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Débattre de l’islam sans tabou


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Milliere Guy - jeudi 11 février 2010

islamistes, livres
Les débats qui se déroulent en France ces temps derniers sur l’islam dénotent essentiellement un refus de regarder la réalité en face.
D’abord, parler d’islam de France n’a aucun sens, pas davantage que de parler d’islam du Royaume-Uni ou du Luxem­bourg. L’islam est pluriel, éclaté, sans autorité religieuse suprême, où que ce soit dans le monde contemporain. Cette pluralité est transnationale et repose sur des repères eux-mêmes transnationaux.

Ensuite, s’il est exact que la grande majorité des musulmans vivant dans les pays occidentaux ne créent aucun problème et sont intégrés, il n’en reste pas moins qu’existe au sein des populations musulmanes en Occident une frange radicale œuvrant à un prosélytisme zélé. Et cette frange n’est pas dénoncée par la majorité, mais elle avance par l’intimidation et recrute des militants.

En outre, cette frange peut se révéler dangereuse, car porteuse d’intentions destructrices qui peuvent mener au terrorisme. Et, surtout, cette frange peut s’appuyer sur l’islam tel qu’il est : celui-ci est porteur de blocages et de dogmatismes incompatibles avec les valeurs fondamentales des sociétés ouvertes dans des domaines cruciaux tels que la liberté individuelle, l’égalité de droit, la libre entreprise, la possibilité de changer de religion, ou le recours à la critique…

Enfin, on ne peut ignorer le fait que le monde musulman est constitué de sociétés imprégnées de ces blocages (ce qui explique pourquoi elle est la zone de la planète la plus sinistrée en termes de développement économique, politique, culturel et éducatif), ni le fait que ce même monde musulman est aussi aujourd’hui dans une position offensive.

Les désaccords qui traversent le monde musulman s’effacent, lorsqu’il s’agit d’exercer une influence commune, de faire pression en bloc ou d’infiltrer. L’Organisation de la Conférence Islamique prend des positions monolithiques au sein du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et d’autres institutions. Et on doit noter que les cinquante-sept pays qui en sont membres œuvrent pour qu’une conception islamique globale du monde puisse se propager et s’implanter.

La seule attitude tenable, dans ces conditions, est de ne pas transiger d’un iota sur les valeurs dont je parlais plus haut
, de voir que, derrière la burqa ou le voile, avance un sinistre cortège de mariages forcés, d’agressions, d’incitations à la censure, à la haine et à la discrimination, et, bien sûr, de débattre ouvertement et sans tabou des blocages inhérents à l’islam et des graves problèmes de développement humain dans le monde musulman.

Il faut aussi, cela va de soi, ne rien céder, jamais, dans les institutions internationales. Adopter une autre attitude relève de la soumission et constitue une trahison de l’esprit même des sociétés ouvertes.

Plusieurs livres récemment parus pourraient contribuer à permettre de définir cette attitude. J’en citerai trois ici, sur lesquels je reviendrai dans les mois qui viennent. Le premier est disponible en français : il s’appelle « Anatomie d’un désas­tre ». L’auteur est un spécialiste du renseignement qui a choisi pour pseudonyme Enyo : nom d’une déesse de la guerre dans la mythologie grecque. « Nous restons comme désarmés face aux guerriers de l'islam » est-il noté dans l’introduction. « À leur projet cohérent et globalisant répondent l'aveuglement et la dispersion des puissances occidentales ». Le texte est rigoureux et précis, inquiétant. Dirai-je que c’est un livre indispensable ? Oui.

Les deux autres livres sont en anglais, et ne seront sans doute jamais traduits, raison de plus pour en parler. L’un est « Reflections on the Revolution in Europe » de Christopher Caldwell : la question qui s’y trouve posée est celle de savoir si l’Europe peut survivre avec, en son sein, une population porteuse de valeurs qui ne sont pas celles des sociétés ouvertes. Caldwell répond par la négative, et les explications qu’il donne ne peuvent être prises à la légère. L’autre a été écrit par l’une des femmes les plus courageuses que je connaisse, Wafa Sultan, et s’appelle « A God Who Hates » (Un dieu qui hait). Wafa Sultan vient de l’islam. Elle est passée de l’autre côté du miroir. Elle analyse. Elle parle de ce qu’elle a vécu et de ce qu’elle vit. Aujourd’hui.

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En bref
M6
En 2009, malgré un repli de 8 % du chiffre d'affaires publicitaire (605,6 mil­lions d'euros pour l’année), le groupe M6 a connu une hausse de 1,6 % de son chiffre d’affaires, qui a atteint 1,376 milliard.

Medias
Thématiques > Entre 2001 et juin 2008, les chaînes de télévision thématiques sont passées de 31,2 % de parts d’audience à 38,4 %…

TNT > On estime qu’à la fin 2011, 95 % des foyers français auront accès à la télévision numérique terrestre (contre 35 % en 2005).

NRJ > Le groupe de médias NRJ a connu une hausse de 1,8 % de son chiffre d'affaires en 2009 (pour atteindre 330 millions d'euros), malgré une forte baisse du pôle « musique et événementiel » (baisse de 15,7 % pour s’établir à 234,7 millions). La télévision a, en revanche, fortement progressé (75,6 % de hausse à 25 millions d’euros), de même que la diffusion (15 % de hausse à 24,7 mil­lions d’euros).

Quotidiens > Après une baisse de leur diffusion payée de 2,4 % en 2008, les quotidiens français d’information ont connu une nouvelle baisse en 2009 (3,5 %), pour atteindre une diffusion pa­yée moyenne de 1,53 million d’exemplaires. « Le Figaro » (314 947 exemplaires payés) est en tête, devant « L’É­quipe » (303 305 exemplaires), « Le Monde » (288 049 exemplaires), « Aujourd’hui en France » (183 571 exemplaires), « Les Échos » (121 357 exemplaires), « Li­bé­ration » (111 584 exemplaires), « La Croix » (95 130 exemplaires), « La Tribune » (67 295 exemplaires), « Fran­ce Soir » (22 722 exemplaires) et l’« Inter­national Herald Tribune » (20 604 exemplaires payés en France).




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