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Commission Attali (suite) Qui ose encore parler de démocratie ?


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Courrier - vendredi 08 avril 2011


Il existe aujourd’hui des êtres irresponsables devant le Peuple et son suffrage. Des êtres dont on tait le nom, mais qui, quelques soient les difficultés du moment, le gouvernement en place ou les alternances votées par la Nation, l’emportent toujours. Tout le monde se passionne pour le remaniement ministériel, mais il en est qui gravitent dans les coulisses du pouvoir et qui n’ont que faire de toutes ces apparences, car ils savent bien où se trouve aujourd’hui le véritable pouvoir.

Or, un système dans lequel une prétendue élite pousse son Peuple vers un choix de société qu’il refuse, sans possibilité d’en sortir ;

un système qui confisque la souveraineté nationale au profit de dogmes ;

un système qui se présente comme la seule solution viable, crédible et scientifiquement étayée ;

un système qui, non seulement refuse tout moyen d’expression à ce qui le conteste, mais, en plus, rejette d’avance tout opposition sous prétexte d’hérésie ;

Ce système là ne mérite t-il pas le nom de totalitaire ?

Bien sur, M. Attali et ses joyeux compères n’ont forcément pas tort sur tout et on ne peut que les suivre lorsqu’ils préconisent une diminution des dépenses publiques. Mais comment ne pas se rendre compte qu’ici les vraies questions ne sont que des prétextes destinés à mieux préparer de fausses réponses ? Car la voie qui nous est ici proposée – imposée devrait-on plutôt dire –, ce n’est pas celle qui mènera vers le rétablissement des finances de la France.

Aujourd’hui les magnas de l’argent, les constructions supranationales, les clientélismes locaux, le communautarisme, les syndicats, les médias et tant d’autres se sont emparés du pays et y détruisent la puissance publique. C’est d’eux que vient le problème, c’est en les abaissant, en réduisant leur pouvoir de nuisance et leur capacité à s’imposer envers et contre l’intérêt national que nous redresserons la situation de la France et par là-même son économie.

L’Histoire du monde prouve que ce n’est que lorsque l’Etat est fort que les finances sont prospères ; seuls les Etats faibles sont obligés de dilapider les deniers publics afin d’acheter le semblant d’autorité qu’ils ne possèdent plus naturellement, afin d’assurer une paix civile qu’ils sont devenus incapables de maintenir.




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