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Contamination à l’E-Coli : le « bio » tue…


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Milliere Guy - mercredi 15 juin 2011

ecologie, agriculture
J’avais, au temps où je présidais l’Institut Turgot, traduit et préfacé un livre d’un chercheur américain nommé Paul Driessen : « Peurs vertes, morts noires ».
Ce livre expliquait en détail pourquoi et comment les phobies que les écologistes diffusent dans toutes les sociétés occidentales ont des conséquences meurtrières.

Driessen y notait, entre autres, le danger des éoliennes, tueuses d’oiseaux et incapables de fournir de l’électricité de façon continue et en quantité suffisante, les conséquences de la phobie du nucléaire civil pour le développement économique mondial, les effets de la diabolisation des biotechnologies agricoles sur l’alimentation, les risques importants liés aux produits dits « biologiques »
Le livre était trop politiquement incorrect, trop éloigné de la bien-pensance ambiante pour être commenté, et il ne l’a pas été. Ce qui s’y trouve expliqué reste pourtant d’actualité.

Divers pays européens continuent, imperturbablement, à s’équiper en éoliennes et, ainsi, à massacrer des oiseaux. La phobie du nucléaire a connu une nette recrudescence depuis Fukushima. Le rejet des biotechnologies agricoles est toujours important, et on ne peut plus acheter de multiples produits dans les supermarchés sans qu’ils portent l’étiquette « ga­ranti sans OGM ».

Un pays est particulièrement en pointe sur ces différents plans : l’Allemagne. Celle-ci est tout à la fois l’un des pays les plus écologistes d’Europe et l’un de ceux où le suicide démographique est le plus important. Comme si ce suicide ne suffisait pas, l’Alle­magne vient de porter un coup d’arrêt à son développement industriel en décidant d’abandonner le nucléaire civil, de peur, sans doute qu’un tsunami ne vienne frapper la Bavière !
Aucune autre source d’énergie n’étant susceptible dans les vingt ans à venir de remplacer le nucléaire civil, le pays devra vivre avec moins d’énergie et avec une énergie beaucoup plus coûteuse.

L’Allemagne vient aussi de connaître l’un des effets pervers de la vogue du « bio » et du culte de la nature pure : la cascade d’intoxications alimentaires mortelles dues à la présence d’E-Coli sur des légumes. On a d’abord incriminé le concombre espagnol, mais il semble qu’il s’agisse de soja « bio ». Il a fallu du temps pour que le mot « bio » soit prononcé.

Et il n’est même pas certain que les relations de cause à effet seront énoncées. Elles sont pourtant simples et crèvent les yeux de qui n’est pas écologiste croyant et pratiquant : ne pouvant utiliser de produits chimiques ou autres horribles procédés modernes, les exploitations agricoles « bio » utilisent de l’engrais naturel, en l’occurrence du fumier, donc des excréments. Il se trouve que l’E-Coli émane toujours des excréments. Ne voulant utiliser une eau traitée elle-même par d’horribles procédés modernes, les exploitations agricoles « bio » utilisent de l’eau sans ajouts chimiques, donc de l’eau qui, si elle a été en contact avec des excréments, peut contenir de l’E-Coli. Cela fournit au moins deux sources de contamination possibles.
Ce qui est étonnant n’est pas qu’il y ait eu intoxications mortelles, c’est qu’il n’y en ait pas davantage.

L’Allemagne et le reste de l’Europe se détourneront-ils du « bio » ? Non, bien sûr. Lorsqu’on est dans la croyance, et pas dans la connaissance, aucune leçon n’est tirée des faits. Tôt ou tard, il y aura d’autres morts. Si nous étions dans des sociétés où il est encore possible de raisonner logiquement, tout cela serait expliqué. Si tout était expliqué, on se féliciterait des avancées scientifiques.

On finirait par voir sur des étiquettes de produits dans les supermarchés : « garanti avec OGM », ou « traité chimiquement pour votre sécurité » Ces étiquettes ne verront jamais le jour.

Le nucléaire civil continuera à refluer dans tout le monde occidental. Les peurs vertes continueront à tuer ici, mais aussi ailleurs, en Afrique subsaharienne, par exemple.

L’Europe se tue elle-même. Dans quelques décennies, on en parlera au passé. Les États-Unis risquent de connaître, pour les mêmes raisons, le même sort.

Si les peurs du monde occidental en train de se tuer lui-même n’affectaient pas d’autres régions du monde, ce serait un moindre mal. On peut se tuer tout seul sans tuer les autres.

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OCDE > L’Organisation de coopération et de développement économiques dispose d’un budget annuel de 342 millions d’euros.

Vélib > En moyenne, chaque « Vélib » de Paris a été emprunté plus de 8 000 fois en 2010 et a parcouru 16 000 kilomètres !

Hadopi > Hadopi, l’autorité administrative en charge de la lutte contre le piratage sur internet, a adressé 400 000 courriels d’avertissement et 4 500 courriers recommandés en huit mois d’existence.

Trafic > 2 722 personnes ont été interpellées à Paris depuis le début de 2011, dans le cadre du « plan stups » ; 1 518 affaires de trafic ont été traitées ; et 1,2 tonne de stupéfiants a été saisie !

Énergie > En 2010, la consommation d’énergie mondiale a crû de 5,6 %.

Vieillissement > 29,5 % des Européens auront plus de 65 ans en 2060, contre 17,4 % aujourd’hui.

Pentecôte > On estime que la « journée nationale de solidarité » (qui tombait naguère le lundi de Pentecôte et qui peut désormais être n’importe quel jour de l’année, selon les entreprises) rapportera cette année 2,31 milliards d’euros.




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