Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

DSK, le pourrissement des élites et le déclin français


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
28 VOTES
773 LECTURES

Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 31 août 2011

dsk
Le 23 août dernier, le procureur de New York, Cyrus Vance, a décidé d’abandonner les poursuites à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn, accusé de viol.

Selon lui, les mensonges successifs de la plaignante, Nafissatou Diallo, rendaient impossibles de convaincre un jury « au-delà de tout doute raisonnable », selon l’expression consacrée du droit américain.
C’est sans doute vrai. Mais cet abandon est une mauvaise nouvelle.

Quelle que soit la version réelle des faits – que nous ne connaîtrons probablement jamais –, une très large partie de l’opinion publique, américaine et française, retiendra de ces quelques mois de procédures ce simple fait : si vous avez quelques millions de dollars à mettre sur la table, vous pouvez tout vous permettre !

Entendons-nous bien. Je trouve excellent que la justice soit capable de résister à la pression médiatique et que l’on évite ainsi le lynchage. Si les preuves du viol n’étaient pas réunies, il fallait effectivement relaxer Strauss-Kahn.
Il reste que ce fait divers élargit encore davantage le fossé qui sépare les citoyens « normaux » des « élites ». Et qu’il montre un niveau effarant de pourrissement desdites « élites ».

Car, enfin, imaginons par hypothèse, qu’il n’y ait pas eu viol. Il y a eu, au moins, un rapport sexuel d’une violence inouïe, avec une personne parfaitement inconnue. Que cela ne soit pas du ressort du Code pénal, je le veux bien. Mais les dirigeants ne sont-ils pas censés être exemplaires ? Et, sans même parler de morale, cet homme faisait la démonstration d’une remarquable absence de maîtrise de lui-même. Et, bien qu’il soit aussi soumis à ses pulsions, il aurait manqué de peu, si nous en croyons les gazettes, la magistrature suprême !
Mais le niveau de pourrissement des prétendues « élites » est également visible à un autre niveau.

Regardez les réactions des « camarades » du sieur Strauss-Kahn. Ce parti, qui prétend lutter pour les « minorités », a abominablement traîné dans la boue cette malheureuse (pourtant, femme et immigrée, donc, selon les canons de la post-modernité socialiste, doublement « opprimée »), pour défendre un homme, dont le moins que l’on puisse dire, est qu’il n’était pas privé de soutiens.

Il faut singulièrement manquer de sens de la mesure pour évoquer le calvaire de Strauss-Kahn, sans un mot pour cette femme qui a peut-être été violée, et qui, à tout le moins, a été traitée, disons cavalièrement, par un représentant de l’hyper-classe.
Cette gauche caviar ne se rend-elle donc pas compte qu’elle est totalement discréditée ? Comment peut-elle s’étonner que les ouvriers l’aient abandonnée au profit du FN ?

Mais c’est tout simple, « camarades ». L’ouvrier n’est peut-être pas aussi malin que vous. Mais il vous méprise cordialement. Et il a bien raison ! Comment prétendre diriger un pays quand on est incapable de se diriger soi-même ? Et comment garantir un « ordre juste », comme dirait Mme Royal, si l’on défend une justice pour les puissants et une autre pour les faibles ?
À vrai dire, je ne serais pas hostile, pour ma part, à cette justice à deux vitesses. Mais, dans mon esprit, il serait normal que ces puissants soient soumis à de plus hauts devoirs et à une justice plus exigeante.

Lisant les journaux, on croit contempler la fin de l’empire romain. Un pays qui ne croit plus en lui-même. Des « élites » débauchées. La grande braderie de la citoyenneté romaine au profit d’étrangers. Des mots qui ne veulent plus rien dire (avez-vous remarqué que les hiérarques socialistes disaient de DSK qu’il était un « séducteur », mais, en l’occurrence, c’est « érotomane » qu’il faut dire : qui peut croire qu’il ait tenté quoi que ce soit, de l’invitation à dîner à l’offrande d’un bouquet de fleurs, pour séduire la fameuse « soubrette » !)…

Sans parler des émeutes, nouvelles révoltes de Spartacus. Émeutes pour lesquelles je n’ai aucune sympathie. Dont je crois nécessaire de châtier sévèrement les meneurs. Mais que je comprends trop bien, hélas !

Les dirigeants du pays montrent, en effet, l’exemple de la malhonnêteté, de la débauche, du mépris de la loi (qu’ils ont eux-mêmes rédigée, à la différence des émeutiers), du rejet de la justice et de l’ordre… Comment voulez-vous que des malheureux n’ayant plus grand-chose à perdre ne suivent pas cet exemple funeste ?

Tant que de tels démagogues, soumis à leurs pulsions les plus basses, indifférents au sort de leurs semblables comme à la grandeur nationale, gouverneront – et se coopteront –, nous ne sortirons pas de la spirale du déclin. Strauss-Kahn est, hélas, emblématique de cette caste dirigeante qui se croit tout permis, qui ne se reconnaît aucun devoir… et dont il est urgent de se débarrasser !

15 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site