspond exactement à celle des entreprises argentines en 1999. Elles ne sont plus compétitives. Il faut donc modifier d’urgence la parité franc-euro choisie pour l’Éternité en 1999. La solution économiquement logique serait la dévaluation du franc. Il faudrait donc sortir de l’euro, rétablir le franc en restant dans le Marché commun, et laisser le Marché déterminer la parité franc-euro. On pourrait alors annoncer sans erreur une forte reprise pour 2008.
Une telle solution permettrait de consolider le Marché Commun, car elle éviterait pour le futur de nouvelles crises. Une autre solution est « politiquement correcte », tout en étant monétairement logique. Rester dans l’euro, et remplacer les prélèvements effectués sur les entreprises par des prélèvements sur la consommation. (la fameuse TVA sociale). La « dévaluation » ainsi opérée, sera-t-elle suffisante ? De plus, pour éviter toute nouvelle crise, les coûts de production français devront impérativement ne plus dépasser les coûts allemands. Les Français en seront-ils capables ?
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Terrorisme
Le territoire iranien recèle 17 camps d’entraînement de ressortissants étrangers recrutés par Téhéran pour fomenter des troubles dans les pays musulmans.
Chiffres significatifs
Embargo > Quatrième producteur de brut, l’Iran pourrait voir sa production diminuer chaque année de 5 % à cause de la baisse des investissements étrangers résultant de l’embargo.
Rattrapage > Début 2007, le produit intérieur brut (PIB) de la Russie a rattrapé son niveau de 1990. Après la dépression des années 1990, le pays a connu six années de croissance à 6 % par an en moyenne.
Contraste > La France est désormais le premier pays de la zone euro en termes de dépenses publiques : 53,2 % du PIB, devant la Finlande.
Différence > L’excédent commercial allemand a atteint en mai 17,5 milliards e et le déficit commercial français 5,7 milliards e.
Inflation > Le prix des matières premières s’emballe. Ainsi, le cuivre est 70 % plus cher qu’il y a 2 ans ; en 2006, le zinc a grimpé de 123 % et le nickel de 160 %.
Succès > Il s’est vendu, dans le monde, 100 millions de Kalachnikov, ce fusil d’assaut inventé par le Russe qui lui a donné son nom.
Vidéosurveillance > À Paris, il y a 330 caméras de surveillance en surface, et 30 000 en sous-sol.
Pétrole > L’Afrique de l’Ouest fournit 15 % des importations de pétrole américaines. Ça pourrait être 25 % si la violence dans cette région était jugulée. C’est pourquoi les États-Unis y déploient des troupes. |
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