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D’Aubry à Sarkozy : l’inflation tue les entreprises |
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Trémeau Bernard - jeudi 04 mars 2010
inflation, allemagne
Actuellement, pour beaucoup d’économistes français, il serait bon que la Banque centrale européenne laisse monter l’inflation pour relancer l’économie. Ils croient encore à l’efficacité de la relance par augmentation de la masse monétaire. Malgré une quinzaine d’échecs depuis 60 ans…
Ils feraient bien avant de prendre une décision de consulter sur internet les magnifiques courbes établies par Jean Pierre Chevallier et de lire les commentaires qui les accompagnent.
Au départ, l’excès de liquidité pousse les consommateurs à acheter, c’est évident et on croit que ça marche. Mais, immédiatement, les prix montent. Et il faut dans un deuxième temps prendre des mesures pour s’opposer à cette inflation par excès de liquidités. Le chômage apparaît. En plus, avec le Marché commun, la relance serait plus forte à l’étranger qu’en France.
Pour relancer l’économie, la Banque centrale européenne (la BCE) ne doit surtout pas adopter une politique laxiste et inflationniste. Elle doit continuer à faire efficacement ce qu’on lui a demandé de faire : maintenir l’inflation en dessous de 2 %. Elle sait d’ailleurs parfaitement le faire. Ainsi l’inflation ne réduira pas de plus de 2 % le pouvoir d’achat des Européens.
Pour relancer l’économie, les gouvernements européens, et le gouvernement français tout particulièrement, doivent par contre réduire les interventions inflationnistes qu’ils imposent à l’économie. Quand un gouvernement réduit ses interventions inflationnistes, la banque centrale n’a plus à s’opposer à cette inflation d’origine gouvernementale. Elle peut donc réduire ses taux courts. C’est-à-dire rendre le crédit moins coûteux. Les consommateurs achèteront plus de voitures ou de maisons. Surtout, les entreprises disposeront de plus de capitaux pour investir (puisqu’on leur prendra moins d’argent par les impôts et qu’on leur offrira un crédit moins coûteux). Ce sont ces investissements qui font que la France est devenue un pays développé et riche.
L’inflation par les coûts d’origine gouvernementale ne compromet pas la compétitivité des entreprises nationales quand le marché n’est que national et entouré de solides barrières douanières. Par contre, quand un marché commun est instauré et quand les barrières douanières sont supprimées, il est évident que les entreprises du pays qui a une forte inflation par les coûts ne sont plus compétitives par rapport à celles du pays qui a une petite inflation par les coûts.
La France a choisi en toute liberté avec des pays européens de créer le « serpent monétaire européen » le 21 mars 1972, un marché commun pratiquement sans dévaluation possible. L’inflation par les coûts est nettement inférieure en Allemagne. Les entreprises françaises sont mises en difficulté. Finalement la France quitte le « Serpent » le 15 mars 1976. C’est un échec total.
Et on recommence le 13 mars 1979 en créant le système monétaire européen (le SME). Les politiques au pouvoir veulent la monnaie commune. L’euro démarre en 1999.
Les gouvernements allemands réduisent au fil des ans les contraintes économiques qui augmentent les coûts de production de leurs entreprises. Ainsi, en 2002, le chancelier Schröder supprime les charges sociales payées par les entreprises allemandes et les remplace par une « TVA sociale ».
Les gouvernements français, eux, au fil des ans, font exactement le contraire. La loi Aubry contraint, par exemple, en 1998 les entreprises françaises à payer leurs salariés qui travaillent 35 heures autant que s’ils travaillaient 39. Ou, en 2009 avec la taxe carbone, on veut obliger les entreprises françaises qui émettent du carbone à payer une nouvelle taxe.
Ainsi, tout le tissu industriel de la France fond comme neige au soleil. Les entreprises ferment les unes après les autres. Elles déposent leur bilan ou délocalisent.
Une entreprise sans client met ses salariés au chômage. Les salariés vivent au quotidien avec leur famille cette non-compétitivité savamment entretenue. Ils en rendent à juste titre le choix de l’euro responsable.
Il est tout à fait normal que 69 % des Français veuillent aujourd’hui revenir au franc.
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Crédit municipal
En 2009, du fait de la crise économique, le Crédit municipal de Paris a accepté le chiffre record de 55 400 objets, d’une valeur totale de 43,8 millions d’euros, en guise de gages pour des crédits temporaires à la consommation !
Chiffres significatifs
Carburant > Fin janvier, la consommation de carburant par les automobilistes français avait reculé de 7,6 % par rapport au début du mois de février 2009…
Revenu > En 2006, 50 % des ménages français ont gagné moins de 27 150 euros nets.
Cambriolages > 3,9 millions de foyers ont été cambriolés en 2008. Et il paraît qu’il faut s’en réjouir, puisqu’il s’agirait d’une baisse (ils étaient 4 millions en 2007) !
Budget > Le budget 2010 de la ville de Paris s’élève à 7,4 milliards d’euros, en hausse de 2 % par rapport au budget 2009.
Pêche > La France compte 1,4 million de titulaires de la carte de pêche, dont 160 000 de moins de 18 ans.
Vieillesse > Au début de l’année 2007, 599 000 personnes bénéficiaient du minimum vieillesse. Soit 4,5 % des personnes âgées de plus de 65 ans. La moyenne d’âge de ces allocataires s’élevait à 76,4 ans.
Mobiles > On estime qu’à la fin de l’année 2010, le monde comptera 5 milliards de clients pour la téléphonie mobile (contre 4,6 milliards à la fin 2009).
Distributeur > On compte quelque 50 000 distributeurs automatiques de billets répartis sur l’ensemble du territoire français. Chacun d’eux peut contenir jusqu’à 150 000 euros en espèces… |
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