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Curieux silences sur la réalité démographique


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Evrard Michel - mercredi 16 février 2011

demographie
Le samedi matin, France-Info diffuse une émission destinée à sensibiliser les en­fants sur tel ou tel aspect de la société. Sa­medi 22 janvier, c’était « La démographie ex­pliquée aux enfants ».

Un certain Gilles Allais a d’abord indiqué que la France venait de dépasser les 65 millions d’habitants, avec une augmentation annuelle de 300 000 à 400 000 individus. Il a alors précisé que cette augmentation était due à la natalité et à l’allongement de la durée de vie. Rien, absolument rien, sur le poids de l’immigration dans l’augmentation de la population. Pourtant, Éric Besson, alors en charge de cette question, a souvent répété en 2010 que 170 000 étrangers étaient entrés sur notre territoire, en 2009.

Quelles raisons peuvent amener ce « démographe » à cacher une pareille vérité ? Il n’est pas le seul. On n’entend pas beaucoup les parlementaires sur ce sujet. Pourtant, ils devraient se lever comme un seul homme, pour dire que l’immigration est aujourd’hui une catastrophe et qu’il faut absolument y mettre fin. Seuls, les partis de la droite patriotique essaient de sensibiliser l’opinion à ce danger. Mais quand l’un de leurs leaders ose parler, qui d’invasion, qui de colonisation, ce qui n’est pas vraiment faux, toute la classe politique lui tombe dessus à bras raccourcis. L’immigration coûte, chaque année, des dizaines de milliards d’euros aux contribuables. On parle de 38 milliards. Curieu­sement, aucun homme politique ne vient infirmer publiquement ce chiffre.

Prenons la crise du logement : elle ne vient que de l’afflux des étrangers. Sinon, la France serait dotée, depuis longtemps, d’un parc de logements suffisant. La concurrence qui en découlerait bénéficierait aux acquéreurs, comme aux locataires et des milliers d’hectares de terres agricoles auraient été sauvegardés.
Quand il s’agit de faire du tapage pour faire baisser tel parti dans les sondages, tout est bon. En revanche, quand des chiffres révèlent l’étendue du désastre, c’est le silence radio. Peut-être, parce que cette manne qui sort de nos poches n’est pas perdue pour tout le monde…

Comme l’émission est destinée aux enfants, un jeune interlocuteur posait à Gilles Allais des questions – toutes préparées d’avance, évidemment. Je rapporte les échanges, en substance. L’enfant lui a demandé combien on serait en France, dans 50 ans. Réponse : « Entre 75 et 100 millions ». Question suivante : « Pourra-t-on nourrir tout ce monde ? » Réponse : « Bien sûr ! La France dispose d’un espace suffisant, pour accueillir et nourrir cette population ». Faux, archi-faux. Sans l’utilisation annuelle de huit millions de tonnes d’engrais artificiels (importés) et les soixante mille tonnes de produits phytosanitaires (importés), nos récoltes seraient immédiatement divisées par trois, voire quatre, parce que nos terres sont appauvries par 50 ans de surexploitation. D’autre part, nous importons 70 à 80 % de l’alimentation pour le bétail. Voilà à quoi tient notre puissance agricole. Nos exportations de produits agricoles sont aussi artificielles que nos cultures et nos élevages. C’est un château de cartes qui peut s’effondrer à tout moment.

Nous ne sommes ni en Tunisie, ni en Égypte. Cependant, refuser de reconnaître la gravité des problèmes et refuser d’appliquer les remèdes évidents qui s’imposent, relève bien d’une sorte de dictature, celle de la lâcheté, qui aura à terme les mêmes conséquences qu’une dictature aveugle et brutale, quand le peuple n’en pourra plus.

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En bref
Débat
«Un parti politique qui ne lance pas de débats, c’est comme un commerçant qui n’a rien dans sa vitrine !»
Nicolas Sarkozy

SIC
Immigration «Le problème de l’immigration vient essentiellement du continent africain. Il faut donc qu’on puisse l’aider pour qu’il se développe. Mais avec des idées, pas des valises de billets !»
Louis Aliot, vice-président du FN

Peine de mort «Le fait d’exclure la peine de mort des réponses à un certain nombre de délits me semble une position assez facile.»
Robert Ménard, fondateur
de Reporters sans frontière

Héritiers «Nous sommes tous les héritiers de François Mitterrand. La France entière l’est d’ailleurs.»
Jack Lang, député PS

DSK (1) «Si Strauss-Kahn est si haut dans les sondages, c’est parce qu’il fait le plein des voix à gauche. Je ne crois pas que l’électorat radical lui tournerait le dos. Aujourd’hui, la gauche est plus réaliste. Elle veut le départ de Sarkozy et DSK est le mieux placé pour le battre !»
Jean-Marie Le Guen, député PS

DSK (2) «Mon sentiment personnel, c’est que Domini­que Strauss-Kahn souhaitera être candidat et que, s’il est désigné, il a de bonnes chances d’être élu président.»
Laurent Fabius

Impôts «Aucun homme politique n’aime accroître les impôts, mais j’ai hérité du précédent gouvernement une situation chaotique !»
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britannique des Finances

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