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Construire l’Europe avec Nicolas Sarkozy |
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Lance Pierre - mercredi 23 mai 2007
europe, sarkozy
Aussitôt intronisé, le nouveau Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, s’est envolé pour Berlin afin de se concerter avec Mme Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne, dans le but de relancer la construction européenne, mise en panne par les référendums négatifs de France et de Hollande.
Je me réjouis pour ma part de la détermination affichée dans cette affaire par notre nouveau Président, car l’édification d’une Europe forte et unie est absolument indispensable dans le monde actuel, désormais constitué de blocs humains d’importance économique et politique considérable : États-Unis, Chine, Inde, Panarabie, qui exercent sur l’Europe d’énormes pressions de toute nature auxquelles elle est et sera incapable de résister si elle ne parvient pas à réaliser son unité politique.
Bien entendu, il ne saurait être question d’effacer pour autant les vieilles nations historiques qui la constituent et qui sont toutes ensemble à l’origine de la civilisation planétaire. Néanmoins, les discours de « repli national » de MM. Le Pen et De Villiers sont totalement anachroniques. J’eusse été probablement de leur avis lorsque j’avais dix-huit ans. Mais le monde n’est plus ce qu’il était lorsque j’avais dix-huit ans et moi non plus.
Ces messieurs nationalistes sont donc restés manifestement très jeunes, mais, en l’occurrence et de ma part, ce n’est pas un compliment. L’Europe peut parfaitement se constituer en confédération au sein de laquelle chaque nation garderait une large autonomie. Je m’étonne d’ailleurs que Philippe de Villiers, qui est mieux placé que quiconque pour savoir que nos provinces sont de plus en plus vivantes et beaucoup plus autonomes qu’elles ne l’étaient sous les IIIe et IVe Républiques, ne soit pas capable de concevoir qu’une Europe harmonieuse puisse se construire sans pour autant étouffer les nations.
Laisser le NON à l’Europe à l’ultra-gauche
Comme le savent nos lecteurs, j’ai milité pour le OUI au projet de Constitution européenne, malgré tous les défauts de ce texte (à commencer par sa longueur démente) que je n’ai pas été le dernier à dénoncer. Mais la vie est faite de compromis et de deux maux, il faut choisir le moindre. Or, l’adoption d’une Constitution mal ficelée était préférable, à mon sens, à son rejet pur et simple. L’Europe qui se constitue aujourd’hui est loin d’être idéale, nous le savons tous. Or, quelque panache qu’il puisse y avoir à chercher la forme idéale, c’est aussi prendre le risque de n’aboutir à rien. Et comme disait quelqu’un : La femme idéale n’est pas facile à trouver, mais en attendant, on peut toujours se marier.
D’autre part, il ne faut pas oublier que le NON au projet de Constitution européenne n’a été obtenu que par la collusion contre-nature entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche, la première par refus d’une certaine dose de supranationalité, la seconde par refus du libéralisme. Que les gauchistes aient la hantise du libéralisme, cela peut se comprendre, puisque dans un système qui privilégie la libre concurrence des talents, il est bien évident que les bons à rien sont nettement défavorisés. En revanche, que les nationalistes, qui ne cessent de se poser en défenseurs de la civilisation européenne menacée, soient allés sans vergogne mêler leurs bulletins « NON » à ceux de l’ultra-gauche, dans le seul but de torpiller l’Union européenne, ne plaide ni pour leur bon sens ni pour leur bonne foi. Et je suis effaré de constater qu’ils continuent de se vanter en toute inconscience d’avoir commis cette bourde.
Je ne sais pas comment Nicolas Sarkozy compte s’y prendre pour relancer un projet de Constitution. Mais ce serait une erreur de concocter cela entre gouvernements et de l’entériner par des votes parlementaires. Le suffrage universel doit seul en décider, afin de donner au texte une légitimité indiscutable. Que l’on présente aux citoyens de France et d’Europe un texte constitutionnel court, clair, sans répétitions ni lourdeurs, qui ne traite que des principes essentiels, et qui surtout trace nettement les frontières de l’Europe, passant notamment dans le détroit du Bosphore, et je suis sûr que les électeurs le voteront majoritairement, même si quelques entêtés murés dans leurs casemates ne veulent pas lâcher leur pré carré.
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TF1
Laurent Solly, 36 ans, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, pourrait être nommé numéro trois de TF1.
Medias
LCI á Au lendemain de l’élection présidentielle, « Le Monde » a cité un invité politique d’Europe 1 disant en « off » : « Je file à LCI, je fais les deux annexes de l’UMP », pour signifier qu’il se rendait sur le plateau de l’émission « Le Monde des Idées ». Cette émission était présentée sur la chaîne d’infos du groupe TF1 par Laurent Greilsamer, rédacteur en chef du « Monde ». Jean-Claude Dassier, patron de la chaîne, l’a supprimée immédiatement de la grille des programmes. Il attend des excuses du quotidien pour, peut-être, la rétablir.
« Le Point » á Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique et éditorialiste au magazine « Le Point », a été nommée au poste de « conseiller du président » de la République.
« Nice Matin » á Georges-Marc Benamou, ancien directeur de « Globe Hebdo » et éditorialiste à « Nice Matin », rejoint l’Élysée au titre de « conseiller à la présidence ».
Présidentielle á L’élection présidentielle a profité non seulement à l’audiovisuel, mais aussi à la presse écrite. « Le Monde », « Le Figaro », « Aujourd’hui en France », « La Tribune », « Les Échos », « Libération »… ont enregistré une forte hausse de leurs ventes. Au lendemain du premier tour, les ventes au numéro ont progressé de 107 % par rapport à la moyenne mesurée les lundis précédents. Pour le second tour, la progression s’est envolée à 139 %.
« Marianne » á « Marianne » a procédé à un nouveau tirage de 100 000 exemplaires de son numéro intitulé « N’ayez pas peur », les 360 000 premiers s’étant écoulés en deux jours. |
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