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De la « droite » française et de l' « Affaire Livry »


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Livry Anatoly - vendredi 17 juin 2011

droite
Ce serait un vrai défi pour un historien contemporain que d'analyser ce qu'est devenue la droite en France après la disparition de facto de l'Action Française et – puisqu'en politique, il faut toujours une personnalité – après le départ de Charles Maurras. La réponse que j'apporte à cette proposition dans mes travaux parus pour l'instant – fait significatif – uniquement en Russie est la suivante : depuis la mort de François Mitterrand, il n'y a plus du tout d'homme politique de « droite » en France, et ceux qui se disent appartenir à celle-ci sont dépourvus de toute dextérité doctrinale. Ainsi, hormis quelques excitations – des provocations mal-à-propos –, aucun mouvement civique français ne parvient à serrer les rangs, telle la phalange grecque, face à la multitude peu organisée mais submergeante du sinistrum. Durant les dernières décennies, l'on a parfaitement su travailler les failles psychiques de ceux qui se disent héritiers de Maurras, parvenant à développer en eux une peur qui, dans nos sociétés actuelles d'une complexité inutile voire nuisible, devient une véritable paranoïa. Notre brave « droite » se doit bien sûr de la cacher et c'est sous une très fine couche d'arrogance qu'elle s'efforce de dissimuler ses réflexes d'une bête apeurée. Un lâche orgueilleux, voilà ce qu'est actuellement tout Français de « droite », confondant, influencé par un environnement où règne l'inculture, ces deux notions : l'orgueil, caractéristique des esclaves, et l'honneur.

La « droite » post-maurrassienne s'est déshonorée. Et même son dernier symbole défunt, Maurras, est devenu un objet de marchandise commercialisé parmi les siens – ainsi, l'on est sûr que ce sont les héritiers de la boutique familiale qui recevront des revenus faibles mais bien assurés.

Une campagne de calomnie acharnée

Cependant, si nos bourgeois bloyens post-maurrassiens oubliaient un peu les intérêts de leur négoce et s'adressaient à des psychiatres habiles pour guérir de leur paranoïa omniprésente, il serait possible de faire réellement revivre la pensée de Maurras, la faisant passer par une tierce culture – par exemple russe – afin de faire rentrer Maurras en France sur un cheval blanc comme, il y a deux décennies à peine, le fit Soljenistyne de son exil nord-américain. Bien sûr, la doctrine de Maurras devenant accessible à tous, les PMU familiales post-maurrassiennes, se détestant mutuellement, perdraient leur faible – et peut-être unique – source de revenus.

L'« Affaire Livry » que j'enseigne sans gêne aucune dans mon université de Nice – Sophia Antipolis est une illustration parfaite de la lâcheté orgueilleuse de la « droite ». Ayant repoussé, lors de mon enseignement à la Sorbonne, le harcèlement sexuel d'une « professeure » de russe, mon oeuvre littéraire et scientifique a été victime d'une campagne de calomnie acharnée perpétrée par tout un clan de slavistes utilisant, pour m'éloigner des universités, des éditeurs et des médias, le nom de cette même Sorbonne et m'accusant moi, juif, petit-fils de victimes de l'Holocauste d'« antisémitisme » (1) ! Où que j'apparaissais à l'étranger ou en France, googlelisé sur-le-champ, le média ou l'éditeur hôte recevait un coup de fil de « professeures » enragées venant de cette université connue comme étant de « droite » et exigeant qu'on taise mon ouvrage, Nabokov le nietzschéen, politiquement peu correct paru chez « Hermann » (2).

C'est ce qui s'est passé sur une radio de « droite », Radio Courtoisie, dont les patrons d'émission, mes anciens collègues de cette même Sorbonne, devraient, logiquement, protéger leur liberté d'expression de « droite ». Au contraire, ceux-là ont fui la radio, ce qui a permis de dénigrer publiquement cette image d'un média de « droite » et de me fournir un exemple parfait de cette lâcheté arrogante pour mon enseignement, deux heures par semaine, à l'université de Nice et lors de mes conférences dans le monde entier.

Anatoly Livry

enseignant à l'Université de Nice – Sophia Antipolis, lauréat du prix littéraire Marc Aldanov (New York).

  1. )  http://www.les4verites.com/L-Antisemitisme-denonce-a-Paris-IV-Sorbonne-2677.html



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