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Culture ambiante et christianisme |
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Lassieur Pierre - mercredi 14 décembre 2011
Le récent voyage du Pape dans son pays d’origine a mis en évidence la diminution dramatique du nombre des catholiques allemands. Une chute comparable s’observe dans la quasi-totalité des pays occidentaux.
D’autre part, diverses revendications avaient précédé l’arrivée du Pape : mariage des prêtres, ordination des femmes, possibilité pour les divorcés remariés de communier, possibilité pour les protestants d’accéder à la communion catholique…
Ces revendications ne sont pas à mettre toutes sur le même plan. Le célibat des prêtres, par exemple, est une très ancienne obligation en Occident, mais l’ordination d’hommes mariés ne serait pas, pour autant, contraire à la morale. En revanche, l’adultère, souvent lié au divorce, est, et restera, un péché.
Quelles sont les causes de cet effondrement du catholicisme ?
On peut dire que la diminution de la pratique provoque la diminution de la foi et qu’en retour, la diminution de la foi provoque la diminution de la pratique.
Il faut avouer que les conditions de vie au XXIe siècle sont défavorables. Le dimanche matin, des foules énormes émigrent vers les campagnes au lieu d’aller à la messe. Chaque jour, la surinformation véhiculée par les médias favorise la distraction et empêche la méditation. Quant au cas particulier des prêtres, le sacerdoce correspondait jadis pour eux à une élévation sociale, ce qui n’est plus le cas.
Nous ne sommes là, toutefois, qu’à la surface des choses.
Le christianisme a 2 000 ans. Or, jusqu’au XVIIe siècle, ce qui était ancien était généralement respecté en tant que tel. Depuis le XVIIIe siècle, les approbations se sont déplacées vers le moderne. Le progrès scientifique a joué un rôle considérable dans cette évolution. Il a suscité une critique impitoyable des Évangiles, accusés d’invraisemblance à cause des nombreux miracles.
Enfin, la philosophie héritée du siècle dit « des lumières » et la littérature ont exercé une influence extrêmement nocive. En effet, un grand nombre de romanciers ont écrit dans le seul but de résoudre leurs propres problèmes psychologiques, d’où le caractère morbide et négatif de leurs œuvres. Gide a affirmé qu’on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ouvrons les yeux : la littérature enseignée dans nos lycées ne laisse qu’une place infime au christianisme. La plupart des grands écrivains ne sont, comme leurs œuvres, que des ordures morales. Quel enrichissement spirituel peut-on attendre de Flaubert, Maupassant, Zola et de leurs émules du XXe siècle, Sartre en tête ?
Aucun. Le plus extraordinaire est que certains journaux catholiques manifestent une prédilection pour des écrivains aussi éloignés du christianisme que Céline ou Camus. Si l’on excepte Chateaubriand et Claudel comme écrivains de première grandeur, le public cultivé est donc immergé à peu près en permanence dans le plus complet anti-christianisme. C’est notre fameuse culture dont nous sommes si fiers. Dans ces conditions, comment s’étonner que décline le christianisme, objet de tous les sarcasmes ?
Face à une telle tourmente, l’Église adopte plutôt une position de repli. Cela se voit dans les sermons. Ils sont généralement d’ordre moral ou social ; ils vont rarement au fond des choses, à la recherche des fins dernières, à l’existence du monde invisible. Or, c’est un point crucial. S’il n’y a pas de vie après la mort, mangeons et buvons, comme dit saint Paul, la religion (quelle qu’elle soit) n’a plus aucun sens.
Prenons l’exemple de la multiplication des pains : le prédicateur va choisir comme thème principal le partage, qui est aussi le thème principal des socialistes, en grande majorité athées. Le candidat Hollande n’a-t-il pas déclaré, quand on lui a demandé s’il était croyant : « Je crois en l’humanité ».
Il faudrait donc, non seulement prêcher le partage, ce qui est bien, mais aussi le caractère extraordinaire de la multiplication. C’est là que, confrontés au divin, nous sommes obligés de nous demander si nous ne sommes pas victimes de notre imagination. Or, il existe d’excellents arguments dans l’histoire du catholicisme pour prouver que la multiplication s’est réellement produite.
Malheureusement, la plupart des sermons semblent faits pour conseiller aux fidèles d’être bien gentils, non pour convertir. Il y a des changements à opérer dans la formation des prêtres. Quand une machine marche mal, il faut la réparer !
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France 3
Le 5 décembre, le premier numéro de « Place publique », émission présentée sur France 3 par Patrick Poivre d’Arvor, sur le thème « Les Français face à la crise », a réalisé 7,3 % de part d’audience, réunissant environ 2 millions de téléspectateurs.
Medias
Foot > Les droits de retransmission télévisée de la Ligue des champions ont pratiquement doublé pour la période 2012-2015 : alors que, pour la précédente période, l’UEFA avait empoché 56 millions d’euros, les droits devraient atteindre, cette fois, la centaine de millions, grâce notamment à l’arrivée de la chaîne Al-Jazeera Sports, dirigée par Charles Biétry. Cette dernière devrait commencer à émettre au printemps prochain, mais elle a déjà ravi quatre des cinq lots de retransmission, soit 133 matchs de la Ligue des champions, en mettant sur la table 60 millions d’euros.
Presse télé > La presse télévisée reste la principale famille de la presse magazine : au cours de l’année 2010, près de 750 millions d’exemplaires des différents titres payants ont été vendus.
Sites > 2,15 millions de sites Internet se terminent en «.fr». Ce qui correspond à une augmentation de 300 000 au cours des 12 derniers mois.
RTR > La régie publicitaire RTR (Régie Télés Régions), créée en 2010, et présidée par Jacques Hardoin, par ailleurs directeur général de la chaîne de télévision locale Wéo (diffusée dans la région Nord-Pas de Calais), fédère actuellement une trentaine de chaînes de télévision locales, réunissant autour de 800 000 téléspectateurs quotidiens. La régie RTR a réalisé pour son premier exercice un peu plus de 3 millions de d’euros de chiffre d’affaires brut. |
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