actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

D’Alger à Gaza: le drame de l’évacuation


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
0 VOTES
224 LECTURES

Sadot Philippe - dimanche 11 septembre 2005


Certains ont comparé l’évacuation de Gaza par Israël avec ce qui s’est passé il y plus de quarante ans en Algérie. Si quelques points sont similaires, nombreuses sont les divergences.
Un des premiers points communs, sans doute le plus pénible, car vécu dans la chair, est la perte d’une terre, d’un passé, d’un avenir…
Une seconde similitude réside dans la personnalité des deux protagonistes ; tous deux ont été général, ont joué un rôle déterminant dans l’Histoire de leur pays, le général De Gaulle lors de la défaite de 1940, le général Sharon lors de la guerre du Kippour en octobre 1973.
Parallèlement, le choix d’abandonner les territoires est aussi d’ordre politique: pour De Gaulle, l’Algérie était un poids mort pour la métropole : - financier l’empêchant de profiter pleinement des Trente Glorieuses ; - diplomatique : la vision d’une France coloniale était préjudiciable à la politique européenne et mondiale de Paris ; - militaire : l’Armée d’Afrique ne correspondait plus à celle de l’ère atomique chère au président De Gaulle, et raciale : l’intégration complète de plus de huit millions d’Arabes était impensable pour le gouvernement français de l’époque.
Nous retrouvons les mêmes problématiques pour Jérusalem. L’Intifada judicieusement exploitée par l’Autorité Palestinienne a terni aux yeux du monde la politique israélienne; les coûts financier et humain étaient trop importants par rapport aux bénéfices : mettre les Palestiniens et les pays arabes devant leurs responsabilités, se débarrasser de la tutelle de
1,5 millions d’Arabes, en terminer avec le malaise qu’a connu Tsahal dans la Bande de Gaza.
Autre point commun : la médiatisation qui couvre ces événements tragiques.
Enfin, l’indifférence de certains compatriotes à l’égard des exilés : les fanatiques religieux ont remplacé les colons exploiteurs de la Mitidja… ainsi ils sont moins à plaindre!
Cependant, en des circonstances similaires, les politiques utilisées par Paris et Jérusalem sont opposées.
Administrativement, l’Algérie d’avant 1962 n’est pas comparable avec la bande de Gaza d’avant 2005 : conquise dès 1830, partie intégrante à la métropole dès 1848, l’Algérie française est constituée de douze départements, avec des députés siégeant au Palais Bourbon. Par contre Gaza, avec ses 8 000 Israéliens face à
1,5 millions de Palestiniens n’a jamais été annexée par Israël ; conquise sur l’Égypte en 1967, tout comme le Sinaï, elle a permis aux Israéliens de mettre un terme aux incursions des terroristes de l’OLP jusqu’à la première intifada de 1988.
Bien que l’évacuation des colons soit déchirante, elle n’est pas comparable à celle de nos compatriotes d’Algérie. Le Premier ministre Sharon a clairement averti que toute action belliqueuse contre un Israélien serait châtiée avec la plus extrême dureté, les colons seront relogés au frais de l’État, les forces de police et l’armée, bien qu’agissant parfois avec fermeté n’ont pas utilisé des moyens létaux. Pouvant apparaître dérisoires, les excuses du gouvernement de Jérusalem n’en demeurent pas moins symboliques. Or, on sait que dans tout drame historique, un symbole fort est important. En 1962, la situation fut totalement différente : l’indifférence, voire le mépris de De Gaulle pour les pieds-noirs, les harkis et l’Armée se sont concrétisés par des massacres légalisés par l’inaction gouvernementale de l’époque : l’interdiction de ramener en métropole nos harkis sous peine de sanction, le renvoi de certains dans les ports algériens désormais sous la houlette du FLN ont conduit aux pires exactions; les directives écrites de Louis Joxe de ne pas intervenir après la proclamation de la république algérienne le 2 Juillet 1962, a conduit à la disparition de plus de 3000 Oranais. La tuerie de la Rue d’Isly à Alger par l’armée française, l’utilisation de l’aviation française contre les quartiers de la ville tenus par des combattants de l’OAS sont encore des exemples aux antipodes de la politique israélienne.
Similitudes, divergences. Ces deux abandons de territoires n’en sont pas moins un véritable drame : division de la société dans les deux pays.  La résistance des colons n’a pas été davantage suivie en Israël que l’avait été l’OAS dans son bras de fer avec De Gaulle.
Mais qui se souvient en France que l’Algérie fut française trente ans avant Nice?
Qui se souviendra des 8 000 colons du territoire de Gaza dans 43 ans ?

14 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
DÉCÈS

Sur l’ensemble de la population mondiale, 33% des décès sont liés à une maladie cardio-vasculaire, 25% à une maladie infectieuse, 15% à un cancer, 11% à un accident et 15% à une autre cause…


 

 




Plan du site